Avertir le modérateur

  • Les bières du monde

    Les origines de la bière sont presque aussi lointaines que celles du vin, et c’est l’une des raisons qui m’ont incité à inclure ce chapitre dans un guide consacré aux vins et spiritueux européens, bien que la bière ne fasse pas partie ni des uns ni des autres.

    Tous les peuples en effet ont fait de la bière, à toutes les phases de leur civilisation. Les tribus africaines en fabriquent avec du millet, les Japonais avec du riz, les habitants des Amériques, les Européens, les Australiens et les autres font leur bière avec de l’orge. On en boit dans le monde entier, surtout en Belgique où la consommation annuelle s’élève à quelque 135 litres par tête et par an, ce qui, sur ce plan, constitue un record que nous laissons à nos amis frontaliers.

    La bière, c’est le nom général de toutes les espèces de bières blondes ou brunes, légères ou fortes, vendues à la pression, en bouteille ou en boîte de métal, faites avec du malt, du sucre, du houblon, de l’eau et du levain qui fait fermenter ces ingrédients. Bien évidemment, la qualité du breuvage dépend largement de ces matières premières et de leur aptitude à donner la bière souhaitée.

    Le malt commence sa vie sous le nom d’orge. Des variétés spéciales de cette céréale sont cultivées soigneusement jusqu’à maturité. Ensuite on imbibe l’orge d’eau et on la laisse germer dans des conditions déterminées et surveillées afin que l’amidon se transforme en sucre soluble. Cela fait, on la sèche et on la fait griller; légèrement, pour obtenir une bière blonde, et plus intensément pour une bière brune.

    Les sucres utilisés pour le brassage sont des sucres de canne, traités de diverses manières pour donner des goûts différents et une bière plus ou moins douce.

    On cultive des variétés spéciales de houblon pour la brasserie qui n’utilise que la fleur : un cône de pétales d’or contenant résine et huiles. C’est le houblon qui donne à la bière sa pointe d’amertume. L’eau de brasserie est en général traitée avec des sels minéraux convenant au type particulier de bière à fabriquer. Au temps où l’on n’analysait pas encore l’eau, les grands centres de brasserie apparurent, comme en Écosse (voir chapitre Whisky), là où une source ou un ruisseau convenaient particulièrement bien à certains types de bière. La bière de Pilsen, en Tchécoslovaquie, notamment, est brassée à l’eau naturelle et on la reconnaît comme l’une des meilleures du monde.

    La levure, qui est composée d’organismes vivants, est l’agent qui fait fermenter la bière. Le brassage n’est pas une opération très compliquée : on écrase le malt dans un moulin et il est versé dans l’eau à une température surveillée attentivement. La solution de sucre est soutirée. Des tambours rotatifs agitent ensuite le mélange pour que chaque grain baigne dans l’eau et que tout le malt soit utilisé. Il ne reste plus que les pellicules qui sont d’ailleurs vendues, comprimées, pour l’alimentation du bétail (on ne sait pas si cela peut avoir une influence sur le lait…).

    Le malt non encore fermenté qui s’appelle alors wort (confer chapitre Le whisky) est pompé dans des bouilloires de cuivre où on lui ajoute le houblon et du sucre. On fait bouillir le wort pendant une heure ou deux. C’est à ce moment que le parfum et l’amertume du houblon se combinent à la douceur et au goût du malt et du sucre.

    Après ébullition, le houblon est retiré par filtrage, on rafraîchit le mélange, on le transfère dans un autre récipient et on y verse le levain qui agit sur le sucre, comme dans la fermentation du vin : transformation en alcool d’une part et gaz carbonique de l’autre. On conserve le gaz et l’on s’en sert pour rendre plus gazeuses les bières vendues en bouteille ou en boîte. La fermentation prend plusieurs jours au bout desquels la masse de levure tombe au fond de la cuve de fermentation et s’y stabilise s’il s’agit de bière dite lager. S’il s’agit de blonde claire, nommée ale, le levain, au contraire, s’accumule à la surface du liquide. Dans les deux cas, on le recueille. Il y en a alors beaucoup plus qu’à l’origine ; pendant la fermentation, en effet, les levures prolifèrent. La masse recueillie à la fin servira à provoquer d’autres fermentations et pourra être vendue aussi pour le traitement des hommes et des animaux, car c’est un dépuratif et, paraît-il, une source de vitamines.

    Dans la plupart des pays où l’on consomme de la bière, le breuvage est conservé dans de grands réservoirs à une température proche de zéro degré, pour le stabiliser et lui assurer des qualités satisfaisantes et durables. Après filtrage, on le gazéifie au gaz carbonique et on l’expédie en barils, bouteilles ou boîtes. Désormais la plupart des bières sont pasteurisées (chauffées à 60°c) pour détruire les plus infimes vestiges de levure qui pourraient subsister après filtrage. Ils pourraient, en effet, fermenter, se multiplier et troubler la couleur de la bière.

    Une lapalissade : la qualité de la bière varie considérablement selon la brasserie qui la produit, l’habileté et le savoir-faire du brasseur. Une des plus fameuses est la Tuborg, produite à Copenhague et connue dans le monde entier. D’autres localités sont devenues célèbres grâce à leur bière : Pilsen en Tchécoslovaquie, Carlsberg au Danemark, Heineken en Hollande, la Münchener vient de Munich, l’Angleterre et l’Irlande sont renommées pour leurs bières fortes, blondes ou brunes. Japon, Mexique, Etats-Unis, Australie, Cuba et Canada en produisent aussi d’excellentes, mais nous nous éloignons de l’Europe.

     

    voir aussi

    Les alcools
    L’Armagnac

    Les rhums
    Le Whisky et le whiskey 
    Le Calvados
     
    Les Liqueurs de fruits et de plantes 

    Les bières du monde 
    Le cognac

     

    Les principaux types de bières

    Lager
    Une bière fortement chargée de gaz carbonique. Son nom vient du verbe allemand lagern (emmagasiner). La Lager est une bière laissée au repos jusqu’à ce que tous les vestiges de fermentation soient éliminés. Ensuite on la gazéifie et on la met en bouteille.

    Ale
    Une bière qui, autrefois, était faite sans houblon et bue fraîche. Désormais il n’y a plus guère de différence, en Grande-Bretagne, entre l’Ale et les autres bières.

    Stout
    Une bière brune et lourde, souvent un peu sucrée, avec un goût prononcé de malt, en général issue d’un mélange à forte proportion de houblon. J’ai goûté des Stouts d’Irlande exceptionnelles, et l’on comprend qu’elles aient acquis leur célébrité par leur qualité, particulièrement les marques Guinness et Oyster Stout.

    Porter
    Semblable à la Stout, mais moins forte, avec, en général, une lourde mousse crémeuse, trop envahissante à mon avis. Elle devrait son nom au fait que ce fut jadis le breuvage des porteurs londoniens.

    Ce que je peux vous affirmer, c’est qu’il est bien difficile de tenter de classer les bières dans un ordre purement logique, tellement il existe de façons différentes de marier les principaux ingrédients qu’on retrouve dans cette boisson qui, comme le vin, remonte à la nuit des temps. Chaque brasserie a donc ses propres recettes de fabrication, jalousement gardées et transmises de génération en génération. Pour moi, les meilleures bières sont les suivantes.

    Les bières trappistes

    A tout Seigneur tout honneur (mérité). Seules cinq bières sont effectivement aujourd’hui brassées par les moines et ont par conséquent droit à l’appellation Trappiste. Si les ordres religieux de France ont acquis une grande réputation en produisant des liqueurs à base d’herbes sauvages comme la Bénédictine (voir chapitre Les Liqueurs), en Belgique, c’est à la bière qu’ils se sont consacrés. D’abord pour leur usage personnel : on a beau être moine, on n’en est pas moins homme; ensuite (et surtout) pour procurer des fonds à leur communauté, puis alimenter des œuvres de charité.

    Toutes les bières trappistes sont à fermentation haute, c’est-à-dire qu’on y ajoute un peu de levure au moment de la mise en bouteille. Elles forment toujours un certain dépôt au fond de la bouteille. Il est donc nécessaire de les laisser reposer couchées avant de les déguster. Elles se conservent parfaitement et s’affinent même en vieillissant (pas plus de quatre ans, quand même). Je vous conseille de les boire à la température ambiante. Il vaut mieux, à la limite, qu’elles soient un tout petit peu plus chaudes que fraîches, et les placer au réfrigérateur avant de les servir serait les gâcher.

    Dans la mesure où la production est limitée et l’origine garantie, on dispose d’une bonne assurance que la qualité des trappistes sera maintenue. Les couvents n’ambitionnent d’ailleurs pas d’augmenter leur production et il est fort possible, en raison de l’augmentation de la demande, qu’il y ait des ruptures de stocks. La Chimay est une exception, car sa production se développe, une partie du travail de mise en bouteilles n’est plus faite au couvent même, et le risque est pris de voir sa qualité baisser dans les années à venir si cette politique de quantité se confirme.

    La Chimay
    Produite dans une région de forêts de la Belgique, proche de la frontière française, par des moines venus originellement des Flandres. La Chimay capsule Bleue fait environ 8°. Elle est de couleur cuivrée et mousse beaucoup. Son arôme, bien équilibré, est fort. La capsule Rouge est voisine par le bouquet comme par l’aspect, mais elle ne fait que 6°. La capsule Blanche est plus claire et son bouquet est plus amer. Elle fait environ 7°.

    L’Orval
    C’est aussi une excellente bière dont l’arôme est un peu plus amer que la Chimay. Elle est présentée dans sa célèbre bouteille en forme de quille et fabriquée à Villers-devant-Orval. Cette blonde amère est particulièrement renommée en Belgique.

    La Saint-Sixtus
    Une brune très corsée dont la teneur en alcool peut atteindre 12°. Elles est fabriquée au couvent de Westvleteren.

    La Westmalle
    Cette blonde très parfumée avec un goût relativement sec en fin de bouche pour la Triple Westmalle (densité d’environ 8°). La Double Westmalle est plus foncée et plus légère (6°).

    La Rochefort
    C’est ma préférée. Bien typée, ambrée et corsée, elle se vend en 6°, 8°, et 12°, et ressemble un peu aux capsules Bleue et Rouge de la Chimay.

    Les bières d’abbaye

    L’appellation Bière d’abbaye est beaucoup plus vague. Une douzaine d’abbayes (en dehors des cinq trappistes déjà citées) se consacrent effectivement à la production de bière. D’autres marques adoptent pourtant ce sigle sans être produites dans des institutions religieuses.

    La Cuvée de l’Ermitage, par exemple, est fabriquée par la Brasserie de l’Union, dans le Hainaut. C’est une douce ambrée de 8° qui n’en est pas moins excellente.

    La Cuvée de Saint-Amand est une très bonne brune forte, brassée par De Branbandre, en Flandre.

    La Saint-Feuillen est une bière douce et dorée à l’arôme parfumé, produite par la brasserie Friard, au nord de Mons.

    L’Abbaye de Leffe (une vraie ! ) mérite une réputation comparable à celle des trappistes. Elle produit plusieurs sortes de bières, dont des rouges et ambrées et des brunes. La Leffe Triple dorée, au bouquet puissant, corsée, est une des plus fameuses, onctueuse et persistante en bouche, très caractéristique en réalité.

    L’Abbaye des Templiers (une autre abbaye authentique comparable à celle des trappistes et dont les procédés de fabrication sont très anciens). Elle se bonifie si on la conserve pendant plusieurs mois. C’est une blonde cuivrée douce et amère à la fois.

    L’Abbaye de Floreffe est, par contre, une production de la Brasserie Het Anker. C’est une boisson pâle, amère et forte qui est également très réputée mais demande peut-être une certaine éducation du palais en raison de son amertume.

    Les Gueuses

    Ce sont des bières belges qui sont actuellement parmi les plus demandées sur le mini-marché des amateurs raffinés. La particularité des gueuses est qu’elles sont constituées par le mélange de plusieurs lambics de base. Le lambic est une bière dite spontanée à base de froment qui fermente seule sans ajout de levure. La gueuse doit fermenter en tonneaux pendant de longues années et elle continue à fermenter après sa mise en bouteille. La fabrication de la gueuse demande donc beaucoup de temps et de travail. Pour le Guide, il m’a semblé indispensable de retenir deux d’entre elles :

    La Kriek, une étonnante et succulente bière rose qui a un parfum très particulier.

    La Timmermans, qui est la plus grande brasserie de gueuse et dispose de tonneaux de bois dont certains auront bientôt un siècle !

    Une spécialité : les bières aux cerises. En Belgique on les appelle des Krieken-Lambic. On ajoute au lambic de base des cerises à raison de 50 kg environ pour 250 litres de bière. Les cerises entières macèrent dans le lambic pendant plusieurs mois et l’imprègnent de leur goût. La bière fermente ensuite pendant plus d’un an après que les noyaux de cerises ont été laissés en dépôt. On peut conserver en cave les bières aux cerises jusqu’à cinq ans. Elles perdent alors en goût de cerise ce qu’elles gagnent en taux d’alcool. Vous pouvez rechercher tout particulièrement :

    La Liefmans, qui est une Kriek délicieuse de 7°, dont la saveur est extrêmement fruitée. C’est une bière qu’il est possible d’apprécier immédiatement, sans éducation particulière (c’était mon cas), et qui convient parfaitement comme apéritif. A goûter au moins une fois. Inimitable.

    La Kriek Bruegel n’est pas moins délicieuse, quoique d’une saveur un peu plus acide mais tout aussi fruitée.

    Les Ale

    L’Ale est une bière britannique qui, à l’origine, était faite sans houblon et bue fraîche. Aujourd’hui, elle a perdu cette particularité. Selon la couleur et la composition, on distingue la Pale Ale, la Brown Ale, la Light Ale, et la Bitter Ale.

    L’une des plus célèbres est bien sûr la Guinness, qui a su conserver à mon sens une réputation méritée. A ses côtés, la Thoma Hardy, qui a un goût très particulier et vieillit vingt-cinq ans en fût, et la Prize Old Ale, fabriquée à Portsmouth par Gale, une excellente bière rouge présentée en bouteille bouchonnée (ce qui est rare). Elle a une saveur très particulière et elle fait plus de 10°. Si vous voulez faire goûter une bière originale à vos amis, n’hésitez pas ! Malheureusement, elle est très difficile à trouver de ce côté-ci de la Manche…

    Dans un autre style, la Bass Pale Ale, fabriquée par Burton, est une bière qui a un goût de houblon prononcé (environ 5°), légère, agréable, de grande production pour étancher votre soif ou accompagner une choucroute.

    La Samuel Smith (une des plus vieilles maisons britanniques) commercialise différentes bières de qualité Pale et Bitter. La Bitter de Smith fait environ 5°, elle est de couleur cuivrée et amère, se sert à la chaleur ambiante et non fraîche, je le répète.

    Les spécialités belges et allemandes

    Elles sont innombrables et bien souvent de fabrication artisanale : souvent une brasserie ne fournit qu’une région ou un village…

    La De Konninck, très répandue dans les bistrots d’Anvers où elle concurrence les bières traditionnelles. Elle est blonde, légèrement cuivrée et douce (4°). C’est donc une excellente bière de soif produite par une des plus vieilles brasseries flamandes.

    La Witkap Pater, blonde et claire, elle est également fabriquée dans la région d’Anvers, avec une saveur parfumée légèrement amère. Un autre bonne bière pour se désaltérer.

    L’Eku Kulminator. C’est une bière allemande, la bière la plus forte du monde, ses 13,5°, et je ne vous conseille pas de faire un concours avec un habitué. Elle est ambrée et corsée, c’est une véritable liqueur de malt qui convient pour l’apéritif et la dégustation. Réellement exceptionnelle.

    L’Adelscott. Une bière française d’Alsace corsée qui fait 8°. Elle se boit aussi en apéritif. Sans rivaliser avec les bières trappistes, c’est néanmoins un excellent produit.

    La Gouden Carolus (ou Carolus d’Or). Produite par Het Anker, une brasserie belge de grande réputation dont nous avons déjà parlé. Une brune corsée de près de 8°, qui a un fort goût de malt. Se déguste aussi en apéritif ou, pourquoi pas, sur un fromage à la manière d’un Porto Vintage, comme on me l’a fait savourer à Bruxelles. Pour les amateurs.

    La Dortmunder Classic. Blonde et désaltérante, produite par la brasserie Wenker Kronen, est une bière de densité légère particulièrement bienvenue pour étancher la soif.

    La Stiftsherren. Une autre Dortmunder pleine de corps et tout aussi désaltérante. A servir à 9 ou 10° avec un bon collier. N’oubliez pas que Dortmund est la plus grande ville de brasserie d’Allemagne et qu’on y fabrique de la bière depuis que l’Empereur lui en accorda le droit en 1293, ce qui est déjà en soi une référence.

    L’Europe c’est aussi le Danemark, surtout connu pour ses Pilsener plus douces que les tchèques de Pilzen. Le pays compte pourtant une variété de bières extraordinaires qui n’est comparable qu’à celle des bières belges et allemandes. Carlsberg et Tuborg : les marques les plus connues sur notre marché diffusent elles-mêmes une quinzaine d’autres marques sur le marché intérieur danois. Parmi les productions les plus originales, notons les “Bières Blanches” très légères.

    La Let Piner de Carlsberg. Elle est presque d’aussi faible teneur alcoolique que les blanches, mais de couleur blonde cuivrée avec une saveur de malt grillé prononcée.

    La Carlsberg 47. Légèrement colorée et un peu plus forte : 4°.

    La Tuborg Lager. Une des meilleures danoises de grande diffusion et d’exportation. Relativement forte (4,5°), elle a, elle aussi, un goût de malt soutenu, qu’il faut savoir apprécier.

    La Wilbroe Imperial Stout. Fabriquée par une des petites marques qui se partagent les 20% du marché que leur laissent les deux grandes (Tuborg et Carlsberg). C’est une bière faiblement colorée, de 6° environ. Très agréable pour la soif, elle n’est pratiquement pas exportée à ma connaissance…

    La Thor Buur. Une bière forte et colorée produite par une petite brasserie indépendante, qui mérite aussi de retenir l’attention.

    La Faxe Fad. Une blonde désaltérante au goût de houblon, produite par un autre brasseur indépendant qui se refuse à pasteuriser ses produits pour leur conserver toute leur saveur.

    Bien sûr, il y a les hollandaises dont Heineken (rien à dire pour sa qualité), très implantée en France, est la marque la plus connue. A côté du second géant Skol, on compte aussi de nombreuses petites brasseries. La Trappist (la seule bière d’abbaye de Hollande) vous décevra peut-être, car c’est en réalité une Pils courante pour la soif, quoique de bonne qualité.

    Je citerais, pour référence, bien qu’elles méritent un plus long développement, les bières irlandaises et les écossaises dont la Campbell’s Scotch, assez forte mais moins alcoolisée, malgré son nom, que les allemandes et les belges les plus corsées.

    Dans l’Hexagone, la plupart des petites brasseries ont été absorbées au cours des dix dernières années par la bande des six : BSN (Kronenbourg, Kanterbrau…), Pelforth, Artois, Union des Brasseries, Heineken et Brasseries du Pêcheur. Ce guide n’étant pas spécifiquement un guide de la bière, j’ai fait le choix de ne parler que des bières françaises d’exception. A vous de ne pas me tenir rigueur de ne pas vanter les mérites des produits de ces six grands.

    Personnellement, j’aime d’ailleurs bien la Pelforth brune, même si certains la considèrent avec un certain mépris et accordent leurs faveurs aux produits de diffusion plus restreinte. Élitisme, quand tu nous tiens… Nous avons donc quelques bières susceptibles d’égayer les palais les plus difficiles. J’ai déjà cité l’Adelscott d’Alsace, à laquelle il faut ajouter :

    La Pastor Ale. Artisanale, produite à Anolin. Ambrée, de 6,5°, présentée en bouteilles champenoises. C’est une bière de garde.

    L’Abbaye de Saint-Landelin. Une blonde forte, parfumée et fruitée, qui rivalise, sinon avec les grandes trappistes belges, avec certaines bières d’abbayes.

    La Saint-Léonard. Une bière de garde produite à Boulogne-sur-Mer. Dorée et corsée, une autre bière de qualité indiscutable qui vous surprendra agréablement.

    La bière du Ch’ti. Issue du nord, comme vous l’avez deviné. Une blonde fabriquée elle aussi élaborée de façon artisanale.

    Enfin, il serait injuste, faute de ne s’en tenir qu’à des frontières réellement européennes, de ne pas dire au moins un mot sur quelques autres grandes bières. Il faut souligner, par exemple, la qualité des tchèques, les Pilsen authentiques. Qualités dues aussi bien aux bienfaits du houblon de Bohême qu’à l’eau particulièrement pure qui joue un rôle très important.

     

     
     
  • LES GRAVES QUE L'ON AIME

    Château D'ARRICAUDGRAVES Château D'ARRICAUD

    Château D'ARRICAUD 

    (GRAVES)
    Isabelle Labarthe

    33720 Landiras
    Téléphone :05 56 62 51 29 
    Email : chateaudarricaud@wanadoo.fr 
    Site : www.chateau-darricaud.fr 

    L’origine du domaine est très ancienne et nous devons son aspect actuel au Comte Joachim de Chalup. Il entra chez les mousquetaires gris en 1772, devint conseiller du Roi en 1783, puis Président du Parlement de Bordeaux. Incarcéré sous la Terreur au château-prison de Cadillac, puis libéré, il fut nommé premier Président de la Cour Royale d’Angers sous la Restauration. Le domaine fut l’objet d’agrandissements avec des cépages de choix. Depuis trois générations, la famille Bouyx-Trénit, très attachée à ce terroir et à son histoire, œuvre pour le mettre en valeur. Aujourd’hui, Isabelle Labarthe poursuit avec passion les mêmes objectifs. Le vignoble s’étend sur 23 ha d’un seul tenant. Sa partie haute est recouverte d’un manteau de graves typiques argileuses, en bas de pente affleurent les sols rouges argilo-calcaires à astéries. La propriété vient d'acquérir la certification HVE (Haute Valeur Environnementale).
    Voilà un remarquable graves rouge Grand Vin 2015, corsé, épicé, très harmonieux, riche en couleur, bien typé, de belle robe soutenue, aux notes de sous- bois et de mûre, bien charpenté et équilibré, parfumé (griotte, humus...) au palais, à déboucher avec, notamment, des rognons de veau aux pleurotes ou un civet de porcelet aux petits oignons.
    Le 2014, coloré et très parfumé, d’une jolie concentration en bouche, aux notes de fruits rouges et de réglisse, a des tanins bien soyeux et structurés. 
    Le graves rouge Réserve du Comte 2015, charpenté, élégant, aux tanins denses, est coloré et intense au nez comme en bouche (griotte, fumé...), un Vinpuissant, charmeur, avec de la matière. Le 2014 est corsé, savoureux, aux tanins amples, au nez complexe dominé par la cerise et la cannelle, alliant rondeur et charpente.
    Excellent graves blanc 2015, qui mêle richesse aromatique et persistance, dense, avec des connotations persistantes de noix et d’abricot frais. Très joli Liquoreux 2011, avec cette bouche souple, tout en subtilité d'arômes, de belle teinte dorée, aux nuances de fruits bien mûrs, d'une belle ampleur.
     

    Château BRONDELLEGRAVES Château BRONDELLE

    Château BRONDELLE 

    (GRAVES)
    Jean-Noël Belloc

    33210 Langon
    Téléphone :05 56 62 38 14 
    Email : chateau.brondelle@wanadoo.fr 
    Site : www.chateaubrondelle.com 

    Très beau Graves rouge Château Andréa 2016, particulièrement savoureux, de belle robe pourpre soutenu, aux notes de framboise cuite et de cannelle, est d’une grande harmonie, très parfumé, séveux, un vin généreux et persistant. Excellent Graves Classic rouge 2015, Merlot et Cabernet-Sauvignon, tout en bouche, à dominante de rondeur, ferme, tout en nuances aromatiques (cerise noire, prune…). Le Graves Classic blanc 2016, Sauvignon et Sémillon, aux nuances de brugnon et de lis, est un vin très harmonieux, mêlant charme et rondeur. 
    Quant à son Sauternes 2016, il est riche et distingué à la fois, à dominante de fleurs blanches et de petits fruits secs, de bouche onctueuse où l’on retrouve l’abricot confit et le pain brioché. Joli Bordeaux Supérieur Château Bras d’Argent 2015, de couleur intense, aux arômes de fruits rouges (mûre, fraise des bois...), un vin souple, aux tanins bien enrobés. 
    Beau Pessac-Léognan blanc Château d’Alix 2015, d'une jolie complexité aromatique avec des connotations de rose, de citron et de grillé, mêle élégance et structure, et se débouche aussi bien avec une truite pochée en sauce qu’avec une bourride de seiches. Le Pessac-Léognan rouge Château d’Alix 2015, de couleur profonde, très équilibré, au nez dominé par la cerise noire et les sous-bois, un vin puissant mais où la souplesse prédomine, aux tanins fondus mais bien présents.

    Château de CHANTEGRIVEGRAVES Château de CHANTEGRIVE

    Château de CHANTEGRIVE 

    (GRAVES)
    Famille Lévêque
    Domaine de Chantegrive - BP 27
    33720 Podensac
    Téléphone :05 56 27 17 38 
    Email : communication.chantegrive@gmail.com 
    Site : www.vinsdusiecle.com/chateauchantegrive 
    Site : www.chantegrive.com 

    Au sommet. Grâce aux patients efforts de remembrement accomplis par la famille depuis quarante ans, le Château de Chantegrive est devenu un superbe vignoble doté d'excellents terroirs constitués de graviers roulés mélangés à des sables fins s'appuyant sur une structure argilo-calcaire

    On laboure plus de la moitié de l’exploitation, nous explique Marie-Hélène Lévêque, nous avons construit une station d’épuration, nous pratiquons la lutte raisonnée et avons éliminé tous les produits indésirables, plantons des haies, avons des bouteilles plus légères (- 40 g) pour respecter le plan carbone… Tout une chaîne d’efforts que nous effectuons depuis des années qui correspondent à notre éthique familiale. C’est pourquoi nous avons tout naturellement reçu la certification HVE 3 (Haute Valeur Environnementale niveau 3). HVE est une certification nationale du Ministère de l’agriculture qui a pour objectif d’identifier les exploitations engagées dans des démarches respectueuses de l’environnement. Un cahier des charges indique des critères très stricts à respecter quant à la biodiversité, la pratique phytosanitaire et la fertilisation. Il s’agit d’une certification très exigeante quant aux dispositifs de défense environnementale. Une certification portée par l’Etat et validée après audit auprès d’un organisme indépendant. Ce respect de l’environnement permet de produire dans le respect des équilibres naturels et de l’environnement : vie du sol, de la faune et de la flore. 
    Petite récolte très qualitative en 2017, heureusement, nos clients ont beaucoup acheté les 2015 et 2016, des millésimes assez généreux, il nous reste du 2013, le blanc est magnifique, c’est un vin très complexe aux arômes de fleurs blanches. Chantegrive Blanc 2014 : nos blancs classiques se bonifient en vieillissant, après 5 ans, ils sont à leur apogée et gagnent en complexité. 
    Chantegrive Rouge 2015 offre une très belle structure, un vin solaire, un joli fruit bien mûr, peut-être un peu moins de finesse que le 2014 qui, lui, est un millésime plus frais

    Remarquable Graves Chantegrive blanc Caroline 2015, élevé en barriques, avec beaucoup d’expression, suave, au bouquet complexe où s’entremêlent des notes d’amande, d’abricot frais et de bruyère, c’est un vin harmonieux, riche et fin à la fois. 
    Le Chantegrive blanc 2016 a cette touche d’acidité alliée à une rondeur agréable, où s’entremêlent des notes d’amande, de fruits mûrs et de bruyère.
    Le Graves rouge 2015, dense, aux arômes de fruits mûrs, aux notes de fumé, avec beaucoup de volume et de persistance en bouche, d'une belle finale enveloppante. Le 2014 est un vin encore un peu jeune, un peu fermé mais plein d’avenir, joli boisé, beau fruité bien structuré, notes de sous-bois, un vin qui peut vieillir encore deux ans, un très beau millésime. 
    Superbe Cérons 2015, un vin avec un joli fruit, de la fraîcheur, d’une belle couleur dorée, un très bel équilibre et homogénéité gustative, un vin très accessible et très agréable, aux arômes délicieux de tilleul et d’abricot sec avec une touche d’amande. “Un vin extraordinaire, très jolie récolte, que nous ne produisons pas tous les ans, seulement les belles années.”

    Château du GRAND BOSGRAVES Château du GRAND BOS

    Château du GRAND BOS 

    (GRAVES)
    André Vincent et Marie Vincent-Rochet
    Lieu-dit Grand Bos
    33640 Castres
    Téléphone :05 56 67 39 20 
    Email : chateau.du.grand.bos@free.fr 
    Site : www.vin-grand-bos.com 

    Classé Premier Grand Vin. André Vincent, tout en restant actif à ses côtés, a transmis à sa fille, Marie Vincent-Rochet, la responsabilité de la Scea du Château du Grand Bos dont elle est gérante et la propriété du Gfa de Gravesaltes, détenteur du foncier. 

    Ma fille vient travailler avec moi sur la propriété à partir de 2018, nous dit Marie Vincent-Rocher, elle s’occupera de la partie technique : donc trois générations qui travaillent de concert au Château du Grand Bos, cela prouve la grande pérennité de cette propriété. Nous venons d’obtenir la Certification Environnementale, nous travaillons dans le respect de la nature au maximum. 
    Le 2015 est absolument délicieux, c’est en tous cas, ce que me disent les amateurs qui le dégustent. En effet, de couleursoutenue, nez expressif au fruité intense. Bouche ronde aux tanins particulièrement souples et d’une ampleur séduisante, du volume et de la matière fruitée, un Vin déjà agréable dans sa jeunesse mais d’un bon potentiel de garde.
    Nous avons à la vente des millésimes anciens, ce qui est un atout pour les consommateurs qui n’ont pas de cave digne de ce nom. Encore quelques 1998, 2007, 2008, 2009, 2010, et 2011. Notre 2009 est meilleur que le 2010, c’est un joli Vin très élégant, et nous avons aussi bien réussi le 2007. 

    On est bien au sommet avec ce superbe Graves rouge 2015, de robe soutenue, nez expressif au fruité intense. Bouche ronde aux tanins particulièrement souples et d’une ampleur séduisante. Du volume et de la matière fruité, un Vin déjà agréable dans sa jeunesse mais d’un bon potentiel de garde. Le 2014, aux arômes puissants de fruits cuits, d’humus et d’épices, de bouche riche, de très bonne garde. Le 2013, corsé mais tout en rondeur, aux tanins soyeux, au nez intense de fruits (griotte) et de fleurs (pivoine), est un Vin très bien équilibré. Beau 2012, un Vin avec beaucoup de structure, tout en bouche, au nez de cerise confite et d’humus, de charpente très élégante.
    Remarquable 2011, typé, avec des tanins souples et très équilibrés, charnu, dominé par la fraise des bois mûre et l’humus. Le 2010, de couleur intense, dont le bouquet révèle une belle osmose entre les fruits et les tanins serrés et fins, de bouche soyeuse, d’une belle persistance aromatique, de garde. Le 2009 est vraiment exceptionnel, charnucharpenté, avec des arômes intenses (truffe, cassis, sous-bois) et bien persistants, qui poursuit son évolution. Très classique, le 2008, de belle robe pourpregras et coloré, est intense, de bouche riche, pleine et fondue à la fois, aux tanins présents, de garde. Le 2007, intense en couleurcomme en arômes, aux notes de fruits rouges surmûris et d'épices, est charnu comme il le faut. 
    On excite aussi ses papilles avec le Grand Bos blanc 2016, de robe jaune-vert pâle, mêlant une bonne rondeur et un bouquet très aromatique, aux notes de lis et de citron, un Vin suave, qui dégage des nuances délicates de pêche et de noix en bouche, d’une belle ampleur.
     

    Château HAUT-CALENSGRAVES Château HAUT-CALENS

    Château HAUT-CALENS 

    (GRAVES)
    Thierry Yung
    10, allée des Aulnes
    33640 Beautiran
    Téléphone :05 56 67 05 25 et 06 75 02 15 79 
    Email : vignobles.tyung@orange.fr 

    Les origines viticoles de cette exploitation remontent à des temps assez lointains. Une partie de cette propriété a appartenu au général Eugène Dubern qui s’est particulièrement distingué en Afrique et notamment en Algérie (1839 et 1840). En 1879, M. Révolat, jeune propriétaire de l’époque, reçoit une médaille d’or pour l’une de ses récoltes ; depuis, beaucoup d'autres récompenses se sont succédé. En fin de la décennie des années 1970, M. Albert Yung, s’attache à en reconstituer entièrement le vignoble et à moderniser chais et cuverie. 
    Thierry Yung dirige cette propriété viticole qui se compose des appellations : GravesBordeaux Supérieur et Bordeaux avec principalement des cépages rouges sélectionnés de Merlot et de Cabernet-Sauvignon. 

    Pour Thierry Yung, au Château Haut-Calens, certaines vignes ont gelé, d'autres pas, les quantités sont réduites (18hl/ha), mais la qualité présente : les rosés sont fruités, les rouges structurés.
    Il commercialise en 2018 : Rosé 2017, Bordeaux Supérieur 2015, Cuvée Spéciale 2014, Haut Calens 2014 puis 2015.

    Il peut être fier de son beau Graves Château Haut-Calens rouge Cuvée Spéciale 2015, élevé en fûts, avec des senteurs de fruits rouges mûrs (cassis) et d'épices douces (cannelle), charnu, d'une grande intensité, aux tanins savoureux et puissants à la fois, d'excellente évolution. Le 2014 a des arômes puissants de fruits cuits, d’humus et d’épices, de bouche riche, où se décèlent le fumé et le poivre, un vin parfait aujourd’hui sur un pavé de bœuf façon rossini ou un lapin en gibelotte. 
    Le Graves Château Haut-Calens rouge 2015, charnu, tout en nuances aromatiques, de robe soutenue, aux tanins amples, avec ce nez où dominent la mûre, la griotte et les sous-bois. 
    Le 2014 mêle couleur et structure, au nez à dominante de fruits frais (mytille, groseille) et d’humus, avec, au palais, des connotations de fruits noirs et de fumé. 
    Goûtez son Bordeaux Supérieur Château Croix de Calens 2015, qui développe des tanins présents et fins à la fois, de robe brillante, aux notes de framboise et de cerise, très équilibré en finale, avec une touche épicée. 
    Goûtez aussi son joli Croix de Calens rosé 2017, aux arômes fruités de fraise, de pêche blanche, avec cette pointe de nervosité agréable, subtilement épicé, toujours très séduisant.

    Château JOUVENTEGRAVES Château JOUVENTE

    Château JOUVENTE 

    (GRAVES)
    D. Gutmann & Fils
    93, le Bourg
    33720 Illats
    Téléphone :05 56 62 49 69 et 06 72 31 45 81 
    Email : chateaujouvente@wanadoo.fr 
    Site : www.chateau-jouvente.fr 

    Amoureux du vin, David le père et Benjamin le fils étaient désireux de bâtir une entreprise familiale fondée sur la terre, la vie et la transmission. Leur rêve est devenu réalité avec Château Jouvente qui a été un coup de cœur pour toute la famille. 
    Selon le père et le fils, Château Jouvente est "un joyau bordelais qui ne demande qu'à être découvert et apprécié. Nos vinssont typiques de l’AOC Graves, mais surtout reconnaissables par leur élégance, leur équilibre et leur fruité.” “Emblématiques de leur appellation, les vins de Château Jouvente ont été largement récompensés ces dernières années par le Trophée d'appellation des Grands Crus de Graves
    Côté cultural, la vigne est travaillée en lutte raisonnée et en bio-contrôle, ce qui permet aux pieds de vigne de renforcer leur propre résistance face aux attaques de maladie et de se développer sur un sol riche en micro-organisme. Les rouges sont composés de merlot, de cabernet-Sauvignon et de Petit-Verdot. Le blanc est issu du Sauvignon et du Sémillon et est un produit confidentiel (produit qu'à 8.000 bouteilles). Cette charmante propriété de 8,7 ha est située au centre du village d’Illats, à 25 km au sud de Bordeaux. En vous y rendant, vous êtes certains de profiter d'une visite personnalisée et riche en enseignement. L'équipe de Jouvente vous fera découvrir, autour d'une demeure du XVIIIe siècle, le vignoble, son mode de culture en bio-contrôle, son chai à barrique et sa cave souterraine rare. La visite se conclura par une dégustation d'au moins cinq vins. Une adresse à ne pas manquer pour le plaisir des yeux et du palais.
    Coup de cœur pour leur Graves rouge 2015, issu des Cabernet-SauvignonmerlotPetit Verdot, élevé en fûts, de couleur soutenue, au nez de cassis, de pruneet d’épices, associant rondeur et structure, un vin très bien élevé, gras, tout en bouche. Le 2014, récompensé au Trophée des Graves, est long en bouche, au nez légèrement poivré, un vin avec des notes spécifiques et persistantes de mûre et d’épices, quant le 2012, médaille d’Or à Lyon, au bouquet de sous-bois et de cassis mûr, de bouche ample et fondue, développe des tanins enrobés. Le 2011 a des nuances de violette et de framboise, des tanins souples, des senteurs de fruits rouges surmûris, et poursuit une belle évolution comme le prouve ce 2008, de bouche parfumée, riche et fondue à la fois, où se mêlent la framboise et l’humus, a des tanins soyeux. Joli 2007, qui sent bon la griotte et les sous-bois, de bouche ample et souple à la fois, un vin de couleur rubisprofond.
    Le Graves rouge La Source 2015, élevé en cuves Inox, plus rond, aux arômes de framboise, de pivoine et d’épices, se débouche sur un poulet froid en gelée au safran ou un pâté de foies de volaille en terrine.
    Le Graves blanc 2016, Sauvignon et Sémillonfermentation en barriques, est suave, un vin où s’entremêlent les fruits (agrumes) et les fleurs fraîches, de bouche séductrice. Séduisant Vin de France rosé la Fontaine de Jouvente 2016, merlot (75%), Cabernet-Sauvignon (25%), vif et floral, qui sent bon la framboise.

    Château de MAUVESGRAVES Château de MAUVES

    Château de MAUVES 

    (GRAVES)
    Famille Bouche
    25, rue François Mauriac
    33720 Podensac
    Téléphone :05 56 27 17 05 
    Email : chateaudemauves@wanadoo.fr 
    Site : www.chateaudemauves.fr 

    Le 2016 est une superbe année, nous dit Michel Bouche, un vin qui a toutes les qualités, le fruit, la rondeur, la longueur, dans la lignée du 2015. Nous avons eu la chance de faire une telle récolte en quantité, le vin est aussi puissant, élégant. 
    Rosé Perle d’Anna est un vin sur le fruit, il est vinifié comme un rosé de Provence, en pressurage direct, ce n’est pas un rosé de saignée, c’est un rosé fait à Bordeaux mais vinifié comme en Provence ! 
    blanc Sémillon 2016, 100% Sémillon, à la couleur très typée Sémillon, assez claire, moins jaune. En 2017, il n’y aura pas de blanc, nous avons eu un orage de grêle terrible le 27 août, avec des grelons gros comme des balles de golf, c’est dommage car les raisins étaient superbes…
    Pour le rouge, nous avons fait la moitié de la récolte. Quand la grêle est passée sur Podensac nous étions à 4 jours des vendanges… Nous devions vendanger le mercredi mais le dimanche, la grêle, en 30 minutes, a réduit nos efforts à néant. Heureusement, il n’y a pas eu de dégâts sur les bois car c’était très tard dans la saison. Nous avions des grappes magnifiques, une récolte qui promettait d’être de toute beauté, quel dommage !
    Nous avons des normes très rigoureuses en viticulture, nous travaillons en biocontrôle, je travaille beaucoup les sols, maintenant avec le labour. Par contre, toutes ces opérations ont un coût, je ne voudrais pas trop impacter mes prix mais on y est un peu obligé. On s’oriente vers une viticulture plus respectueuse d’un point de vue environnemental mais il faut que les clients acceptent que cela ait une répercussion sur les prix de vente… tout le monde demande du Bio mais quand vous annoncez les prix… les clients font la grimace…
    Au Château de Mauves, avec notre belle série de millésimes 2015 et 2016, la clientèle peut se faire plaisir avec des vins relativement accessibles, fruités et soyeux, c’est formidable de pouvoir satisfaire nos nombreux clients qui nous font confiance depuis des années. 

    C’est vrai que l’on ne peut qu’apprécier leur Graves rouge 2016, développant des notes de griotte mûre, un vin coloré, charnu, de bouche soyeuse, aux taninsprésents et savoureux, légèrement épicé en finale comme il se doit, de belle évolution. Le 2015, bien corsé, ample en bouche, dégage des nuances de cassiset de poivre, a des tanins fondus mais présents à la fois, et se prévoit, par exemple, sur une poularde truffée aux légumes ou un jarret de veau aux petits oignons. 

    Le 2015 est un vin très mûr, petits rendements, donc un vin très concentré, notes d’épices douces, une attaque complexe et soyeuse à la fois, tanins fondus et harmonieux, pas trop d’extraction, un vin d’une très belle longueur, une très belle réussite.

    Le 2014 est généreux, avec des nuances bien caractéristiques de fruits rouges mûrs (cerise, fraise des bois), légèrement épicé en bouche, de charpente solide et fine à la fois. Le 2012, au nez de fruits rouges surmûris, légèrement épicé en finale, de très bonne charpente, est de bouche puissante et corsée. Excellent 2011, charnu et gras, au nez puissant où se mêlent la mûre et le cassis, solide, de bouche soyeuse, aux tanins fondus et harmonieux.
    Le Graves blanc 2016 est toujours très marqué par son Sémillon (100%), où l’on trouve un bel équilibre, fruité et floral. Un millésime assez exceptionnel, de la puissance mais, néanmoins, une attaque très fraîche, notes de genêt, de fruits de la passion, jolie attaque un petit peu perlée ce qui fait la vivacité du vin, parfait, notamment, sur des chipirons froids farcis à la basquaise ou des noix de Saint-Jacques aux raisins. Le 2015, finement bouqueté avec des notes de noisette, est souplefrais, délicat en bouche, sec et suave à la fois. 
    Goûtez le Graves rouge cuvée Prestige Château Bédat 2015, avec ces nuances de fruits noirs compotés, un vin aux tanins soyeux et riches, charnu, qui mêle puissance et velouté, de garde. 
    Il y a aussi ce séduisant rosé Perle d’Anna 2016, nom de la petite fille de Michel Bouche, 7e génération, majoritaire en Cabernet-Sauvignon (70%, le reste en Merlot), un bien joli vin de bouche fruitée, d’un très bel équilibre, aux notes de fraise et de rose, parfait, par exemple, sur des pointes d'asperges grillées ou une poêlée de légumes printaniers.

    Château La ROSE SARRONGRAVES Château La ROSE SARRON

    Château La ROSE SARRON 

    (GRAVES)
    Philippe Rochet
    3, Sarrot
    33210 Saint-Pierre-de-Mons
    Téléphone :05 56 76 29 42 
    Email : contact@la-rose-sarron.com 
    Site : www.la-rose-sarron.com 

    L’histoire viticole de cette propriété, datant du XIXe siècle, commence il y a 25 ans. Ce domaine est racheté en 1985 par les Vignobles Roland Belloc et entièrement replanté. C’est actuellement Philippe Rochet aidé de son fils Damien qui veille à la pérennité du vignoble. Le domaine s’étend sur 40 ha, dont 30 ha de rouge et 10 ha de blanc

    Damien Rochet nous précise avoir eu une perte de récolte de 70% due au gel, les autres parcelles sont parfaites. En blanc, où se situent les vignes les plus touchées, les Sauvignons ont été gelés, seuls les Sémillons ont résisté. En rouge, les quantités sont plus importantes et les parcelles rescapées d'excellente qualité. Les ventes en 2018 : rouge 2015, blanc 2017, cuvée Damien 2015, cuvéeAnaïs 2015, puis 2016.

    Vous allez aimer ce Graves rouge cuvée Damien 2015, parts égales de Merlot et Cabernet-Sauvignon, riche et concentré, au bouquetintense et complexe où dominent le pruneau et les épices, de belle couleur, un vin qui mêle fruit et structure. 
    Le 2014 poursuit son évolution, un vin d’une belle robe soutenue, qui dévoile des arômes de fruits bien mûrs, ample en bouche, généreux, d’une fort jolie structure.
    Le Graves rouge 2015, charnu, tout en nuances aromatiques (fruits macérés, vanille), est un vin marqué par les fruits mûrs et les sous-bois, avec une finale persistante. 
    Beau Graves blanc cuvée Anaïs 2015, 60% Sémillon, 40% Sauvignon, dont la fermentation malolactique est faite en partie en fût de chênes, puis élevage en barriques pendant un an, un vin gras, de bouche ample, riche en bouquet d’agrumes, où s’entremêlent, au palais, des notes d’amande et de bruyère, d’une belle persistance. Quant au Graves blanc 2017, majoritaire en Sémillon, le reste en Sauvignon et Muscadelle, il est tout en arômes, parfait avec une marinière de coques ou une tempura de langoustines.

    Château le TUQUETGRAVES Château le TUQUET

    Château le TUQUET 

    (GRAVES)
    Paul Ragon et Alice de la Haye
    18, route des Landes
    33640 Beautiran
    Téléphone :05 56 20 21 23 
    Email : letuquet@orange.fr 

    Classé Premier Grand Vin. Domaine de 120 ha (40 ha de vignes d’un seul tenant), dont l’implantation du vignoble et des bâtime­nts figure déjà sur les cartes royales de Belleyme au début du XVIIIe siècle. Autour d’une jolie chartreuse, édifiée en 1730 et embellie par Victor Louis, s’organisent des bâtiments d’exploitation en cour carrée dont la configuration classique a pu être préservée. Ce château est la propriété de la famille Ragon depuis 1963. D'importants travaux ont été faits dans les chais par la suite: 3 200 hl de cuverie Inox supplémentaires, un chai à barriques, thermorégulation de l'ensemble de la cuverie et climatisation des locaux de stockage. 

    Le château Le Tuquet a subi un gel extrême (98%), nous précise Alice de la Haye, toutefois, les raisins non touchés ont eu une maturité étonnante, un beau fruité, ce sera un millésime séduisant et agréable à boire. Ventes en 2018 : les 2016, 2015, 2014, 
    2012 et 2011.

    Superbe Graves rouge 2015, marqué par ces senteurs très spécifiques de fumé, riche en couleur, au nez délicat où se mêlent la mûre et le cassis, ample et solide, de bouche puissante, avec des nuances de groseille et de truffe, aux tanins soyeuxcharnu comme il se doit. Le 2014, bien caractéristique de ce que doit être un Vin de cette appellation, au nez présent avec des notes de violette, de réglisse et de pruneau, aux tanins puissants, gras en bouche, d’une très jolie finale. Excellent 2012, gras et corsé, de bouche pleine.
    Le Graves blanc 2016, élevage en cuves sur lies, avec cette fraîcheur florale doublée de senteurs fruitées, développe une bouche délicate et vive, un Vin tout en nuances, typé, avec ces connotations où s’entremêlent les fruits blancs mûrs, les épices et les fleurs fraîches, de bouche intense. Le 2015 est un Vinalliant finesse et structure, une belle rondeur et un bouquet aux connotations de petites fleurs blanches et d’agrumes, de bouche riche, longue, parfait sur une tarte aux asperges et saumon ou une truite aux amandes.

    Château de VIMONTGRAVES Château de VIMONT

    Château de VIMONT 

    (GRAVES)
    Esat Magdeleine de Vimont
    1, rue des Lilas
    33640 Castres
    Téléphone :05 56 67 39 60 
    Email : esatvimont@institut-don-bosco.fr 
    Site : www.institut-don-bosco.fr 

    Dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, notamment pour un rapport qualité-prix-plaisir exceptionnel. Au-delà de sa vocation viticole, le Château Vimont est aussi l’outil de travail de personnes en situation de handicap qui œuvrent avec passion et fierté à la production des VinsSols de graves sablo-calcaire, sous-sol argilo-graveleux. Élevage en barriques 100%, dont 30% neuves. 
    Voilà un remarquable graves rouge 2015, qui a d’ailleurs reçu une médaille d’Or à Lyon, marqué par son Merlot (80%, le reste en Cabernet-Sauvignon), au bouquet très développé avec des nuances épicées, un vin complet, de très jolie bouche où se mêlent la prune et le fumé, velouté et savoureux, de garde. 
    Savoureux 2014, aux tanins fermes et ronds à la fois, est de robe intense, harmonieux, de bouche dominée par les petits fruits rouges macérés, ample, parfait sur un onglet à l'échalote ou un carré d'agneau persillade. Le 2013, au nez délicat, mêle puissance et finesse, aux nuances de violette et de fraise mûre, généreux aux papilles, un vin très réussi. 
    Très joli graves blanc 2016, très typé Sémillon (80%, le reste en Sauvignon), Sols graves et sables graveleux, âge des vignes 35 ans, au nez fleuri, de robe pâle, brillante et limpide, qui associe la vivacité à l’élégance, d’une jolie complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de citron, avec une jolie note de fraîcheur très agréable en finale. Le 2015, avec ce bouquet unique d’agrumes frais, d’un bel Or pâle brillant, d’une très bonne acidité, d’une belle fraîcheur persistante, est un vin classique, idéal, par exemple, sur un Saint-Pierre en croûte ou un pain de poisson aux crevettes grises. Le 2014, toujours bien marqué par sa prédominance de 67% Sémillon, 32% Sauvignon et 1% Muscadelle, a des notes de pêche et de lis, un vin long en bouche, tout en ampleur et séduction.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu