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  • QUELS VINS SUR UN CHAPON ?

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    Chapon truffé en pot-au-feu

    Chapon en camail violet

     

    Chapon farci

    Chapon farci aux truffes

     

    Chapon braisé au vin rouge et gratin de céléri

    Chapon rôti aux pommes farcies au lard

     

    Chapon farci aux champignons

    Chapon aux pommes et aux marrons

     

    Chapon rôti

    Chapon rôti à l'italienne

     

    Chapon rôti farci aux marrons

    Chapon au pot et sauce au foie gras

     

    Chapon

    Chapon farci au potiron

  • CHACUN AVEC SA PROPRE SPECIFICITE, LES 16 GRAVES DONT ON A DU MAL A SE PASSER

     

    682.jpgChâteau La BLANCHERIE

     Monte en grade dans le Classement. Une propriété de 22 ha de vignes, reprise par la famille Fray-Bonnac. Sol et sous-Sol : gravesargilecalcaire. Conduite raisonnée du vignoble, absence de désherbant chimique, travail mécanique des Sol et tonte.
    L’existence et la renommée du domaine se retrouve dès le XVIIIe siècle non seulement parce que Montesquieu et sa nourrisse côtoyaient la propriété, mais aussi grâce aux frères Labadie. C'est depuis le XXe siècle que la famille Coussié-Braud a été fidèle à ce terroir d'exception pendant quatre générations, et ce jusqu'en 2013, quand la famille Fray-Bonnac a repris le flambeau. A 48 ans, en effet, Jean-Bernard Bonnac a saisi, en Juillet 2013, l'opportunnité de réaliser un rêve de toujours et toute sa famille contribue à le concrétiser. Cet aboutissement est la rencontre entre l'envie d'entreprendre, l'entreprise et la passion.
    Remarquable graves La Blancherie-Peyret rouge 2010 (Merlot majoritaire et 25% Cabernet-Sauvignon), élevé 12 mois en barriques renouvelé pour 1/5 par an, de belle robe soutenue, ample etgras en bouche, très équilibré, un vin charnu, vraiment très réussi, aux tanins présents et savoureux, épicé en finale comme il le faut. Le graves Château La Blancherie rouge 2011, avec des notes decassis mûr et d'épices, a des tanins très harmonieux, un vin de bouche complexe et persistante. 
    Goûtez également l’excellent graves blanc sec Château la Blancherie 2011 (90% Sauvignon et 10% Sémillon), aux connotations d'agrumes et de fleurs blanches, avec beaucoup de persistance et d'élégance en bouche où l'on retrouve des nuances de genêt et de pomme. 

    Famille Fray-Bonnac

    Scea La Blancherie - 1, avenue du Moulin
    33650 La Brède
    Tél. : 05 56 20 20 39
    Fax : 05 56 20 35 01
    Email : contact@chateau-la-blancherie.com
    www.chateau-la-blancherie.com

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    Château CAILLIVET

     Le château Caillivet est situé à Mazères (Gironde), au sein de l'appellation Graves. Le vignoble entoure une bâtisse en pierres bordelaises âgée de 200 ans, au sommet d'une colline dominant la vallée de la Garonne.
    En 1997, la passion du vin a conduit Philippe Carrillo et son fils Antoine à créer sur les terres familiales, alors en friche, le vignoble du Château Caillivet. L'origine du nom du château provient du lieu-dit. La vigne mettant plusieurs années à produire, 4 ans après la plantation, les premières vendanges ont donné naissance au millésime 2001.
    En 2004, Antoine devient exploitant. C’est lui qui gère depuis lors tout le processus de la vigne au vin, et a reçu de nombreuses nominations dans les guides des vins pour la qualité de ses productions.
    Le château a été racheté en 2013 par Olivier Bourreau, un industriel de la région centre, passionné devins des Graves, qui continue l'aventure et accompagne le développement du Château Caillivet avec Antoine Carrillo, dans le but de poursuivre le même objectif que par le passé et continuer à garantir une qualité remarquable aux cuvées du Château Caillivet. Aujourd'hui, c'est Célia Carrillo, qui s'occupe de la commercialisation des vins du domaine.
    Le vignoble fait l'objet d'un suivi permanent, pour obtenir un raisin de la meilleure qualité possible. C'est aussi pourquoi le travail manuel est toujours privilégié, afin de respecter l'objectif qualitatif.
    Nous élaborons nos vins en recherchant le meilleur équilibre (alcool, acidité, fruit, tanins), dans le respect du terroir. Les vins du Château Caillivet ont une trame reconnaissable et une qualité constante, bien que l’effet millésime nous laisse une part de surprise chaque année.
    Un autre excellent Graves rouge 2011 (60% Merlot, 40% Cabernet-Sauvignon), élevé en fûts de chêne, de couleur rubis, de bouche classique, de charpente soutenue, riche et parfumé, avec sestanins ronds et mûrs, au nez où s’entremêlent des notes d’épices et de fruits rouges mûrs, un vin structuré, parfait sur une entrecôte à la Bordelaise. Le 2010, aux notes de cerise et de sous-bois, de belle robe intense, très équilibré au nez comme en bouche, alliant charpente et rondeur, complexe, très persistant, de belle évolution. 
    Le Graves rouge In 2012, complexe, avec des arômes de fruits noirs, d’épices, est un vinharmonieux, d’une jolie robe groseille, de bouche classique.

    Olivier Bourreau

     
     

    Château D'ARRICAUD

     L’origine du domaine est très ancienne et nous devons son aspect actuel au Comte Joachim de Chalup. Il entra chez les mousquetaires gris en 1772, devint conseiller du Roi en 1783, puis Président du Parlement de Bordeaux. Incarcéré sous la Terreur au château-prison de Cadillac, puis libéré, il fut nommé premier Président de la Cour Royale d’Angers sous la Restauration. Dès cette époque, le domaine fut l’objet de soins et d’agrandissements aves des cépages de choix. Depuis trois générations, la famille Bouyx-Trénit, très attachée à ce terroir et à son histoire, œuvre pour mettre en valeur et développer le vignoble.
    Aujourd’hui, Isabelle Labarthe poursuit avec passion les mêmes objectifs. Le vignoble comprend 23 ha d’un seul tenant. Sa partie haute est recouverte d’un manteau de Graves typiques argileuses, en bas de pente affleurent les sols rouges argilo-calcaires à astéries. 
    Tout cela explique son Graves rouge Prestige 2010, riche en couleurcharnu, aux notes de cassis, de sous-bois et de réglisse, bien charpenté. prometteur. Beau 2009, corsé et tannique, mais tout en charme, au nez complexe dominé par la cerise et le cuir, un vin rond et charpenté, encore jeune, de très bonne garde. Le 2008 est de belle robe intense, bien charpenté, équilibré, au nez comme au palais, riche et rond à la fois, parfumé, aux notes de fruits mûrs, fondu et classique, de garde. LeGraves rouge Réserve du Comte 2009 est un vin avec de la charpente, aux notes de griotte, de violette et d’humus, dense et concentré, subtilement poivré en finale, aux tanins bien présents etharmonieux. Excellent Graves blanc 2010, à la robe brillante d’un beau jaune vert, au nez subtil dominé par des nuances de pamplemousse et de fruits secs, bien suave en bouche. Le 2009, avec un bel équilibre entre la fraîcheur, la rondeur et le fruité, est tout en ampleur et distinction. 

    Isabelle Labarthe

     
     
     

    Château de CHANTEGRIVE

     Au sommet. Chantegrive, c’est un grand vignoble de 95 ha constitué de 40% de cépagesblancs (50% Sémillon et 50% Sauvignon) et de 60% de cépages rouges (50% Merlot et 50% Cabernet-Sauvignon). Les très beaux terroirs se trouvent sur des terrasses graveleuses formées par la Garonne à l’époque quaternaire sur les communes de Cérons, Podensac, Illats et Virelade. Les solssont formés de graviers roulés mélangés à des sables fins, sur une structure argilo-calcaire. Lesvignes d’âge moyen de 35 ans sont plantées sur des croupes idéalement exposées plein sud.
    Gestion parcellaire, sélection rigoureuse des meilleurs raisins, vinification soignée et adaptée, élevage minutieux pour les vins rouges dans un chai “cathédrale” de plus de 800 barriques de chêne français...
    “Voilà plusieurs années que mes frères, mes sœurs et moi-même gérons, auprès de notre mère, la propriété, me précise Marie-Hélène Lévêque. Nous commençons réellement à récolter les fruits des investissements engagés (enherbement des vignes, limitation des rendements, modernisation des techniques de vinification, vendanges manuelles en clayettes pour tous les vins blancs,...). De plus, nous avons fait appel à Hubert de Bouard, propriétaire du Château Angélus à Saint-Émilion qui nous conseille pour la vinification des rouges depuis 2006, un millésime qui a rencontré un grand succès. Au regard des distinctions obtenues sur les 5 derniers millésimes, le pari est en passe d’être gagné. Tous ces efforts se concrétisent aujourd’hui, avec évidence, par la qualité des vins ; plus ronds, pluscharnus et fruités. Les vins sont fins et élégants avec des tanins plus souples que par le passé ; cela correspond à une attente du consommateur, moins sensible aux vins de longue garde et qui préfère le côté fruité et la souplesse.
    Une grande partie de la famille s’investit beaucoup dans l’affaire familiale ; je suis en charge de la gestion du domaine et je parcours le monde avec l’Union des Grands Crus pour promouvoir les vinsde la famille. François et Patrice viennent régulièrement s’occuper des vinifications et desassemblages. Par-delà tous ces efforts, nous veillons à ce que Chantegrive reste un excellent rapport qualité prix.
    Au Château de Chantegrive que ce soit en blanc comme en rouge, nous nous attachons à bien préserver les arômes. Nous faisons des pré-fermentations à froid pour cela (les moûts restent à 4°). On obtient de délicieux arômes de fruits rouges, de kirsch. Quand on ne les refroidissait pas, autrefois, les vins étaient plus austères, alors que le 2010 est presque prêt à boire dès à présent, même si c’est un peu dommage car il a le potentiel de vieillir. Les vins séduisent par leur fruité et leur fraîcheur aromatique, belle complexité déjà très harmonieuse, un charnu comme on les aime. Ce 2010 était un millésime fabuleux, nous avons rentré une très belle vendange, les raisins étaient magnifiques, c’est ce qui explique ce niveau de qualité aussi, la technique ne remplace pas tout... Pour améliorer la qualité de nos vins, nous procédons, depuis 2010, à des élevages sur lies en cuves, cela apporte du gras et du volume. Auparavant, seule la cuvée Caroline, bénéficiait de cet élevage surlies, nous l’avons étendu à l’ensemble des vins. La cuvée Caroline est élevée sur lies en fûts de chêne et profite aussi de l’inertage. L’inertage est un procédé de refroidissement qui bloque lesfermentations, cela permet d’optimiser les arômes naturels des vins (pamplemousse et fleursblanches).”
    Excitez donc vos papilles avec ce Graves rouge cuvée Henri Lévêque 2010, aux tanins puissants mais très fins, typé, avec ces notes très persistantes de fumé et de cerise noire, un beau vin tout en bouche, typé, charpenté et harmonieux (20 e). Superbe 2009, très charnu, épicé, aux taninsconcentrés, puissant et charpenté, de bouche ample, de belle garde (18 €). “Ce millésime est exceptionnel en Bordelais, poursuit Marie-Hélène. Chantegrive a produit cette année là l’un de ses plus beaux vins. Il faut remonter au millésime 1990 pour retrouver ces arômes de fruits parfaitement mûrs avec une belle délicatesse de la matière, des tanins fins et une puissance bien maîtrisée.” ExcellentGraves rouge 2011, de robe rubis pourpre, charnu, savoureux, un vin qui allie puissance et souplesse, de bouche fondue où domine le pruneau. Le 2010, médaille d’Or concours Bordeaux, decouleur grenat, de bonne charpente, aux senteurs de fruits macérés, aux tanins structurés, un vin très équilibré (12 €). Remarquable 2009, où l’élégance prédomine, avec ces petites nuances d’humus et de fraise des bois mûre, tout en bouche, très persistant, de couleur pourpre, aux taninsdélicieusement fondus médaille d’Or à Bruxelles (13 €). Le 2008, qui se goûte parfaitement actuellement, est de robe pourpre, avec une matière élégante et des arômes de fruits rouges macérés, un vin de bouche pleine et savoureuse. 
    Le Chantegrive blanc 2012, avec cette touche d’acidité alliée à une rondeur agréable, où s’entremêlent des notes d’amande, de fruits mûrs et de bruyère, de bouche puissante. 
    Remarquable blanc Caroline 2011, élevé en barriques, un vin où la structure s’allie à l’élégance, de bouche subtile aux nuances de pamplemousse, de chèvrefeuille et d’amande fraîche, un vin suavecomme il se doit et d’excellente évolution (15 €). Le 2010, fleurant bon le genêt, la pomme et les noisettes, allie élégance et structure, finesse et persistance. 

    Famille Lévêque

     
     
     

    Château du HAUT MARAY

     Une propriété acquise en 1996 par la famille Lucas, devenue propriété viticole par la volonté de leurs fils, Jérome et Julien qui façonnent le vignoble et créent le Château du Haut-Maray en 2000. Des vignes de 7 à 20 ans sur sol de graves argilo-calcaire : 60% de Merlot et 40% de Cabernet-Sauvignon, vendanges manuelles avec sélection sévère, égrappage mécanique et trie manuelle.
    Voilà un savoureux graves rouge 2010, vinification en cuves et élevage pour la totalité du vin enbarriques durant 22 mois, bien caractéristique de ce millésime puissant, de bonne bouche, au nezcomplexe où dominent les épices et les petits fruits mûrs (cassis, groseille), riche et souple à la fois, chaleureux. Dans la lignée, le 2009 est très parfumé, au nez où dominent les fruits macérés (groseille, mûre), de bouche puissante, charnu, avec une finale finement épicée (14 € environ). 

    Jérome et Julien Lucas

    1, lieu-dit Cadillac
    33210 Mazères
    Tél. : 05 56 76 83 33 et 06 19 28 05 41
    Email : chateauduhautmaray@cegetel.net

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    Château du GRAND BOS

     Au sommet. Un propriétaire passionné que j’apprécie depuis longtemps. André Vincent, tout en restant actif à ses côtés, a transmis à sa fille, Marie Vincent-Rochet, la responsabilité de la Scea du château du Grand Bos dont elle est gérant et la propriété du Gfa de Gravesaltes, détenteur du foncier. 
    La demeure, bordée par un parc où se remarquent des arbres centenaires, est un modèle de sobre harmonie, avec ses ailes de communs entourant une cour carrée fermée par une grille.
    “La première construction du XVIIe siècle, explique André Vincent, a fait l’objet de restaurations à deux reprises, en 1771 et en 1988, et seulement 9 familles ont possédé ce “Bourdieu”- depuis le moyen-âge à Bordeaux, le Bourdieu est un domaine à vocation viticole et vinicole fondé par les Bourgeois deBordeaux et commandé par une demeure souvent de belle architecture entourée de ses communes – depuis la fin du XVIIe siècle jusqu’à nos jours, dont celles des Crozilhac, à la fois Bourgeois deBordeaux et Seigneurs de Lescaley et de Laguloup, de 1650 à 1830. 
    Aujourd’hui, la famille Vincent-Rochet, amoureuse de la nature, entourée d’une équipe où s’allient compétence, jeunesse, et expérience, met sa passion et son talent dans la culture traditionnelle de ses vignes et dans l’élevage de ses grands vins en associant la tradition rigoureuse du Bordelais à la modernité qui permet de maîtriser soigneusement leur vinification et leur vieillissement. 
    Les blancs sont majoritairement de sémillon (la douceur, l’aptitude au vieillissement), suivi par lesauvignon (le fumé), avec un faible pourcentage de muscadelle (la saveur légèrement musquée). Les deux premières années, ils ont de la fraîcheur, de la minéralité, et des arômes rappelant desfleurs ou des fruits, apportés par les variétés cultivées. Entre la deuxième et la troisième année, il y a une période de quelques mois où ils peuvent se fermer. Après cela, ils vont voir le fruit s’estomper et acquérir le bouquet qui se prolongera en s’affinant pendant 5 à 7 ans. Ensuite apparaissent des saveurs de type Xérès que certains apprécient mais que d’autres n’aiment pas. À chacun de décider s’il recherche ces saveurs particulières ou s’il préfère boire ses blancs dans les cinq ans.
    Les Rouges sont équilibrés entre le Cabernet-sauvignon (la finesse aromatique, la pureté) et leMerlot (la rondeur, le corps) avec un petit apport de ce merveilleux cépage qu’est le Petit Verdot (la vivacité, la puissance, la subtilité aromatique et l’aptitude au vieillissement). Eux aussi ont leur période de jeunesse où le fruit domine tandis que les tanins sont très présents, période qui dure de 3 à 5 ans. On peut aimer goûter un vin jeune. Ensuite arrive la période de maturité avant la plénitude qui survient entre 5 et 10 ans selon les millésimes où le bouquet se substitue au fruit avec des nuances de grillé, de rôti, d’épices, de venaison ou de sous-bois. Au-delà, c’est l’apogée où les tanins se fondent peu à peu complètement et où les saveurs en bouche se font plus complexes.
    Au Grand Bos, même dans les millésimes moyens, les vins se gardent au moins 10 ans et pour les bonnes années, ils atteignent 20 ans sans problème dans une bonne cave.
    Les vins rouges doivent être bus à une température de 16 à 17°C, et les vins blancs entre 7 et 9°C et jusqu’à 10 à 12°C pour des vins plus vieux. Nous préconisons de les transférer sans brusquerie dans une carafe, ce qui permet d’éliminer avec les dernières gouttes le dépôt naturel cristallisé au fond de la bouteille et surtout de favoriser, par l’aération, l’émergence du bouquet. C’est cette dernière raison qui nous conduit à conseiller aussi le carafage pour des vins jeunes
    Remarquable Graves 2011, coloré, typé, avec des tanins souples et très équilibrés, un vin rond avec des tanins mûrs, charnu, dominé par la fraise des bois mûre et l’humus. Beau 2010, de couleurintense, son bouquet révèle une belle osmose entre les fruits et les tanins serrés et fins, de bouche soyeuse, d’une belle persistance aromatique, de garde, naturellement. Le 2009 est puissant, charnu, charpenté, avec des arômes intenses (truffe, cassis, sous-bois) et bien persistants, qui poursuit son évolution. Très classique, le 2008, de belle robe pourpregras et coloré, est un vin intense, de bouche riche, pleine et fondue à la fois, aux tanins présents, de garde. Le 2007, intense en couleurcomme en arômes, aux notes de fruits rouges surmûris et d'épices, est charnu comme il le faut. Le 2006 mêle concentration aromatique, rondeur des tanins et persistance en bouche, avec ces notes de cuir et de fruits légèrement cuits. Beau 2005, de robe sombre, grenat aux reflets violine. Nez riche et complexe aux notes de fruits (cerise), de poivre et de sous-bois. En bouche, structuré, ample. Finale longue et majestueuse comme le 2000, de robe grenat profond. Nez complexe et intense (fraise, griotte, moka). En bouche, suave, opulent, de la mâche, tanins mûrs, fin boisé. Finale épicée, longue et savoureuse. 
    Le blanc 2010 est de robe jaune pâle. Nez frais, mentholé, minéral, léger toasté, nuance florales. En bouche, le bois est présent sans masquer le fruit, bon équilibre. Le 2009 a une robe soutenue aux reflets or-vert. Nez de belle intensité de fleurs séchées et de vanille. En bouche, souplesse et fruité discret. 

    André Vincent

     
     
     

    Château HAUT PEYROUS

     Le vignoble est composé de 12 ha de vignes plantées dont 9,5 ha permettant de produire du rouge et 2.5 ha du blanc, le tout d'un seul tenant et aucune culture conventionnelle à proximité.
    Les cépages sont le Merlot, le Cabernet-Sauvignon et le Cabernet franc pour le rouge, leSauvignon blanc et le Sémillon pour le blanc. Les sols sont de type graves sur argilesferrugineusessables et graviers sur argile. En agriculture biologique, le travail des sols est très important pour l'état sanitaire de la vigne, et, pour cela, on procéde de “4 façons” sur les ceps(chaussage et déchassage), un rang sur deux enherbé avec différentes semences jouant un rôle déterminant avec le sol. La conduite des traitements se fait par des produits agréés et certifiés Bio également. 
    Tout cela est bien et donne ce graves rouge L’Epicurien 2012, associant structure et élégance, parfumé (cassiscannelle, poivre), dense et charnu, de très jolie charpente, de belle couleurpourpre, très bien équilibré au palais. Le blanc L’Atypique 2012, aux connotations de poire et de genêt, d’une belle persistance aromatique, alliant élégance et structure, de belle robeferme etsuave en bouche, puissant et tout en harmonie.

    Céline et Fabien Goulard

    Lieu-dit Peyrous
    33210 Mazères
    Tél. : 05 56 62 08 48
    Fax : 09 72 12 74 00
    Email : info@haut-peyrous.com
    www.haut-peyrous.com
     
     
     
     

    Château BICHON-CASSIGNOLS

     Une exploitation familiale de 12 ha où l’on applique une agriculture raisonnée. 
    Voilà un savoureux Graves rouge 2011, corsé, épicé, très harmonieux, riche en couleur, bien typé, de belle robe soutenue, aux notes de sous-bois et de mûre, bien charpenté et équilibré, parfumé (griotte, humus...) au palais, vraiment très réussi. Le 2010, de couleur pourpre, aux notes de fruitsrouges et d’humus, velouté, au bouquet très fin, de bouche puissante, est ample, aux taninspuissants et souples à la fois, particulièrement savoureux. Le 2009, généreux, très coloré, au nezdominé par le pruneau et la cannelle, ample, complexe et gras en bouche, bien équilibré, un vincharnu et structuré, d’excellente évolution Le 2008, aux tanins denses, est tout en bouche, légèrement épicé, bien bouqueté, aux notes de fruits cuits (mûre…). Le Grande Réserve 2010, de belle matière, au bouquet subtil et intense, aux notes de sous-bois et de cassis mûr, de bouche ample et fondue, avec des tanins élégants mais bien présents, est un vin qui emplit bien la bouche. Joli Graves blanc 2012 (vin biologique), charmeur, richement bouqueté, alliant puissance et élégance, de bouche bien persistante. 

    Marie et Jean-Fraçois Lespinasse

    50, avenue Capdeville
    33650 La Brède
    Tél. : 05 56 20 28 20
     
     
     

    Château de MAUVES

     Au sommet. Dominique et Michel Bouche poursuivent avec talent l’aventure familiale, débutée en 1965 par leurs parents, Bernard et Marie-Thérèse, aujourd’hui à la retraite. Cette jolie exploitation de 29 ha de Graves bénéficie d’un sol composé d’une grande variété de cailloutis comprenant des quartz et quartzites ocres, blancs, rouges et rosés, des jaspes, silex et lydiennes... savant mélange harmonieux et chatoyant, réfléchissant parfaitement le rayonnement solaire. CesGraves redistribuent progressivement la chaleur sur les grappes de raisin. MerlotCabernet, Sémillon profitent ainsi de ce doux mûrissement. Ce phénomène naturel aide à produire des vins chaleureux, d’une saveur veloutée, très caractéristique des vins de Mauves. La vinification est très suivie par Dominique et Michel Bouche qui utilisent toutes les techniques modernes de thermorégulation. La stabilisation à froid est employée pour le rosé et le blanc, ce qui permet d’élaborer des vins très fruités. Le rouge bénéficie de fermentations plus ou moins longues adaptées au degré de maturation desraisins, toujours dans le but de privilégier le fruit dans les vins, les arômes, la chaleur, la suavité ce qui caractérisent d’ailleurs les vins.
    “Chaque année est si différente, me dit Michel Bouche, aucun n'est identique, et c'est tout l'intérêt de notre métier. Dominique et moi-même, sommes toujours à la recherche d'un fruité qui fait la typicité du Château. Le rouge : 60% Cabernet-Sauvignon, 40% Merlot. Macérations longues. Élevage en moyenne 18 mois. Le blanc est 100% Sémillon.
    Notre vignoble est en basse densité et, en année délicate, cela nous aide beaucoup, pas de maladies car nous sommes très réactifs et portons tous nos efforts à la surveillance de nos vignes. Les dimanches ou jours fériés, on travaille, s’il le faut ! L’élevage au Château de Mauves est classique, et nous observons une grande homogénéité de qualité entre les cuves de Merlot et celles de Cabernet. Pour moi, plus l’année est difficile, meilleur est le vin car on s’applique énormément. Le fruité c’est la typicité de Château de Mauves, c’est dû à notre façon de travailler. C’est notre père qui nous a transmis ce savoir-faire, c’est un peu notre image de marque. C’est aussi le genre de vin que nous aimons dans la famille, on produit les vins comme on les aime, c’est indéniable. Nous suivons au plus près lanature, nous préférons des vins fruités plutôt que des vins techniques, c’est notre goût mais aussi celui de la nombreuse clientèle qui nous fait confiance et c’est une grande satisfaction pour toute la famille. Chaque année est si différente, aucun millésime n'est identique, et c'est tout l'intérêt de notre métier, nous sommes toujours à la recherche d'un fruité qui fait la typicité du Château De Mauves.
    Pour le 2012, il y a un potentiel formidable et nous en avons profité pour effectuer des vinificationsplus élaborées. Nous avons fait des saignées complètes sur les cuves de rouge, vinifié les jus degoutte, alors que cela ne se pratique souvent que sur les blancs. Nous avons des chais bien équipés et cela nous donne la possibilité d’apporter encore plus de parfums, de tanins et d’anthocyanes à nosvins, on clarifie les vins avant de les vinifier, c’est une technique un peu plus délicate, on extrait le maximum de potentiel du grain de raisin, ainsi, on ne vinifie que le meilleur et, franchement, on voit la différence. Ce sera un vin plus structuré et très aromatique. Jusqu’aux vendanges, le feuillage était en parfait état, ce qui a amélioré considérablement la qualité des raisins que ce soit en rouge comme en blanc qui, lui aussi, promet d’être exceptionnel.”
    Vous ne pourrez qu'apprécier leur Graves rouge 2012 (60% Cabernet-Sauvignon, 40% Merlot, macérations longues, élevage 18 mois), au nez de fruits rouges surmûris, légèrement épicé en finale, de très bonne charpente, de bouche puissante et corsée. Excellent 2011, charnu et gras, au nezpuissant où se mêlent la mûre et le cassis, ample et solide, de bouche soyeuse, aux tanins fondus etharmonieux, vraiment réussi. Superbe 2010, de bouche ample et parfumée (mûre, humus...), un vin où l’intensité s’allie à la souplesse, au fruité, avec au palais ces nuances caractéristiques d’épices (cannelle, muscade) et de griotte, aux tanins équilibrés, bien prometteur. “Un petit bijou, poursuit Michel. Vin chaleureux, charpenté mais très distingué, fin et riche au nez comme en bouche, auxtanins très élégants mais bien fermes également, au nez complexe avec des arômes de petits fruitsrouges (cerise, cassis), de garde. Le millésime sera l’égal du 2009 et peut- être supérieur.” Le 2009 dégage des tanins puissants mais très fins, savoureux, dense et ferme, bouqueté, au nez de truffe et de pruneau, de très bonne charpente (7 € environ, un vrai cadeau). Le 2008 est un très beau millésime, médaille d’Or Bordeaux 2010, à rapprocher du 2005 (petits rendements). La couleur est très intense, le vin est rond, très parfumé, avec un joli potentiel de garde. Le 2007, coloré et trèsaromatique, d’une grande subtilité, aux senteurs de cassis, de fraise et de cuir, corsé, charpenté, auxtanins fermes mais distingués. Savoureux 2006, concentré, gras et persistant, riche en arômes (cerise noire, sous-bois) comme en structure, aux tanins mûrs. 
    Le Graves blanc 2012 (100% Sémillon), d’un bel équilibre entre la fraîcheur, la souplesse et le fruité, est de jolie robe jaune clair, au nez subtil, parfait sur un saltimbocca de saumon au basilic comme sur un poulet au sel. Excellent 2011, au nez subtil, de bouche ample, suave et harmonieuse, vraiment très charmeur, avec ces arômes de fruits de la passion et de fougère, très séduisant en finale. Le 2010 est délicieux, bien structuré en bouche, avec des arômes très fins et rafraîchissants d’agrumes, d’une belle persistance, rond et floral en finale (5,20 €). Goûtez encore le Graves Château Bédat 2009, tout en couleur et en matière, avec ces notes persistantes de griotte et de fumé, aux taninsriches, d’un beau rubis foncé, un vin dense et épicé. Le rapport qualité-prix-plaisir est exceptionnel.

    Famille Bouche

     
     
     

    Château de VIMONT

      Le Château a été repris en 2005. Sols de graves sablo-calcaire, sous-sol argilo-graveleux. Élevage en barriques 100%, dont 30% neuves. 
    Beau graves rouge 2009, médaille de Bronze à Bordeaux 2012 (81% Merlot, 17% Cabernet-Sauvignon et 2% Malbec, sol de graves et gravelo-argileux, âge moyen des vignes 5 ans), au nezcomplexe où dominent les groseilles et l'humus, de bouche bien charnue, un vin coloré et dense, qui allie puissance et finesse. Très joli graves blanc 2012, marqué par sa prédominance de 67% Sémillon (32% Sauvignon et 1% MuscadelleSols graves et sables graveleux, âge des vignes 35 ans), tout en fraîcheur, très bien vinifié, ample et charpenté, sentant les agrumes et les fleurs fraîches, alliant finesse et structure, à la fois tendre et fruité, de bouche franche et ronde, parfait sur des fruitsde mer.

    Esat Magdeleine de Vimont

     
     

    Château SAINT-AGRÈVES

     Après 20 ans passés en Afrique, Claude et Marie-Christiane Landry sont revenus en France. Ils ont décidé de reprendre un domaine familial et de commencer une nouvelle vie. Le vignoble occupe une haute terrasse graveleuse qui repose sur un sous-sol d'argile, de sable, d'alios (sable durci par un ciment ferrugineux noirâtre), de calcaire et de faluns (calcaire coquillé). 
    Jolie verticale cette année : ce Graves rouge 2012, de couleur pourpre, est un vin intense, tout en bouche, bien épicé comme il le faut, avec des notes de groseille et de cuir, tout en bouche. Le 2011, très réussi, au nez puissant et subtil, est de jolie structure, tout en bouche, aux connotations de petitsfruits mûrs (cassis, cerise noire...), dense. Le 2010 associe couleur et matière, au nez complexe à dominante de fruits frais et d’humus, aux tanins puissants et moelleux à la fois. Le 2009 est tout en structure, tannique et élégant, parfumé (cassiscannelle, poivre), dense et charnu, de jolie charpente, de couleur pourpre (8 € environ). Bien classique, le 2008, avec des notes de cassis mûr et d’épices, aux tanins très harmonieux, de bouche complexe et persistante, est un vin très bien élevé (7 €). Le 2007, d’une belle robe rubis prononcé, avec des arômes de framboise et de violette, est corsé, aux tanins bien mûrs. Le 2006, développe des arômes de fruits rouges intenses, d’une finale persistante. 
    Bien apprécié également le Graves blanc, aux nuances de fleurs et d’abricot, tout en élégance, fruité au nez comme au palais, mêlant structure et souplesse (5,50 €). Très joli Saint-Agrèves rosé, avec cette pointe de nervosité agréable au palais, de bouche friande (6 €). 

    Vincent Landry - Earl Landry

     
     

    Château La ROSE SARRON

     L’histoire viticole de cette propriété, datant du XIXe siècle, commence il y a 25 ans. Ce domaine est racheté en 1985 par les Vignobles Roland Belloc et entièrement replanté. C’est actuellement Philippe Rochet aidé par ses deux enfants Damien et Anaïs qui veille à la pérennité du vignoble. Ce domaine s’étend sur 35 ha, dont 25 ha de Graves rouge (5 ha destinés à la production de la Cuvée Damien, élevé 12 mois en fûts de chêne) et 10 ha de Graves blanc dont 2 ha destinés à la production de la Cuvée Anaïs, vin vinifié et élevé 9 mois en fûts de chêne. 
    Une référence avec ce Graves rouge cuvée Damien 2011, au nez où dominent le pruneau et les sous-bois, un vin de bouche flatteuse et intense à la fois, qui développe en bouche des nuances de poivre et de mûre, avec des tanins veloutés mais puissants. Excellent Graves rouge 2011, dense et puissant au nez comme en bouche, avec ses tanins ronds, au nez de fruits mûrs (myrtille). BeauGraves blanc cuvée Anaïs 2012, suave, d’une grande persistance aromatique, à la fois riche et fin, de bouche nuancée où se retrouvent la bruyère et les fruits mûrs, sec et gras à la fois, un vin savoureux, parfait sur une cuisine légèrement relevée. “Le millésime 2012 a connu un cycle très long, me raconte Philippe Rochet, beaucoup de pluie au printemps, donc la floraison a été lente et étalée. À l’arrivée, les grappes étaient très hétérogènes, et il a fallu étaler les vendanges. Nous avons fait des choix pour une maturité optimum et le résultat est au rendez-vous.  Les rendements sont bien sûr inférieurs à la normale, surtout en blanc, mais la récolte est très qualitative. La saison a été très difficile au niveau cultural, il fallait être vigilant quant à l’état phytosanitaire, par rapport aux conditions climatiques et à la forte pression maladive. C’est encore un millésime de vigneron qui a demandé beaucoup de travail. Les blancs sont un peu différents de ce que je fais d’habitude, surtout les Sauvignons, mais c’est parfumé. 
    Notre 2011 est très aromatique, très fruité, on a des arômes de cerise bien mûre. En bouche, on retrouve ce fruit très caractéristique de nos vins, c’est vraiment un très bon millésime. Je commercialise encore le 2008, et le 2009 en cuvée Damien, des vins très flatteurs, le 2010 est superbe ! un grand millésime qui s’affine encore à l’élevage.”
    Joli Graves blanc La Rose Sarron 2012, de robe jaune clair, avec des notes de petits fruits frais et de tilleul, associant souplesse et vivacité. 

    Philippe Rochet

     
     
     

    Château ROUGEMONT

     Ce Château est exploité par la deuxième génération de la famille, qui l’avait acquis en 1956. 
    Coup de cœur pour ce Graves rouge 2012, corsé comme il se doit, aux tanins bien fermes et savoureux à la fois, tout en nuances avec des notes de griotte et d'épices, au palais complexe où dominent les groseilles et l'humus, associant puissance et souplesse, un vin charnu, parfait avec un rôti de magrets de canards. Très charmeur Graves blanc 2013, au nez fleuri, d’une très belle persistance aromatique en bouche, avec des nuances de pêche et de tilleul, d’une belle harmonie, à déboucher sur une terrine de ris de veau aux girolles. 

    Dominique Turtaut

    50, rue Jean-Cabos
    33210 Toulenne
    Tél. : 05 56 63 19 06
    Fax : 05 56 76 22 74
    Email : chateau.rougemont@yahoo.fr

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    Clos BELLEVUE

     Quelque 4 ha, en 14 parcelles sur le plateau sablo-graveleux de Portets. Travail des solsmécanique et manuel, sans herbicide, vigne épamprée et effeuillée manuellement. 
    Ce Graves cuvée Confidence 2012, 100% Merlot, élevage 10 mois en barriques d'un vin, où se mêlent la mûre et le cassis, est ample et solide, un vin riche et rond, bien équilibré. Joli 2011, charpenté, de bouche puissante, gras et corsé, harmonieux. Le 2010 développe un nez de fraisedes bois, de cassis et de sous-bois, une belle harmonie, un vin généreux et persistant, de très bonne base tannique. La cuvée Origine 2012, issue d’un mode de vinifation à l’ancienne dans des cuves à ciel ouvert avec un marc immergé par un système de quadrillage en bois de chêne, est corsé maissouple, bien structuré, aux tanins fondus, de robe soutenue aux reflets violets, avec des arômes de groseille et de mûre. Le 2011, d'une belle intensité, est très parfumé (framboise, épices), associant distinction et richesse. 

    Sophie et Éric Michaudet

    45, route du Courneau
    33640 Portets
    Tél. : 05 56 67 22 06 et 06 08 47 81 68
    Fax : 05 56 67 19 69
    Email : eric.michaudet33@gmail.com
    www.cbportets.fr

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    Château des GRAVIÈRES

     Depuis 7 générations, les vignobles Labuzan sont exploités par la même famille. De la premièrevigne plantée en 1847, le domaine s’est peu à peu constitué. Bernard et Nicole, les parents de Thierry et Denis, ont continué à développer l’exploitation et ont transmis 18 ha à leurs enfants. Denis a choisi de se spécialiser dans le travail de la vigne permettant au domaine de réaliser le virage vers une viticulture à la fois moderne et raisonnée. Thierry, quant à lui, après une première vie professionnelle, est revenu à sa passion : la vinification
    Beau Graves rouge Prestige 2011, sol de Graves avec gros galets et argilo-calcaire 80% Merlot, 20% Cabernet-Sauvignon, cuvaisons longues, macération préfermentaires, élevage en barriques de chêne français 12 mois dont 1/3 de barriques neuves... un vin classique, avec de la matière, aux arômes de fruits rouges intenses, d'une finale riche et corsée. Le 2010 est charnu, tout en nuancesaromatiques, coloré, aux tanins puissants, au nez complexe où domine le cassis, d’excellente évolution. 

    Thierry et Denis Labuzan - Vignobles Labuzan Earl

     
     
     
     

    Château le TUQUET

     Au sommet. Un domaine de 120 ha (55 ha de vignes d’un seul tenant), dont l’implantation du vignoble et des bâtiments figure déjà sur les cartes royales de Belleyme au début du XVIIIe siècle. Autour d’une jolie chartreuse, édifiée en 1730 et embellie par Victor Louis, s’organisent des bâtiments d’exploitation en cour carrée dont la configuration classique a pu être préservée. Ce château est la propriété de la famille Ragon depuis 1963. D'importants travaux ont été faits dans les chais en 1991 : 3 200 hl de cuverie Inox supplémentaires, construction d'un nouveau chai à barriques, thermorégulation de l'ensemble de la cuverie et climatisation des locaux de stockage.
    Dans la première édition du Féret (Ch. Cocks 1868) Le Tuquet est classé premier vin de la commune de Beautiran, ce qui sera confirmé par les éditions successives jusqu'à aujourd'hui. À la fin du XIXe siècle, le domaine appartient à la famille du Père de Foucauld qui y séjournera à plusieurs reprises avant son départ pour le Maroc. Il a appartenu ensuite à une grande maison du négoce bordelais, puis fût racheté en 1963 par la famille Ragon, toujours propriétaire. 
    Savoureux Graves rouge 2012, bien structuré, de bouche puissante, un vin dense, coloré et corsé, très harmonieux, riche et bien fondu en bouche. “En 2012, le cycle a démarré lentement avec un hiver très froid, puis s’est précipité avec le radoucissement et la pluie au printemps, me dit Alice de la Haye. Ensuite, durant l’été relativement sec, je n’ai pas eu à souffrir d’échaudage, mais, lors des vendanges, il a fallu passer entre les gouttes et cela a été la course avec des journées de vendanges très intensives. Les maturités étaient très belles, je n’ai pas de gros rendements (42 hl/ha) donc pas d’entassement, je n’ai pas eu de pourri, la vendange était très saine. Je suis vraiment contente du 2012. Avec ce climat capricieux, on s’en est bien sorti ! Nous avons ramassé les blancs sans pluie et les rouges pratiquement aussi. On ne peut pas avoir que de la malchance: en 2009, j’ai grêlé à 97%,... Cette année, j’avais de beaux degrés et une belle maturité. Les malolactiques se sont faites sans problème. 
    En ce qui concerne le millésime 2011, je trouve que l’on a été très sévère avec lui. Il a probablement pâti de l’engouement pour le 2010, mais on ne l’a pas aidé, une certaine presse l’a critiqué dès le départ; bien sûr, il est arrivé derrière deux millésimes extraordinaires, mais, vraiment, on a été très injuste envers ce millésime. Pourtant, les blancs sont magnifiques et j’ai même eu une médaille ! Ils sont très élégants, et je m’applique beaucoup sur mes blancs parce qu’en vieillissant, ils sont divins... alors que j’ai longtemps préféré les rouges, je les apprécie de plus en plus, je suis très sensible à l’élégance des arômes. Pour les rouges 2011, j’avais de belles concentrations et de belles maturités également, ils se comportent très bien et sont déjà très agréables. Pour moi, un millésime est fini quand le vin est fini, les vinifications et l’élevage sont très importants et il ne faut pas rester sur des avis approximatifs de début de vendanges, chaque millésime a sa place. Je commence à les commercialiser car je n’ai plus de 2009, et j’ai pratiquement terminé le 2010.”
    Superbe 2011, aux tanins mûrs et fermes à la fois, au nez complexe et subtil dominé par les fruitsmacérés et l'humus, de bouche fondue mais puissante. Le 2010, avec un bouquet persistant et corsé, des arômes de sous-bois et de griotte, fondu, de bouche dense, légèrement épicée, aux taninsriches et veloutés à la fois, complexe, très réussi, de garde, bien sûr. Le 2009, de couleur profonde, au nez où dominent le cassis bien mûr et les sous-bois, alliant concentration aromatique, ampleur des tanins et distinction en bouche. Excellent 2008, un vin avec beaucoup de structure, tout en bouche, bien équilibré, au nez de cerise confite et d’humus, de charpente élégante, de fort bonnegarde. Le 2007, intense au nez comme au palais, est très parfumé (groseille, humus) et persistant, d’un bel équilibre, de robe grenat. Le 2006, de couleur intense aux reflets noirs, un vin généreux, avec des senteurs de fruits rouges et d’épices, des tanins bien enrobés, très classique et vraiment remarquable actuellement. Le Graves blanc 2013, élevage en cuves sur lies, tout en finesse, aux nuances d’abricot et de grillé, d’un bel équilibre, aux senteurs persistantes de fruits frais et d’une très jolie finale. Beau 2012, tout en persistance, où dominent les épices et l’amande, dégage une bouche franche et fraîche, marquée par la pêche blanche. 

    Paul Ragon et Alice de la Haye

  • TROIS PULIGNY-MONTRACHET EXEMPLAIRES

    Domaine Jean CHARTRONPULIGNY-MONTRACHET Domaine Jean CHARTRON

    Domaine Jean CHARTRON 

    (PULIGNY-MONTRACHET)
    Jean-Michel Chartron
    13, Grande-Rue
    21190 Puligny-Montrachet
    Téléphone :03 80 21 99 19 
    Télécopie : 03 80 21 99 23 
    Email : info@jeanchartron.com 
    Site : www.jeanchartron.com 

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. L'histoire de la famille Chartron est intimement liée à celle de laBourgogne et, plus précisément encore, à celle dePuligny-Montrachet. N'est-ce pas justement Jean-Edouard Dupard, premier de la dynastie, qui, maire de Puligny obtint l'association du nom de son village à celui de Montrachet ? Car, de père en fils, les Chartron sont des hommes de terroir. Pas n'importe lequel. Celui varié et magique de cette Bourgogne où l'on fait du vin depuis le IIIe siècle au moins. Les chais se trouvant au coeur des vignobles blancs les plus prestigieux, il est tout à fait logique que Jean-Michel Chartron se soit spécialisé quelque peu dans les Vinsblancs. Avec 13 ha de vignes, 16 appellations, dont 9 à Puligny-Montrachet, les Vins blancs dominent avec 90% de la production. 
    On se doute que la vinification des Vins blancs s'opère de manière traditionnelle. L'ensemble des Vins fermentent et font leur élevage en fûts de chêne, exception faite des appellations régionales pour lesquelles ces opérations ont lieu pour partie en fûts et pour partie en cuves. 
    Pour les fûts, l'origine de bois de prédilection reste la région de l'Allier pour une grande majorité. Le pourcentage de fûts neufs, lui, varie de 10 à 40%, avec une moyenne d'âge jamais supérieure à 5 ans pour l'ensemble des fûts. La fermentation alcoolique dure 4 à 6 semaines, suivie par la fermentation malolactique, facilitée par une température de cave optimale de 17°. Durant cette période, les Vinspeuvent être bâtonnés plus ou moins légèrement selon le degré d'évolution. Débute ensuite l'élevage, toujours en fûts, en cave froide (12/13°), durant 8 à 12 mois selon l'appellation et le millésime du vin. A la fin de l'élevage, le vin est alors finement collé et mis enbouteilles...
    Fidèle à lui-même, ce formidable Bâtard-Montrachet 2012, un grand vin où la suavité s'allie à une fraîcheur d'une intensité rare, avec des senteurs minérales et florales complexes, riche, mêlant élégance et charpente, finesse et densité, avec ces notes de fleursblanches, de coing et de miel, très persistant. 
    Le Puligny-Montrachet Clos de la Pucelle Premier Cru blanc 2012 (fermentation en fûts de chêne dont 30% de fûts neufs et 70% de fûtsde 1, 2 et 3 ans, élevage sur lies fines pendant 12 mois), gras, de belle couleur jaune pâle, avec un nez frais de chèvrefeuille et d'agrumes, très bien équilibré en bouche, un vin puissant et distingué comme cet autre Puligny-Montrachet Premier Cru Clos du Cailleret 2012, de jolie robe dorée, très fin, de bouche fruitée, d'une belle harmonie, aux arômes de noisette, de fruits cuits, une grande réussite. Excellent Savigny-Lès-Beaune blanc Les Pimentiers 2012, qui a vraiment beaucoup de charme, avec des dominantes d'amande et de lis, intense, distingué. Le Saint-Aubin Premier Cru Les Murgers des Dents de Chien blanc 2012 sent la pomme mûre et les noisettes, de belle structure, tout en finesse d'arômes en bouche, très persistant. 
    Toujours très typé, le Corton Charlemagne Grand Cru 2012, opulent, complexe et suave, où dominent des senteurs de pain grillé et defruits jaunes, est un vin dense, d'une très jolie finale, avec des connotations de noisette et d'abricot sec. Le Chassagne-MontrachetPremier Cru Cailleret 2012, de bouche fraîche à dominante de pêche jaune et d'amande, tout en harmonie comme le Chassagne-Montrachet Les Benoites blanc 2012, de belle couleur dorée, classique et puissant, de bouche persistante, au nez d'amande fraîche, tout en finesse, très ample au palais. Excellent Puligny-Montrachet Premier Cru Folatières 2012, aux notes discrètes de noix et de rose, riche et complexe, tout en arômes
    Goûtez encore le Hautes-Côtes-de-Beaune Sous La Roche rouge 2011, corsé, avec des connotations de fraise des bois et d'épices, gourmand, à déboucher sur un gibier d'eau, et le Bougogne Pinot Noir Clos de la Combe 2011, de bouche intense et dominée par la mûre, mêlant souplesse et intensité aromatique, de robe brillante. 


    Domaine Marc JOMAINPULIGNY-MONTRACHET Domaine Marc JOMAIN

    Domaine Marc JOMAIN 

    (PULIGNY-MONTRACHET)
    Famille Jomain
    11, rue du Monument
    21190 Puligny-Montrachet
    Téléphone :03 80 21 93 46 
    Télécopie : 03 80 21 94 45 
    Email : info@domaine-jomain.com 
    Site : www.vinsdusiecle.com/domainejomain 
    Site : www.domaine-jomain.com 

    Les Jomain, alliant modernisme et tradition, exploitent leur domaine de 9 ha. Soucieux de préserver l'environnement, le domaine suit un programme de lutte raisonnée, ce qui lui permet de préserver la qualité sanitaire des récoltes sans altérer le milieu écologique en employant uniquement des produits de traitement sévèrement homologués et utilisés au cas par cas suivant l'état sanitaire de chaque parcelle. Les efforts portent leursfruits car le milieu écologique se reconstitue dans le vignoble (coccinelles, petits insectes prédateurs, des araignées nuisibles de la vigne réapparaissent). 
    La vendange est récoltée manuellement, la vinification respectueuse de chaque appellations'effectue par pressurage pneumatique. Les vins fermentent en fût de chêne dans une proportion n'excédant pas le quart de fût neuf. L'élevage traditionnel et la mise en bouteilles sont réalisés avec minutie sans manipulation excessive des vins sous le contrôle étroit d'un laboratoire d'oenologie agréée. Durant la fermentation malo-lactique les vins sont bâtonnés afin d'obtenir davantage de rondeur et de complexité. Au printemps, les vins sont alors soutirés et clarifiés par collage, la mise en bouteille intervenant début septembre.
    Superbe Puligny-Montrachet Premier Cru Les Pucelles 2012, de belle complexité aromatique où se décèlent des nuances de citronnelle, de brioche et d'abricot, de bouche structurée, ample, onctueuse. "Pour ce 2012, nous dit Philippe Jomain, peu de récolte, le millésimeest très bon, ample, corsé , bien équilibré, un vin d'excellence. En 2013, le rendement plus raisonnable, les blancs sont harmonieux, et se présentent bien, les rouges sont expressifs et aromatiques."
    Le 2011 est de belle harmonie, où s'entremêlent des nuances de chèvrefeuille, de pomme mûre et de brioche, d'une élégance persistante en bouche, très équilibré, avec cette touche fondue qui sied aux grands vins de l'appellation. Le 2010 est un vin minéral, tout en subtilité d'arômes, de belle teinte dorée, aux nuances de fruits, avec des notes de tilleul et d'abricot. 
    Le Puligny-Montrachet Premier Cru Les Combettes 2011 est tout aussi racé, au nez intense à dominante de fleurs blanches, de pêche et de petits fruits secssuave, tout en finesse, très persistant, de bouche ample, d'une longue finale. Beau 2010, avec ces senteurs de noisette et de miel, intense, tout en finesse, un vin à ouvrir sur des bouchées à la reine. Le 2009 est dense et subtil, un vin où l'on trouve des notes de tilleul et d'amande, typé, de bouche puissante, de robe jaune pâle aux reflets d'or, avec beaucoup de moelleux et de persistance. Il y a encore ce Puligny-Montrachet Premier Cru Les Perrières 2011, aux arômes d'amande grillée, puissant mais distingué, riche au nez comme en bouche, d'une finale persistante. Le 2009 poursuit son évolution, aux arômes délicats de lis et d'amande, d'une grande finessesuavetypé, de bouche onctueuse.
     

     

    Domaine Jacques CARILLONPULIGNY-MONTRACHET Domaine Jacques CARILLON

    Domaine Jacques CARILLON 

    (PULIGNY-MONTRACHET)
    Jacques Carillon
    1, impasse Drouhin
    21190 Puligny-Montrachet
    Téléphone :03 80 21 01 30 
    Télécopie : 03 80 21 01 31 
    Email : carillon.jacques@free.fr 
    Site : www.jacques-carillon.com 

    Au sommet. Le Puligny-Montrachet Premier Cru Les Perrières 2011 est un grand vin de robe dorée, tout en persistance aromatique, alliant finesse et suavité, aux notes de fougère et de fruits frais, très riche, complexe et de bouche pleine. Le 2010 est tout en finesse, mêlant délicatesse et ampleur au nez comme en bouche, un vin gras, où complexité et intensité aromatique s’associent, très marqué par son terroir, aubouquet subtil de vanille, de rose et de tilleul. Dans la lignée, son Puligny-Montrachet Premier Cru Les Champs-Canet 2011 est suavecomme il se doit, intense au nez comme au palais, de bouche savoureuse, avec des notes de fleurs (tilleul, genêt) et de fruits frais,onctueux
    Il y a également ce Puligny-Montrachet Village 2011, avec des senteurs de fruits frais, d'acacia et de fumé, tout en suavité, trèséquilibré
  • TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR SUR LES BIERES EUROPEENNES !

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    Etre amateur de vins n'empêche pas d'apprécier les vraies bières, celles, qui, comme nos crus les plus typés, ont une réelle spécificité !

    Les origines de la bière sont presque aussi lointaines que celles du vin, et c’est l’une des raisons qui m’ont incité à inclure ce chapitre dans un guide consacré aux vins et spiritueux européens, bien que la bière ne fasse pas partie ni des uns ni des autres.

    Tous les peuples en effet ont fait de la bière, à toutes les phases de leur civilisation. Les tribus africaines en fabriquent avec du millet, les Japonais avec du riz, les habitants des Amériques, les Européens, les Australiens et les autres font leur bière avec de l’orge. On en boit dans le monde entier, surtout en Belgique où la consommation annuelle s’élève à quelque 135 litres par tête et par an, ce qui, sur ce plan, constitue un record que nous laissons à nos amis frontaliers.

    La bière, c’est le nom général de toutes les espèces de bières blondes ou brunes, légères ou fortes, vendues à la pression, en bouteille ou en boîte de métal, faites avec du malt, du sucre, du houblon, de l’eau et du levain qui fait fermenter ces ingrédients. Bien évidemment, la qualité du breuvage dépend largement de ces matières premières et de leur aptitude à donner la bière souhaitée.

    Le malt commence sa vie sous le nom d’orge. Des variétés spéciales de cette céréale sont cultivées soigneusement jusqu’à maturité. Ensuite on imbibe l’orge d’eau et on la laisse germer dans des conditions déterminées et surveillées afin que l’amidon se transforme en sucre soluble. Cela fait, on la sèche et on la fait griller; légèrement, pour obtenir une bière blonde, et plus intensément pour une bière brune.

    Les sucres utilisés pour le brassage sont des sucres de canne, traités de diverses manières pour donner des goûts différents et une bière plus ou moins douce.

    On cultive des variétés spéciales de houblon pour la brasserie qui n’utilise que la fleur : un cône de pétales d’or contenant résine et huiles. C’est le houblon qui donne à la bière sa pointe d’amertume. L’eau de brasserie est en général traitée avec des sels minéraux convenant au type particulier de bière à fabriquer. Au temps où l’on n’analysait pas encore l’eau, les grands centres de brasserie apparurent, comme en Écosse (voir chapitre Whisky), là où une source ou un ruisseau convenaient particulièrement bien à certains types de bière. La bière de Pilsen, en Tchécoslovaquie, notamment, est brassée à l’eau naturelle et on la reconnaît comme l’une des meilleures du monde.

    La levure, qui est composée d’organismes vivants, est l’agent qui fait fermenter la bière. Le brassage n’est pas une opération très compliquée : on écrase le malt dans un moulin et il est versé dans l’eau à une température surveillée attentivement. La solution de sucre est soutirée. Des tambours rotatifs agitent ensuite le mélange pour que chaque grain baigne dans l’eau et que tout le malt soit utilisé. Il ne reste plus que les pellicules qui sont d’ailleurs vendues, comprimées, pour l’alimentation du bétail (on ne sait pas si cela peut avoir une influence sur le lait…).

    Le malt non encore fermenté qui s’appelle alors wort (confer chapitre Le whisky) est pompé dans des bouilloires de cuivre où on lui ajoute le houblon et du sucre. On fait bouillir le wort pendant une heure ou deux. C’est à ce moment que le parfum et l’amertume du houblon se combinent à la douceur et au goût du malt et du sucre.

    Après ébullition, le houblon est retiré par filtrage, on rafraîchit le mélange, on le transfère dans un autre récipient et on y verse le levain qui agit sur le sucre, comme dans la fermentation du vin : transformation en alcool d’une part et gaz carbonique de l’autre. On conserve le gaz et l’on s’en sert pour rendre plus gazeuses les bières vendues en bouteille ou en boîte. La fermentation prend plusieurs jours au bout desquels la masse de levure tombe au fond de la cuve de fermentation et s’y stabilise s’il s’agit de bière dite lager. S’il s’agit de blonde claire, nommée ale, le levain, au contraire, s’accumule à la surface du liquide. Dans les deux cas, on le recueille. Il y en a alors beaucoup plus qu’à l’origine ; pendant la fermentation, en effet, les levures prolifèrent. La masse recueillie à la fin servira à provoquer d’autres fermentations et pourra être vendue aussi pour le traitement des hommes et des animaux, car c’est un dépuratif et, paraît-il, une source de vitamines.

    Dans la plupart des pays où l’on consomme de la bière, le breuvage est conservé dans de grands réservoirs à une température proche de zéro degré, pour le stabiliser et lui assurer des qualités satisfaisantes et durables. Après filtrage, on le gazéifie au gaz carbonique et on l’expédie en barils, bouteilles ou boîtes. Désormais la plupart des bières sont pasteurisées (chauffées à 60°c) pour détruire les plus infimes vestiges de levure qui pourraient subsister après filtrage. Ils pourraient, en effet, fermenter, se multiplier et troubler la couleur de la bière.

    Une lapalissade : la qualité de la bière varie considérablement selon la brasserie qui la produit, l’habileté et le savoir-faire du brasseur. Une des plus fameuses est la Tuborg, produite à Copenhague et connue dans le monde entier. D’autres localités sont devenues célèbres grâce à leur bière : Pilsen en Tchécoslovaquie, Carlsberg au Danemark, Heineken en Hollande, la Münchener vient de Munich, l’Angleterre et l’Irlande sont renommées pour leurs bières fortes, blondes ou brunes. Japon, Mexique, Etats-Unis, Australie, Cuba et Canada en produisent aussi d’excellentes, mais nous nous éloignons de l’Europe.

     

    Les principaux types de bières


    Lager
    Une bière fortement chargée de gaz carbonique. Son nom vient du verbe allemand lagern (emmagasiner). La Lager est une bière laissée au repos jusqu’à ce que tous les vestiges de fermentation soient éliminés. Ensuite on la gazéifie et on la met en bouteille.

     

    Ale
    Une bière qui, autrefois, était faite sans houblon et bue fraîche. Désormais il n’y a plus guère de différence, en Grande-Bretagne, entre l’Ale et les autres bières.

     

    Stout
    Une bière brune et lourde, souvent un peu sucrée, avec un goût prononcé de malt, en général issue d’un mélange à forte proportion de houblon. J’ai goûté des Stouts d’Irlande exceptionnelles, et l’on comprend qu’elles aient acquis leur célébrité par leur qualité, particulièrement les marques Guinness et Oyster Stout.

     

    Porter
    Semblable à la Stout, mais moins forte, avec, en général, une lourde mousse crémeuse, trop envahissante à mon avis. Elle devrait son nom au fait que ce fut jadis le breuvage des porteurs londoniens.

    Il est bien difficile de tenter de classer les bières dans un ordre purement logique, tellement il existe de façons différentes de marier les principaux ingrédients qu’on retrouve dans cette boisson qui, comme le vin, remonte à la nuit des temps. Chaque brasserie a donc ses propres recettes de fabrication, jalousement gardées et transmises de génération en génération. Pour moi, les meilleures bières sont les suivantes.

     

    Les bières trappistes

    A tout Seigneur tout honneur (mérité). Seules cinq bières sont effectivement aujourd’hui brassées par les moines et ont par conséquent droit à l’appellation Trappiste. Si les ordres religieux de France ont acquis une grande réputation en produisant des liqueurs à base d’herbes sauvages comme la Bénédictine (voir chapitre Les Liqueurs), en Belgique, c’est à la bière qu’ils se sont consacrés. D’abord pour leur usage personnel : on a beau être moine, on n’en est pas moins homme; ensuite (et surtout) pour procurer des fonds à leur communauté, puis alimenter des œuvres de charité.

    Toutes les bières trappistes sont à fermentation haute, c’est-à-dire qu’on y ajoute un peu de levure au moment de la mise en bouteille. Elles forment toujours un certain dépôt au fond de la bouteille. Il est donc nécessaire de les laisser reposer couchées avant de les déguster. Elles se conservent parfaitement et s’affinent même en vieillissant (pas plus de quatre ans, quand même). Je vous conseille de les boire à la température ambiante. Il vaut mieux, à la limite, qu’elles soient un tout petit peu plus chaudes que fraîches, et les placer au réfrigérateur avant de les servir serait les gâcher.

    Dans la mesure où la production est limitée et l’origine garantie, on dispose d’une bonne assurance que la qualité des trappistes sera maintenue. Les couvents n’ambitionnent d’ailleurs pas d’augmenter leur production et il est fort possible, en raison de l’augmentation de la demande, qu’il y ait des ruptures de stocks. La Chimay est une exception, car sa production se développe, une partie du travail de mise en bouteilles n’est plus faite au couvent même, et le risque est pris de voir sa qualité baisser dans les années à venir si cette politique de quantité se confirme.

     

    La Chimay
    Produite dans une région de forêts de la Belgique, proche de la frontière française, par des moines venus originellement des Flandres. La Chimay capsule Bleue fait environ 8°. Elle est de couleur cuivrée et mousse beaucoup. Son arôme, bien équilibré, est fort. La capsule Rouge est voisine par le bouquet comme par l’aspect, mais elle ne fait que 6°. La capsule Blanche est plus claire et son bouquet est plus amer. Elle fait environ 7°.

     

    L’Orval
    C’est aussi une excellente bière dont l’arôme est un peu plus amer que la Chimay. Elle est présentée dans sa célèbre bouteille en forme de quille et fabriquée à Villers-devant-Orval. Cette blonde amère est particulièrement renommée en Belgique.

     

    La Saint-Sixtus
    Une brune très corsée dont la teneur en alcool peut atteindre 12°. Elles est fabriquée au couvent de Westvleteren.

     

    La Westmalle
    Cette blonde très parfumée avec un goût relativement sec en fin de bouche pour la Triple Westmalle (densité d’environ 8°). La Double Westmalle est plus foncée et plus légère (6°).

     

    La Rochefort
    C’est ma préférée. Bien typée, ambrée et corsée, elle se vend en 6°, 8°, et 12°, et ressemble un peu aux capsules Bleue et Rouge de la Chimay.

     

    Les bières d’abbaye

    L’appellation Bière d’abbaye est beaucoup plus vague. Une douzaine d’abbayes (en dehors des cinq trappistes déjà citées) se consacrent effectivement à la production de bière. D’autres marques adoptent pourtant ce sigle sans être produites dans des institutions religieuses.

    La Cuvée de l’Ermitage, par exemple, est fabriquée par la Brasserie de l’Union, dans le Hainaut. C’est une douce ambrée de 8° qui n’en est pas moins excellente.

    La Cuvée de Saint-Amand est une très bonne brune forte, brassée par De Branbandre, en Flandre.

    La Saint-Feuillen est une bière douce et dorée à l’arôme parfumé, produite par la brasserie Friard, au nord de Mons.

    L’Abbaye de Leffe (une vraie ! ) mérite une réputation comparable à celle des trappistes. Elle produit plusieurs sortes de bières, dont des rouges et ambrées et des brunes. La Leffe Triple dorée, au bouquet puissant, corsée, est une des plus fameuses, onctueuse et persistante en bouche, très caractéristique en réalité.

    L’Abbaye des Templiers (une autre abbaye authentique comparable à celle des trappistes et dont les procédés de fabrication sont très anciens). Elle se bonifie si on la conserve pendant plusieurs mois. C’est une blonde cuivrée douce et amère à la fois.

    L’Abbaye de Floreffe est, par contre, une production de la Brasserie Het Anker. C’est une boisson pâle, amère et forte qui est également très réputée mais demande peut-être une certaine éducation du palais en raison de son amertume.

     

    Les Gueuses

    Ce sont des bières belges qui sont actuellement parmi les plus demandées sur le mini-marché des amateurs raffinés. La particularité des gueuses est qu’elles sont constituées par le mélange de plusieurs lambics de base. Le lambic est une bière dite spontanée à base de froment qui fermente seule sans ajout de levure. La gueuse doit fermenter en tonneaux pendant de longues années et elle continue à fermenter après sa mise en bouteille. La fabrication de la gueuse demande donc beaucoup de temps et de travail. Pour le Guide, il m’a semblé indispensable de retenir deux d’entre elles :

    La Kriek, une étonnante et succulente bière rose qui a un parfum très particulier.

    La Timmermans, qui est la plus grande brasserie de gueuse et dispose de tonneaux de bois dont certains auront bientôt un siècle !

    Une spécialité : les bières aux cerises. En Belgique on les appelle des Krieken-Lambic. On ajoute au lambic de base des cerises à raison de 50 kg environ pour 250 litres de bière. Les cerises entières macèrent dans le lambic pendant plusieurs mois et l’imprègnent de leur goût. La bière fermente ensuite pendant plus d’un an après que les noyaux de cerises ont été laissés en dépôt. On peut conserver en cave les bières aux cerises jusqu’à cinq ans. Elles perdent alors en goût de cerise ce qu’elles gagnent en taux d’alcool. Vous pouvez rechercher tout particulièrement :

    La Liefmans, qui est une Kriek délicieuse de 7°, dont la saveur est extrêmement fruitée. C’est une bière qu’il est possible d’apprécier immédiatement, sans éducation particulière (c’était mon cas), et qui convient parfaitement comme apéritif. A goûter au moins une fois. Inimitable.

    La Kriek Bruegel n’est pas moins délicieuse, quoique d’une saveur un peu plus acide mais tout aussi fruitée.

     

    Les Ale

    L’Ale est une bière britannique qui, à l’origine, était faite sans houblon et bue fraîche. Aujourd’hui, elle a perdu cette particularité. Selon la couleur et la composition, on distingue la Pale Ale, la Brown Ale, la Light Ale, et la Bitter Ale.

    L’une des plus célèbres est bien sûr la Guinness, qui a su conserver à mon sens une réputation méritée. A ses côtés, la Thoma Hardy, qui a un goût très particulier et vieillit vingt-cinq ans en fût, et la Prize Old Ale, fabriquée à Portsmouth par Gale, une excellente bière rouge présentée en bouteille bouchonnée (ce qui est rare). Elle a une saveur très particulière et elle fait plus de 10°. Si vous voulez faire goûter une bière originale à vos amis, n’hésitez pas ! Malheureusement, elle est très difficile à trouver de ce côté-ci de la Manche…

    Dans un autre style, la Bass Pale Ale, fabriquée par Burton, est une bière qui a un goût de houblon prononcé (environ 5°), légère, agréable, de grande production pour étancher votre soif ou accompagner une choucroute.

    La Samuel Smith (une des plus vieilles maisons britanniques) commercialise différentes bières de qualité Pale et Bitter. La Bitter de Smith fait environ 5°, elle est de couleur cuivrée et amère, se sert à la chaleur ambiante et non fraîche, je le répète.

     

    Les spécialités belges et allemandes

    Elles sont innombrables et bien souvent de fabrication artisanale : souvent une brasserie ne fournit qu’une région ou un village…

    La De Konninck, très répandue dans les bistrots d’Anvers où elle concurrence les bières traditionnelles. Elle est blonde, légèrement cuivrée et douce (4°). C’est donc une excellente bière de soif produite par une des plus vieilles brasseries flamandes.

    La Witkap Pater, blonde et claire, elle est également fabriquée dans la région d’Anvers, avec une saveur parfumée légèrement amère. Un autre bonne bière pour se désaltérer.

    L’Eku Kulminator. C’est une bière allemande, la bière la plus forte du monde, ses 13,5°, et je ne vous conseille pas de faire un concours avec un habitué. Elle est ambrée et corsée, c’est une véritable liqueur de malt qui convient pour l’apéritif et la dégustation. Réellement exceptionnelle.

    L’Adelscott. Une bière française d’Alsace corsée qui fait 8°. Elle se boit aussi en apéritif. Sans rivaliser avec les bières trappistes, c’est néanmoins un excellent produit.

    La Gouden Carolus (ou Carolus d’Or). Produite par Het Anker, une brasserie belge de grande réputation dont nous avons déjà parlé. Une brune corsée de près de 8°, qui a un fort goût de malt. Se déguste aussi en apéritif ou, pourquoi pas, sur un fromage à la manière d’un Porto Vintage, comme on me l’a fait savourer à Bruxelles. Pour les amateurs.

    La Dortmunder Classic. Blonde et désaltérante, produite par la brasserie Wenker Kronen, est une bière de densité légère particulièrement bienvenue pour étancher la soif.

    La Stiftsherren. Une autre Dortmunder pleine de corps et tout aussi désaltérante. A servir à 9 ou 10° avec un bon collier. N’oubliez pas que Dortmund est la plus grande ville de brasserie d’Allemagne et qu’on y fabrique de la bière depuis que l’Empereur lui en accorda le droit en 1293, ce qui est déjà en soi une référence.

     

    L’Europe c’est aussi le Danemark, surtout connu pour ses Pilsener plus douces que les tchèques de Pilzen. Le pays compte pourtant une variété de bières extraordinaires qui n’est comparable qu’à celle des bières belges et allemandes. Carlsberg et Tuborg : les marques les plus connues sur notre marché diffusent elles-mêmes une quinzaine d’autres marques sur le marché intérieur danois. Parmi les productions les plus originales, notons les “Bières Blanches” très légères.

    La Let Piner de Carlsberg. Elle est presque d’aussi faible teneur alcoolique que les blanches, mais de couleur blonde cuivrée avec une saveur de malt grillé prononcée.

    La Carlsberg 47. Légèrement colorée et un peu plus forte : 4°.

    La Tuborg Lager. Une des meilleures danoises de grande diffusion et d’exportation. Relativement forte (4,5°), elle a, elle aussi, un goût de malt soutenu, qu’il faut savoir apprécier.

    La Wilbroe Imperial Stout. Fabriquée par une des petites marques qui se partagent les 20% du marché que leur laissent les deux grandes (Tuborg et Carlsberg). C’est une bière faiblement colorée, de 6° environ. Très agréable pour la soif, elle n’est pratiquement pas exportée à ma connaissance…

    La Thor Buur. Une bière forte et colorée produite par une petite brasserie indépendante, qui mérite aussi de retenir l’attention.

    La Faxe Fad. Une blonde désaltérante au goût de houblon, produite par un autre brasseur indépendant qui se refuse à pasteuriser ses produits pour leur conserver toute leur saveur.

     

    Bien sûr, il y a les hollandaises dont Heineken (rien à dire pour sa qualité), très implantée en France, est la marque la plus connue. A côté du second géant Skol, on compte aussi de nombreuses petites brasseries. La Trappist (la seule bière d’abbaye de Hollande) vous décevra peut-être, car c’est en réalité une Pils courante pour la soif, quoique de bonne qualité.

     

    Pour référence, bien qu’elles méritent un plus long développement, les bières irlandaises et les écossaises dont la Campbell’s Scotch, assez forte mais moins alcoolisée, malgré son nom, que les allemandes et les belges les plus corsées.

    Dans l’Hexagone, la plupart des petites brasseries ont été absorbées au cours des dix dernières années par la bande des six : BSN (Kronenbourg, Kanterbrau…), Pelforth, Artois, Union des Brasseries, Heineken et Brasseries du Pêcheur. Ce guide n’étant pas spécifiquement un guide de la bière, j’ai fait le choix de ne parler que des bières françaises d’exception. A vous de ne pas me tenir rigueur de ne pas vanter les mérites des produits de ces six grands.

    Personnellement, j’aime d’ailleurs bien la Pelforth brune, même si certains la considèrent avec un certain mépris et accordent leurs faveurs aux produits de diffusion plus restreinte. Élitisme, quand tu nous tiens… Nous avons donc quelques bières susceptibles d’égayer les palais les plus difficiles. J’ai déjà cité l’Adelscott d’Alsace, à laquelle il faut ajouter :

    La Pastor Ale. Artisanale, produite à Anolin. Ambrée, de 6,5°, présentée en bouteilles champenoises. C’est une bière de garde.

    L’Abbaye de Saint-Landelin. Une blonde forte, parfumée et fruitée, qui rivalise, sinon avec les grandes trappistes belges, avec certaines bières d’abbayes.

    La Saint-Léonard. Une bière de garde produite à Boulogne-sur-Mer. Dorée et corsée, une autre bière de qualité indiscutable qui vous surprendra agréablement.

    La bière du Ch’ti. Issue du nord, comme vous l’avez deviné. Une blonde fabriquée elle aussi élaborée de façon artisanale.

  • LES VINS ET LA GASTRONOMIE DU MIDI TOULOUSAIN

    La carte des millésimes

     


    Côté gastronomie, ce sont des régions connues pour leur bonne chère, aux spécialités rustiques et solides. La viande la plus utilisée est l’agneau, préparé sous toutes ses formes. Le lait, lui sert à la fabrication du roquefort ; les peaux rejoignent les usines d’où elles ressortent transformées en gants… Dans le Rouergue, on ne fait pas mentir les proverbes, la preuve, « tout est bon dans le mouton » ! Cette cuisine utilise aussi le porc, les oies et canards, ainsi que les veaux élevés sous la mère.

    Le gibier à poil (lièvre, sangliers, et une race de chamois en voie d’extinction, les isards, que l’on peut rencontrer dans les Hautes-Pyrénées)  et le gibier à plumes (grives, palombes, bécasses et perdrix) ont une place prépondérante. 

     

     

    Dans ces pays, nombreuses sont les spécialités charcutières : foie gras d’oie ou de canard, confits, magrets –toujours de ces même volailles– et même confits de porc, et tout ce qui en découle : jambons crus, cuits, saucissons, saucisses, ainsi que des préparations typiques tels le « cambayou », jarret de porc salé, le « coustellou », travers de porc, le « said », panne de porc à consommer rance dans une soupe. Les boudins n’ont pas été oubliés, le blanc appelé « melsat », le noir (« galabart ») et l’andouillette, saucisse à base de couenne. Pour Pâques, les habitants des ces régions dégustent au petit déjeuner, accompagné de radis, le « fetze », saucisse de foie de porc conservée deux mois dans la saumure puis séchée. Le mouton, si prisé, se retrouve sous forme de tripes, de gras-double. A goûter particulièrement celles du Rouergue, avec du jambon. Mais si vous préférez, il y a les ballotines de dinde, les cailles farcies au foie gras que l’on trouve dans le Lot, à Cahors, et qui sont toujours très appréciées.

     

    Classement Sud-Ouest Perigord 

    Vignerons sélectionnés 

    En revanche, peu de poissons dans ces régions, principalement des truites, des sandres, des brochets, goujons et saumons que l’on pêche dans l’Adour. 

     

    Bien que dans le Lot, le marché de la truffe soit très important, nous ne retrouvons pas ce légume dans les plats régionaux, ou vraiment très rarement. Les soupes, elles, sont très variées, le plus souvent à base de fèves avec du lard, du jambon, de la mie de pain, de la menthe et de l’ail, ou seulement avec du lard légèrement ranci placé dans une boîte trouée, c’est alors la « gargoutière ».

    La soupe aux choux a plusieurs variantes : en Ariège on rajoute du confit, dans l’Aquitaine on lui adjoint du porc et des haricots, c’est l’« ouillade ». Elle peut être préparée avec une carcasse d’oie ou agrémentée de pain et de morceaux de fromage de Laguiole trempés dans l’huile, devenant alors « soupe de laguiole ». Le pot-au-feu de poule régional, le « mourtaïrol », est préparé avec du safran. Il peut être également cuisiné à partir de bœuf haché, de légumes et de marrons, mais reste toujours parfumé au safran, c’est ce qui fait son originalité. Une autre spécialité aveyronnaise à goûter les pour les soirs de grand froid : la soupe aux châtaignes, appelé « bajanne rouergate ».

     

    Le fromage est bien entendu le grand maître, surtout avec le roquefort qui porte le nom du pays où il est produit. Acheté directement dans les caves, il est particulièrement enthousiasmant, à base de lait de brebis et fort crémeux. Une autre spécialité faite à base de lait de vache, le laguiole, qui comporte quelques similitudes avec le cantal, la seule différence provenant des laits –ce sont les vaches de race Aubrac qui donnent leur lait pour le laguiole et celles de Salers pour le cantal.

    Peu d’originalité en ce qui concerne le pain, un seul sortant du lot, le « pain ravaille » fabriqué à Foix. Ce n’est pas le cas des pâtisseries, qui occupent une place certaine. On trouve la fouace, la pompe à huile, sorte de galette non levée à l’huile et aux noix, surtout dans la ville de Rodez. Il y a également le gâteau aux noix caramélisées de Cahors, la croustade aux pommes et aux pruneaux. Cette préparation a une particularité : sa pâte feuilletée doit être aussi fine que du papier à cigarettes, elle est donc fort légère, à savourer tiède. 

     

    De Tarbes nous vient le gâteau à la broche, de Montcuq nous viennent les gaufres, d’Albi des navettes aux amandes et de petits bonbons à l’anis, les « jeannots », ou d’autres du nom de « briques ». Si vous passez par Montauban, goûtez les brioches décorées d’angélique, les « coques », et les dragées de Vabre, les pralines. A Toulouse, ville célèbre pour ses violettes, ne passez pas à côté des violettes confites. A Auch, vous découvrirez de petits gâteaux secs, les « dollars de Capéran », ou les fruits aux épices. Mazamet est le fief du « cuirot », autre friandise. Les douceurs de Bigorre, quant à elles, portent bien leur nom charmant de châtaignes, chardons, hussardes ou encore bigourdettes.

    Nous avons gardé pour le final les pruneaux à l’Armagnac, dont la réputation n’est plus à faire. Autre digestif à base de prunes, la prune de Souillac. Pour avoir son maximum d’arômes et être plus digeste, cette préparation est préalablement chauffée dans le verre puis flambée. C’est loin d’être évident à faire, il faut une sérieuse habitude !

     

      

    LES VINS DU SUD-OUEST

    Dans cette région du Sud-Ouest, les cépages et les sols ont une véritable influence, une véritable présence historique.De quoi montrer sa propre personnalité quand on en a comme c’est le cas à Cahors ou à Madiran.À quoi bon avoir de beaux cépages de caractère comme le Tannat, le Cot, La Négrette ou le Gros Manseng si c’est pour “lisser” les vins et les dépersonnaliser au point que l’on ne sait plus ce que l’on goûte ? La complexité des terroirs et des climats est pourtant bien réelle dans la région, et prouve que l’on ne fait pas la même qualité, selon les aléas de la nature, au fin fond du Béarn ou dans le Lot. C’est ce qui compte, et crée la typicité.

    En Périgord, les vins retenus sont racés comme nous les aimons, marqués par des terroirs spécifiques et des cépages appropriés. C’est vrai en Pécharmant, en Côtes-de-Bergerac, en Monbazillac ou en Côtes-du-Marmandais.

     

  • L'ALLIANCE IDEALE DES MEILLEURS VINS ET DE LA GASTRONOMIE DU LANGUEDOC

    Source: Externe

    Commençons par les viandes : on peut trouver du porc, du mouton et de la chèvre de la garrigue, des oies et pigeons, du petit gibier également, des grives, des perdreaux et des lièvres.

    En charcuteries, le menu est appétissant : foie gras sous toutes ses formes, différentes saucisses, aux herbes, truffées, boudin noirs souvent parfumé à l’anis, tripes, tripounettes, tripons plus ou moins relevés. Mais le mets probablement le plus célèbre, c’est le cassoulet : celui de Castelnaudary est à base de confit d’oie ou de canard, couennes, saucisses, porc frais, tomates et haricots de la région. Autre mets délicieux, les pâtés à base de viande de mouton, qui sont quelquefois sucrés.

    Les poissons proviennent pour la plupart de la Méditerranée : saint-pierre, rascasses, daurades, bars, mulets, thons, mérous, congres, maquereau, anchois. Sans oublier les huîtres de Bouzigues, les escargots en Lozère ou dans les vignes, et les truites du lac de Carlitte.

    En ce qui concerne les soupes, l’« eau bouillie » est très appréciée dans cette région. Cette soupe est composée d’eau additionnée d’ail, de sel, de sauge, que l’on verse sur des morceaux de pain imbibés d’huile d’olive ; elle peut aussi être préparée avec des œufs pochés. Pour rester dans le même domaine, on trouve aussi le « pain bouilli », sorte de purée de pain aillé et mélangé avec de la courge. Et les vraies bonnes soupes de campagne : aux châtaignes, au lait de chèvre, aux choux et aux haricots blancs, aux pommes de terre, aux poissons, à l’ail, à la tomate, à l’huile d’olive (la « boullinade » de Barcarés). Autre soupe typiquement languedocienne, faite avec de la graisse d’oie : le « tourain ».

     

    Quant aux fromages, ils sont principalement au lait de chèvre, en particulier les « pélardons », les « bossons » mis à macérer dans l’huile d’olive, du vin blanc et de l’eau-de-vie de marc. Sur le haut du panier (ou du plateau), la fourme d’Ambert, qu’il est important de goûter sur place. Pour déguster tous ces fromages, cette région regorge de pains aux noms amusants comme le « charleston », le « tordu », le « coiffé » ou bien la « fouace aux grattons », généralement sucrée.

    Côté douceurs, quelques valeurs sûres comme la tarte à l’anis, les croquants, les biscuits, les gâteaux secs de carnaval. A essayer spécialement : le « flône », à base de lait caillé de brebis, ou le « tillas », à base de farine de maïs et de raisins.

    Enfin parmi les sucreries, il faut goûter les bonbons aux raisins, les nougats, tourons, réglisses et fruits confits.

     

    LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L'ANNEE


    Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom

     

     

    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

     

    CORBIERES
    ÉTANG DES COLOMBES (bl)
    GRAND CAUMONT
    GRAND MOULIN
    MARTINOLLE-GASPARETS
     
    CASCADES (bl)
    MATTES-SABRAN
    SAINT-MICHEL Les CLAUSES
    SPENCER LA PUJADE
     
    CAMBRIEL (bl)
    FONTFROIDE
    GRAND-ARC
     
    CANOS
    VIGN. CAMPLONG
    TRILLOL
    MINERVOIS
    FITOU
    CABARDES
    FABAS (bl)
     
    BARROUBIO
    BERTRAND-BERGÉ
    CLARMON
    COUPE-ROSES
    HERBE SAINTE
    PÉPUSQUE
    VIEILLE (PSL)
     
    CLOS CENTEILLES
    GRAND GUILHEM
    PECH-D'ANDRÉ (bl)
    ROUDENE
     
    AGEL
    ENTRETAN
    COTEAUX-DU-LANGUEDOC
    SAINT-CHINIAN
    FAUGERES
    MIRE-L'ÉTANG (bl)
    MAS DU NOVI
    PEYREGRANDES (F)
    SAINT-MARTIN-CHAMPS
     
    BOUSQUETTE
    CLOTTE FONTANE
    COSTEPLANE
    ESTABEL CABRIÈRES
    FAMILONGUE
    GALTIER
    GUIZARD
    MAS NUY
    PECH DE LUNE
    CAVE ROQUEBRUN
    VALAMBELLE
     
    CLOS BELLEVUE
    CROIX CHAPTAL
    MAS de CYNANQUE
    L'ESCATTES
    GRANDES COSTES
    SAUVAIRE
    REYNARDIÈRE (F)
     
    ARGENTEILLE
    COTES-DU-ROUSSILLON
    VDN
    DIVERS
    DAUMAS-GASSAC (bl)
     
    BARTHE
    CASA BLANCA
    DOMAINE DE BELLEVUE
    MAS ROUS
    TERRES DE MALLYCE
     
    LOUS GREZES
    MODAT
    PIÉTRI-GIRAUD
     
    Dom BRIAL
    GRESSAC
    Mas de MADAME
    MONTANA
    MOULINES
    LE SOULA
     
    MAS D'ESTELLE
    Philippe NUSSWITZ
    PLAINE-HAUTE

     



    DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

     

    CORBIERES
    FONTSAINTE
    (PRIEURÉ de BUBAS)
    BORDE-ROUGE
    VIEUX-MOULIN
     
    AURIS
    ROQUE-SESTIERE
    MINERVOIS
    FITOU
    CABARDES
    CAVAILLES*
    LA GRAVE (bl)*
    MAS DE L'ONCLE
    PIQUE PERLOUP (bl)
     
    FAUZAN
    LAURIERS (PP)
    MAILLOLS
    COTEAUX-DU-LANGUEDOC
    SAINT-CHINIAN
    FAUGERES
    FLAUGERGUES
    FONTAINE-MARCOUSSE
    KARANTES
    MADURA
    MARION PLA
     
    JORDY
    (LÉGENDES)
    MONTPLO
    COTES-DU-ROUSSILLON
    VDN
    DIVERS
    BOURDIC
    MAIRAN
    (CLOS SAINT-GEORGES)
    COUME DU ROY
    MAS DES QUERNES
    MILLE VIGNES
    MINGRAUT
    MONTROSE
    RIVES-BLANQUES
    SERRES (Malepère)

     



    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

     

    CORBIERES
     
    MINERVOIS
    FITOU
    CABARDES
    (SAINT-JACQUES D'ALBAS)
    COTEAUX-DU-LANGUEDOC
    SAINT-CHINIAN
    FAUGERES
    (PRIEURÉ SAINT-JEAN DE BÉBIAN)
    (LA VERNÈDE)
    COTES-DU-ROUSSILLON
    VDN
    DIVERS
     

     

    IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements

     

     

     

     

     

     

     

  • DU JURA AU BORDEAUX, 10 VINS TYPES COMME ON LES AIME

    DOMAINE DANIEL DUGOIS


    ARBOIS
    Dans la famille, nous sommes vignerons de père en fils et cultivons la vigne avec respect, depuis des dizaines d’années. Situées au coeur du triangle d’or (Arbois, Salins-les-Bains et Poligny), nos vignes bénéficient d’un sol particulièrement favorable à l’épanouissement des cépages Trousseau, Ploussard mais aussi Savagnin et Chardonnay. Nous avons coutume de dire que le vin ressemble au vigneron qui les vinifie. Aussi, notre passion reste intacte et nos 10 ha de vignes sont cultivés en lutte raisonnée dans le respect du sol. Les terres d’argile rouge et sols argilo-sableux avec cailloux gréseux permettent la culture de cépages authentiques. Le plaisir que procurent nos vins, est pour nous la meilleure récompense de notre travail. On le voit avec ce Vin Jaune 2005, vendanges manuelles, pressurage pneumatique, après un débourbage de 20 heures, la fermentation alcoolique s’enclenche d’elle même avec des levures indigènes.?La fermentation malolactique est réalisée avec des bactéries naturelles.? L’élevage se fait sous voile, en fût sans ouillage environ 7 ans pendant lesquels le Savagnin va prendre le “goût jaune”.?Le vin est puissant aux arômes de fruits secs, de bouche soyeuse, ronde avec une intensité bien parfumée en finale, de grande garde, à déguster sur un faisan à la crème. Le Vin de Paille 2008 est récolté en tout début de vendange, en ne prenant qu’une ou deux grappes par cep.?Elles sont transportées dans des cagettes sans être tassées.?Une 2e équipe fait un nouveau tri pour enfin les placer sur des claies grillagées dans une grange.?Le séchage durera 3 à 5 mois, permettant aux raisins une déshydratation de 70%.?Ainsi, les baies se concentrent en sucre et en arômes. Après pressurage des baies regorgeant de sucre, on obtient 15 à 18 l de moût pour 100 kg de raisin qui va alors fermenter lentement, avant de vieillir en fûts de chêne pendant au moins 2 à 3 ans. Bien sûr, cela donne ce vin harmonieux, mature, aux arômes de fruits blancs, avec en bouche des notes subtiles de miel, de pain d’épices, de rose et de citron confit, d’une grande persistance, alliant charme et structure.
     

    CHAMPAGNE GREMILLET


    BALNOT-SUR-LAIGNES
    Vignerons depuis plusieurs générations, la Maison Gremillet est une exploitation familiale où deux générations travaillent ensemble. Composée de 40 hectares de vignes, elle est située dans un petit village à180 km de Paris et à 45 km de Troyes, capitale historique de la Champagne. Elle commercialise 500 000 bouteilles chaque année à travers le monde, ses cuvées sont régulièrement récompensées parmi les plus grands concours internationaux de vins; reconnue par le monde diplomatique, ce sont plus de 50 ambassades et consulats qui sélectionnent leur champagne pour leurs réceptions de prestige. Aidés des dernières techniques en viticulture et œnologie, la Maison assure à travers ses différentes cuvées, toute l’expression d’un terroir d’exception : la Champagne. Coup de cœur pour ce Champagne brut cuvée Prestige, 50% Pinot noir, 50% Chardonnay, de mousse légère et abondante, d’une belle harmonie en bouche, tout en fruité et finesse, aux arômes complexes de petites fleurs blanches et de noisette, de bouche fraîche et persistante, à prévoir, par exemple, sur un turbot sauce hollandaise. Le brut Grande Réserve est un pur Pinot noir, où se décèlent des nuances de miel, de brioche et d’abricot sec, d’une bien jolie robe or clair, de bouche ronde, très structurée et ample, un Champagne de table, qui m’a vraiment séduit, parfait sur des quenelles de brochet ou un croustillant d'abricot au nougat glacé. Le brut Sélection, 70% Pinot noir, 30% Chardonnay, charpenté et harmonieux, est de jolie robe dorée, au nez complexe (narcisse, noix), tout en finesse aromatique. Excellent brut Cuvée Rosé 2007 100% Pinot noir, distingué, aux arômes délicieux de rose et de fruits mûrs.

    CHATEAU CANTENAC


    SAINT-EMILION Grand Cru
    Nicole Roskam-Brunot, après des études de droit et d'économie régionale à l'université de Bordeaux, a décidé de se consacrer entièrement à son vignoble et d'apporter les soins les plus attentifs à la vinification et au terroir en veillant à ce que le sol dispose de tous les oligo-éléments nécessaires à sa prospérité. Aujourd’hui, Nicole Roskam-Brunot est aidé de ses fils. Frans s’occupe de la partie technique et d’une partie de la commercialisation, et gère également notre Listrac-Médoc Château La Lauzette Declercq, Cru Bourgeois, et Johan s’occupe de la commercialisation et de la gestion du Château Cantenac. « C’est une période charnière où j’effectue la passation de pouvoir à mes deux fils. Je n’oublie pas Frédéric qui même s’il ne travaille pas sur la propriété, a quand même réalisé le site internet et reste un fervent soutien. Donc tout le monde se sent impliqué ! » Les 12 hectares s'étendent dans le prolongement du coteau saint-émilionnais, dominant la vallée de la Dordogne. Il est composé de 75% de Merlot noir, 20% de Cabernet-franc et 5% de Cabernet-Sauvignon. Le terrain sablo-graveleux et argileux permet une excellente maturation du raisin. Le vin est très élégant, merveilleusement bouqueté et fruité, d'une belle complexité et longueur en bouche. En 2000, ils ont lancé la cuvée “Sélection Madame”, une jolie sélection de Merlot, un vin charmeur et très fruité. L’œnotourisme prend une part de plus en plus importante avec des visites-dégustations traditionnelles ou personnalisées. Et la charte “Vignobles et chais en Bordelais” est venue valider la qualité de notre accueil. Il y a également Les Portes Ouvertes, au mois de mai, qui sont toujours l’occasion de présenter notre vignoble avec un évènement culturel et ludique, et, dans le cadre des Grandes Heures de Saint-Emilion, les concerts-dégustations.

     

    DOMAINE MOULIN DU POURPRÉ


    COTES-DU-RHONE
    Les coteaux sablonneux, le soleil du midi et la patience de neuf générations ont façonné le vignoble de ce Domaine dont la production annuelle est d'environ 1000 hectolitres. Sur près de 21 hectares sont plantés des cépages chaleureux: grenache, syrah, mourvèdre, cinsault, bourboulenc etc... La vinification est assurée par la propriétaire Françoise Simon. Journaliste pour la presse écrite et la télévision à Paris, Docteur ès-lettres et enseignante à l'Université de Nanterre, Françoise Simon est devenue vigneronne suite au décès de son père en 1995. Pour réjouir vos tables et mettre en valeur les mets que vous y présentez, le Moulin Du Pourpré produit des vins de trois couleurs: Le ROUGE issu d'un assemblage de 50% syrah et 50% grenache est très classique, racé, aux tanins ronds. Très fin au nez, il est intense, parfumé, charnu en bouche avec une dominante de fruits rouges surmûris et de cassis, accompagné de notes d'épices et de sous bois. Il associe souplesse, velouté, élégance et structure. Le ROSE : de robe soutenue, est issu d'une saignée de syrah, grenache et cinsault avec, parfois, une pointe de mourvèdre. C'est un vin de caractère, savoureux, puissant et friand, fringant et épicé, aux arômes de fruits rouges. Il se boit très frais, à l'ombre. Le BLANC : issu d'un pressurage direct de Bourboulenc, Ugni blanc, et grenache blanc qui lui confère une grande fraîcheur, des notes de fleurs blanches, et d'abricot, du fruit et une belle persistance en bouche. Le passage en fût de chêne d'une petite partie lui apporte de la rondeur associée à des notes de vanille. Notre ROSE : LA VIE EN ROSE, une cuvée dont le nom correspond bien aux qualités aromatiques de ce rosé: délicieusement rétros comme des bonbons anglais à la framboise et la groseille que l'on suçote en écoutant les mélodies de Piaf. Puissant et long en bouche, comme la voix vibrante de la chanteuse. Gouleyant et acidulé, telle la gouaille des faubourgs de la Parigotte. Du charme et le côté flatteur des intonations caressantes d'Edith, ce rosé chaleureux donne envie de chantonner: «...je vois la vie en rose....et ça m'fait quelque chose. Il est entré dans mon coeur une part de bonheur, dont je connais la cause....» L'émotion est au rendez-vous. Simple, vraie.

     

    CHATEAU REDORTIER


    BEAUMES-DE-VENISE
    Château Redortier, site historique renommé, compte 35 hectares d’un seul tenant particulièrement bien situés face aux prestigieuses Dentelles de Montmirail. Le Domaine s’étend sur l’aire d’appellation Beaumes-de-Venise et Gigondas, et produit aussi du Côtes-du-Ventoux et du Vin de Pays de Vaucluse. Son terroir est exceptionnel, outre un paysage d’une beauté à couper le souffle, les vignes s’étagent à plus de 400 mètres d’altitude, sur des coteaux exposés plein sud, bénéficiant d’un sol argilo-calcaire et de la sécheresse estivale. L’exploitation est familiale, Sabine et isabelle apportent tous leurs soins aux vins, sans négliger les conseils avertis d’Etienne et Chantal qui créèrent le domaine en 1956. La culture des vignes est menée de façon raisonnée, dans un souci constant de l’environnement. les rendements sont volontairement limités aux alentours de 30 hl/ hectare ; gage de qualité. Les vendanges se font à la main, ce qui permet un tri rigoureux des raisins dès la cueillette. La vinification est traditionnelle ; pressurage léger, températures contrôlées et maîtrisées tout au long des fermentations. Les rouges passeront deux hivers en cuve avant leur mise en bouteilles. Les vins ne séjournent pas en bois, la qualité de leur terroir leur confère un caractère boisé naturel. Les vins Château Redortier sont présents sur les cinq continents ainsi que sur les meilleures tables. La cave est ouverte tous les jours sans exception, de 10h à 12h et de 14h à 18h. Nous disposons d’un caveau secondaire dans le village même de Suzette, ouvert d’avril à octobre, « La Grange de Château Redortier ».

     

     

    DOMAINE L'ENTRE DEUX MONDES


    BORDEAUX SUPERIEUR
    Le choix de la culture biologique était évident pour ce vétérinaire ostéopathe, créateur et organisateur de la Foire Biologique et artisanale de Libourne depuis 1999. Il s'est lancé dans l’aventure viticole en 2004 avec 2,53 ha de vignes, installées sur deux coteaux orientés nord-sud pour les Merlots (70%) et est-ouest pour les Cabernets-Sauvignon (30%). Les parcelles sont d’âges différents : 15, 30 et 50 ans. Vendanges manuelles et conviviales, tris sur pieds et sur table à l’entrée du chai, vinification sans apport de levures, élevage en cuves et en barriques... Beau Bordeaux Supérieur cuvée Azur 2009, médaille d'Argent au concours Expression des vignerons bio d'Aquitaine, cuvée spéciale de Merlot, très parfumé, harmonieux, un vin où la souplesse prédomine, tout en nuances, aux tanins fondus. Le Bordeaux Supérieur 2009 (80% Merlot, le reste en Cabernet-Sauvignon), aux notes de fruits rouges mûrs (griotte, framboise) et d’épices, de bouche riche, tout en saveurs, un vin charnu et charpenté, déjà charmeur mais de bonne garde. Le 2008 (70% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon, issu d’un élevage mesuré en barriques, un vin produit en toute petite quantité (seulement 2000 bouteilles), a reçu la médaille d’Argent au concours des vins Bio Amphore 2011, un vin harmonieux, aux notes de sous-bois et de griotte mûre, de bouche ample et fondue, de très bonne évolution. On savoure également ce Bordeaux Supérieur 2006, puissant et complexe, très harmonieux, charnu, aux nuances de mûre, de girofle et d’humus, tout en distinction, qui poursuit sa belle évolution, et le Bordeaux Supérieur cuvée des Mille et Une Nuits 2005, classique de ce grand millésime chaleureux, un vin riche, au nez intense, de couleur profonde, complexe au nez comme en bouche (pruneau, épices), avec des tanins mûrs et bien fermes à la fois.

    CAVE DRUSSE NATHALIE ET DAVID


    SAINT-NICOLAS-DE-BOURGUEILUn domaine de 21 ha. Ces jeunes viticulteurs ont été récompensés en 2005 par le prix Départemental de la Dynamique Agricole. Nous n'utilisons plus de désherbant chimique dans nos vignes, précisent-ils, qui sont enherbées entre les rangs et travaillées en surface aux pieds. Très classique du millésime, ce remarquable Saint-Nicolas-de-Bourgueil Vieilles vignes 2013, terroir argilo-calcaire, est un vin où dominent la structure et la finesse, aux notes de truffe et de fraise des bois, de jolie robe, typé, de bouche flatteuse et riche à la fois, dense, avec des tanins mûrs, de garde. Le 2012 est particulièrement réussi dans ce millésime capricieux, charnu, aux tanins bien présents, harmonieux, un vin ferme et soyeux à la fois, avec une bouche souple et persistante. Le 2011 est de belle robe grenat, charnu, très équilibré, aux arômes d’épices, de fruits rouges cuits et de violette, aux tanins soyeux. Leur autre Saint-Nicolas-de-Bourgueil Les Graviers 2013, élaboré sur des terroirs de silex et de sable, est riche en couleur comme en matière, au nez subtil de fruits à noyau, tout en bouche, de robe grenat, finement épicé. Le Saint-Nicolas-de-Bourgueil rosé 2013, assez rare, est aussi une réussite, avec ce nez de pivoine, franc et friand. Excellent Bourgueil Leroy de Restigné 2013, marqué par son sol de tuffeau, généreux, avec des nuances bien caractéristiques de fruits rouges mûrs (cerise, fraise des bois). Accueil gratuit pour les camping-caristes adhérants à France Passion ou autres. 

     

    MAISON MOLLEX


    SEYSSEL
    La famille Mollex du Pays de Seyssel se consacre à la culture de la vigne et au négoce de ses vins depuis 1359. C’est le plus grand vignoble de l’appellation Seyssel, soit 30 ha de vignes, cultivées uniquement avec le cépage Altesse, aussi appelé Roussette de Seyssel. Aujourd’hui, c’est Jean-Luc et Sébastien qui ont repris le domaine et ils se feront un plaisir de vous accueillir au caveau pour une visite et une dégustation de leurs vins. Superbe Seyssel Vieilles Vignes Roussette 2011, vinifié à basse température à partir de raisins sélectionnés provenant des plus vieilles parcelles (plus de 50 ans), élevage sur lies fines, typé, charmeur et bouqueté, ample et persistant, avec des nuances de fruits jaunes mûrs bien spécifiques, de bouche nerveuse et dense à la fois. Le Seyssel La Tacconnière 2011, aux notes de fruits à chair blanche (poire, pêche), des notes florales (violette, tilleul) et minérales en finale, est parfait sur un poisson d’eau douce comme sur une tartiflette. Remarquable Seyssel Clos de la Péclette 2011, à dominante de fleurs blanches et de noix, d’une belle persistance, dense au nez comme au palais, mêlant élégance et structure. Leur Roussette de Seyssel cuvée La Tacconnière 2010, fermentation alcoolique très lente, pas de fermentation malolactique, de robe or pâle aux reflets argentés, est un vin frais et suave à la fois, très agréable à l’apéritif ou des crustacés. La Mondeuse, sols argilo-calcaire et molasses d’alluvions glaciaires, est une référence. Excellent Seyssel Méthode Traditionnelle brut, deuxième fermentation de prise de mousse en bouteille, celle-ci est réalisée sur lattes, pendant une durée variant de 18 à 24 mois alors que la législation n’impose que 9 mois, ce qui va privilégier la finesse de ce très joli vin, de mousse légère, de bouche charmeuse, riche en arômes (amande, pêche, fleurs...).
     

    CHATEAU FORTIA


    CHATEAUNEUF-DU-PAPE
    Authenticité, grande tradition familiale, terroir exceptionnel. Ici, au cœur de l’appellation de Châteauneuf-du-Pape, le Baron Pierre Le Roy de Boiseaumarié a toujours été la référence de l’appellation. Ses descendants s’attachent à respecter son œuvre en élevant de grands vins racés. Le Domaine produit des vins blancs et des vins rouges. Les vins blancs sont issus des cépages Clairette, Roussane et Grenache blanc. D’une couleur or pâle avec des reflets verts, ils sont secs et possèdent en bouche une fine saveur minérale avec un arôme discret de fleur. Le millésime disponible est le 2004. Les vins rouges sont élaborés à partir de trois cépages. Le Grenache domine généralement, et se mêle à la Syrah et au Mourvèdre dans des assemblages qui synergisent leurs potentiels respectifs. Les proportions varient en fonction des caractéristiques des produits vendangés. Château Fortia se distingue par des vins d’une très belle couleur soutenue et profonde, souvent frangée de violet. Beaucoup de richesse, d’arômes persistants et complexes rappelant la prune et divers fruits rouges. Les vins sont amples en bouche, bénéficiant d’une belle longueur suave et onctueuse. Vous pouvez actuellement vous procurer les millésimes 2009, 2010 et 2011, et des vins de garde superbes présentés en magnums.
     
     

    DOMAINE DE LA GUILLOTERIE


    SAUMUR-CHAMPIGNY
    Exploité par la famille Duveau depuis plusieurs générations, le vignoble du Domaine de la Guilloterie s'étend aujourd'hui sur 50 hectares. Au sud de la Loire et au bord de son confluent le Thouet, ce terroir bénéficie de conditions climatiques particulièrement favorables à la culture de la vigne. Sur ce sol argilo-calcaire, les cépages s'épanouissent pour donner des vins expressifs et de caractère, bien typés. Le Domaine de la Guilloterie produit un excellent Saumur blanc issu exclusivement du cépage Chenin, frais, avec des arômes flatteurs, bien typé. Le Saumur rouge est souple et très aromatique avec de la charpente qui supporte un léger vieillissement. Le Saumur Champigny est très harmonieux, bien typé avec des arômes très persistants de fruits rouges, complexe et très élégant. Le Saumur Mousseux brut et le Crémant de Loire sont deux vins aux bulles fines élaborés selon les méthodes traditionnelles, très agréables à déguster bien frais.
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