Avertir le modérateur

  • VOUS AIMEZ LA GRECE ? FAITES-VOUS PLAISIR AUSSI AVEC SES VINS !

    LE PÉLOPONNÈSE

    Relié à l’Attique par l’isthme de Corinthe que coupe depuis la fin du XIXe le canal du même nom, le Péloponnèse occupe une place prédondérante dans l’économie vinicole grecque avec ses 60 000 hectares de vignes, les cépages à vins cotoyant les cépages à raisins secs, que vous connaissez tous : Soultanina (Sultanie) au nord et surtout Corinthiaki (Corinthe ) au nord-ouest et au sud-ouest. Péninsule montagneuse dont le point le plus haut (massif de Taygete) culmine à 2407 mètres, le Péloponnèse présente des bassins intérieurs d’effondrement (Arcadie) et des plaines littorales (Corinthie, Achaie, Argolide…). Les sols sont très accidentés et les reliefs très accusés, depuis le niveau de la mer jusqu’aux montagnes qui  le traversent du nord-ouest au sud-est, en les séparant en deux zones climatiques distinctes : la partie ouest étant pluvieuse et la partie est beaucoup plus sèche.

    En dehors des vins destinés à la distillerie, les appellations d’origine se répartissent en d’excellents vins de liqueur (Mavrodaphne de Patras, Muscat de Patras et Muscat Rion de Patras), et en vins blancs et rouges (Néméa, Mantinia et  Patras).

    Néméa
    Réputée pour avoir été le théâtre du premier travail d’Hercule, qui étouffa le féroce Lion de Nemée et endossa sa dépouille, Nemée, au sud de Corinthe, l’est également pour ses vins rouges secs et corsés, d’une couleur rouge profonde, épicés et puissants, que je préfère un peu rafraîchis.

    Ce “sang d’Hercule”  mérite bien son nom, très marqué par son cépage Agiorgitiko (le cépage de Saint-Georges), planté sur un vignoble qui s’étend de 250 à 800 mètres d’altitude dans une vallée et sur des coteaux paisibles limités à l’ouest par le mont Kilini.

    Mantinia
    A une altitude comprise entre 600 et 800 mètres, le vignoble de Mantinia entoure les ruines de l’ancienne Mantinée. Issu du cépage Moschofilero, le Mantinia est un vin blanc sec, fruité, assez bien équilibré, mais assez neutre en bouche, et constitue surtout un  vin de base pour vins mousseux.

    Patras
    Si l’appellation Patras correspond à des vins blancs légers et frais (maison Tsantalis), produits sur les vignobles de coteaux, et obtenus à partir d’un cépage très légèrement rosé nommé Rhoditis, c’est surtout vers les vins de liqueur que je vous incite à jeter votre dévolu.

    Le meilleur à mon sens est incontestablement le Mavrodaphne de Patras, issu du Mavrodaphne, vieux cépage rouge qui lui confère un bouquet très original. Le vin est liquoreux, très doux, velouté et corsé à la dois, très parfumé, qui demande à vieillir en barriques pour atteindre sa plénitude.

    A ses côtés, élaborés à partir du Muscat blanc, le Muscat de Patras et le Muscat Rion de Patras présentent une belle couleur topaze, à l’arôme très caractéristisque de leur cépage commun.

    LES ÎLES IONIENNES

    Etirées en chapelet le long de la côte occidentale de la Grèce, dans la mer du même nom, les îles Ioniennes comportent sept îles principales (Corfou, Paxi, Leucade, Céphalonie, Ithaque, Zante et, à la pointe du Péloponnèse, Cythère). Ici, le climat est  d’une douceur exceptionnelle (allez à Corfou en Mai et en Septembre), et la vigne est surtout présente à Corfou (Kerkyra),    Zante, (Zakynthos), Leucade (Lefras) et Céphalonie (Kefalonia). Le vin le plus renommé est le Verdea, qui fait la fierté du vignoble de Zante,très intense au nez comme en bouche, avec son goût de rancio caractéristique, qu’il ne faut pas confondre avec un goût oxydé.

    Intense, très coloré, envisagez de faire une sieste après avoir dégusté le Santa-Mavra (mavra veut dire noire), un rouge très puissant provenant du vignoble de Leucade, planté du cépage Vertzami, cultivé en terrasses dont les murettes grimpent jusqu’à une altitude de 800 m. Un bon exemple de la structure et de la typicité des rouges secs grecs, très fruités et corsés, légèrement épicés, à savourer sur une cuisine riche.

    L’île de Céphalonie, c’est le royaume des Muscat de céphalonie et Mavrodaphne de Céphalonie, deux vins de liqueur à appellation d’origine, issus des mêmes cépages (Muscat blanc et Mavrodaphne).

    L’autre spécialité des îles est le Robola de Céphalonie, un vin issu du Robola (ou Rombola), un blanc fin, fruité, de bonne bouche.

    LA GRÈCE CENTRALE ET L’ÎLE D’EUBÉE

    La Grèce centrale étend un vignoble de près de 30 000 hectares, et peut être divisée en trois secteurs distincts : l’Attique, la région d’Athènes, cœur de la Grèce, présentant des paysages de petits massifs et de plaines agricoles, et l’île d’Eubée.

    Folklore oblige, je vous conseille d’être à Athènes au moment des vendanges: la capitale hellénique est en effet traversée par des camions chargés de barils remplis de moûts en provenance des vignobles d’Attique, de Béotie et de l’île d’Eubée, destinés aux tavernes des vieux quartiers d’Athènes et du Pirée, qui ont coutume d’élaborer leur propre Retsina vendu au pichet, le vin le plus estimé des Grecs, auquel j’ai mis du temps à m’habituer, je l’avoue, mais qui peut devenir surprenant sur une simple friture ou des plats beaucoup plus épicés.

    Avec l’Ouzo que l’on déguste avec un peu d’eau, la curiosité grecque, c’est le Retsina, ce vin unique et très populaire, au goût caractéristique de “résine”, que les Grecs consomment en quantité non négligeable dans les tavernes, sous une tonnelle (il vaut mieux être à l’ombre en effet pour s’y familiariser). Surtout blanc, issu des cépages Savatiano et Rhoditis, le vin est élaboré exactement comme les vins secs. C’est l’addition de morceaux de résine de pin aux moûts avant ou pendant la fermentation (pour éviter auparavant la tendance naturelle à l’oxydation), retirés ensuite avec la lie lors du soutirage, qui confère au vin toute son originalité, et cette amertume unique.

    L’Attique présente aussi une gamme importante de vins blancs issus du cépage Savatiano, assez agréables, que la maison Cambas élève généralement très bien, comme son Domaine de Kantza.

    LA THESSALIE

    Riche bassin agricole drainé par le fleuve Pinios et entouré de hauts sommets dont le mont Olympe (2 917 m) au nord, la Thessalie bénéficie d’un climat humide et froid en hiver, brûlant en été. Son vignoble (8 500 hectares et 300 000 hectolitres) est divisé en quatre zones: les zones à appellation d’origine Nea Anchialos et Rapsani; la zone de Karditsa, où l’on produit un rouge et un blanc à base de cépages indigènes (le Noir de Messenikola et Batiki, cépage blanc), et la zone de Tyrnavos pour les raisins de table (Muscat de Hambourg). La plupart des vins sont issus des coopératives.

    Nea Anchialos
    Située non loin de Volos, antique Iolkos (d’où partirent Jason et les Argonautes à la conquête de la Toison d’or), la zone de Nea Anchialos s’étend sur quelque 600 hectares. Issus des cépages Savatiano et Rhoditis, les vins sont blancs, relativement vigoureux, et il faut les boire très frais, dans leur prime jeunesse, pour profiter de leur saveur fruitée.

    Rapsani
    Un bon vin rouge classique, provenant des cépages Xinomavro, Krassoto et Stavroto, qui se complètent harmonieusement pour donner ce vin vif et coulant, assez parfumé.

    LA MACÉDOINE ET LA THRACE

    Région fertile au climat continental, la Macédoine s’oppose au reste de la Grèce par une pluviométrie élevée et une végétation beaucoup plus intense. Les zones montagneuses côtoient en effet la plaine alluviale de l’Axios.

    Côtes de Meliton
    Sur les coteaux nord  de la montagne qui domine Porto Carras, station balnéaire de la presqu’île de Sithonia, un charmant petit village marin, a été implanté un énorme vignoble. Les vins blancs frais et fruités produits sur ce domaine Carras, issus des cépages indigènes Athiri, Assyrtico et Rhoditis, et les vins rouges charnus et capiteux issus d’un heureux mariage entre le  cépage grec Limnio et les cépages Cabernet-Sauvignon et Cabernet Franc, bénéficiant de l’appellation d’origine Côtes de Meliton.

    Naoussa, Goumenissa, Amynteon et Agioritikos
    Le vignoble de Naoussa est situé sur les pentes sud-est du massif du Vermio, sur des coteaux ensoleillés et abrités des vents froids, où mûrit le Xinomavro, certainement le plus noble cépage rouge grec. Il produit en tout cas l’excellent Naoussa, un beau rouge puissant, riche en couleur comme en arômes, et qui demande à vieillir pour s’arrondir (buvez-le toujours un peu frais). Ce même cépage se marie avec le Negosca dans les vignobles de Goumenissa, au nord de Salonique, et dans ceux d’Amynteon, un peu plus à l’ouest.

    Près du mont Athos, la maison Tsantalis élève des vins puissants (Agioritikos), issus des cépages Assyrtiko, Athiri et Roditis, provenant du vignoble du monastère de Saint-Panteleimon. Des vins qui demandent à être appréciés comme ils le méritent.

    L’ÉPIRE

    De la Thessalie à la mer Ionienne, à l’ouest de la Grèce, les montagnes de l’Épire, dominées par la chaine du Pinde (2 637 mètres), creusées de vallées et de plateaux, présentent un climat rude où sont plantés quelque 1 000 hectares. Deux appellations à retenir.

    Zitsa
    Elle est produite sur les vignobles de six communes situées à une altitude de 600 mètres, sur de petites collines au sol aride, au nord-ouest de Ioanina. Issu du cépage Debina, on y goûte un bon vin blanc très frais, sec ou demi-sec, en tout cas bouqueté, associant vivacité et rondeur en bouche, généralement très agréable.

    Metsovo
    Le plus montagneux des vignobles grecs, situé sur les pentes sud-est du massif du Pinde, est planté de cabernet-Sauvignon, que l’on a du mal à “rapprocher” du cépage bordelais, tant il en diffère. Est-ce le clone ou le terroir, ce vin rouge est corsé, très parfumé, et ma foi assez réussi.

    LES CYCLADES

    Ainsi nommées par les Anciens parce qu’elles formaient une sorte d’auréole (“Kyklos”) autour de l’île sacrée de Délos, les Cyclades sont au nombre de 39 (dont 24 habitées), et bénéficient d’un climat tempéré avec un soleil généreux, très favorable à la vigne.

    Paros
    Connue depuis l’Antiquité pour la qualité de son marbre blanc, l’île de Paros est aussi une bonne occasion de goûter un bon vin blanc, assec sec, au nez complexe, de bonne bouche, généralement bien fait, issu du cépage Monemvassia. Le puissant vent du nord de la mer Egée, le Meltem, y conditionne la culture en vigne basse (en gobelet).

    Santorin
    L’île est splendide, magique. L’ancienne Kallisté (“la très belle”) devenue Théra en l’honneur d’un chef des Spartiates, puis Santorini, du nom de Sainte Irène, patronne de l’île Cycladique, est sûrement en effet l’une des plus envoûtantes îles de toute la Méditerranée. Pas vraiment belle d’ailleurs, puisque l’île est assez austère, mais plutôt spectaculaire. La capitale, Thira, surmonte une formidable falaise haute de 300 m qui plonge à pic dans la mer. Pour y monter, vous avez le choix : le petit funiculaire ou vos jambes; pour redescendre et regagner votre bateau, préférez l’âne.

    La vigne jaillit de ce sol avare dans des conditions microclimatiques uniques. Parvenus à maturation, les raisins sont soumis à une grande chaleur diurne, alors que la nuit, une humidité dense recouvre les vignobles, absorbée par le sol. Les  vents empêchent l’accumulation d’une trop grande humidité sur les baies, ce qui favorise une maturation complète des raisins et des vins blancs d’une grande richesse en alcool. La vitesse du vent étant très élevée, on donne fréquemment aux ceps la forme d’un panier constitué de sarments et de feuilles, afin de protéger les raisins. Il faut goûter comme je l’ai fait, à l’ombre, dans les jolis bistrots aux murs blanchis, en admirant les îles voisines et les gros paquebots de croisières qui viennent déverser leurs flots de touristes, ce vin blanc d’appellation Santorin, très corsé, avec ce rien d’amertume en bouche, en réalité assez typique des bons vins grecs.

    LE DODÉCANÈSE

    Rhodes est une île où le touriste se sent particulièrement à l’aise. Depuis l’Antiquité, “l’île des Roses” a produit et exporté des vins en amphores sur lesquelles les potiers apposaient leur nom ainsi qu’une grappe de raisin en guise de marque d’origine. Deux appellations : Rhodes et Muscat de Rhodes, ce dernier étant l’un des plus beaux vins de liqueur qui soient, intense, riche, doux et doré, issu d’un assemblage de cépages muscats (Muscat blanc et Muscat de Trani) cultivés dans une toute petite région délimitée, au sud de l’île. Deux zones de production : l’une, plane, constituée de sols sablonneux, est exposée aux vents chauds venant du sud; l’autre, sur le flanc nord des montagnes, sur des collines calcaires ou schisteuses, est rafraîchie par le vent du nord, le fameux Meltem. Je préfère les blancs, assez secs, frais et bouquetés (cépage Athiri). Les rouges sont ronds et fruités (cépage Amorgiano).

    SAMOS ET LES ÎLES DE LA MER ÉGÉE

    Séparée de la côte de l’Asie mineure par un détroit de 1,5 km, Samos, c’est cette île montagneuse et verdoyante qui doit son nom au mot phénicien Sama signifiant “altitude”, et d’où provient surtout l’illustre Muscat de Samos, issu du cépage Samien que le grammairien Hésychios répertoriait déjà au Ve siècle. La viticulture a marqué l’économie de Samos tout au long de son histoire et le vin de Samos a toujours fait l’objet d’un commerce important. En l’an 1700, la production de muscat était estimée à quelque 3 000 barils, destinés aux marchés d’Orient et d’Occident, notamment la France, l’Angleterre, la Hollande, l’Allemagne… Sous licence française à partir de 1890, les vins de Samos acquirent une renommée internationale.

    Le Samos et le Nectar de Samos font partie des plus grands vins doux du monde, très riches, parfumés et moelleux, à la fois d’une grande fraîcheur aromatique, qui n’est pas sans rappeler la fleur d’oranger, et d’une intensité en bouche exceptionnelle. Du grand art, issu d’un vignoble principalement situé sur le littoral nord de l’île. Les villages situés sur le versant nord du mont Arbelos jusqu’à la côte nord de l’île (Ambelos, Manolatès, Stravrinidès…) sont considérés comme les meilleurs terroirs. Le vignoble mérite d’ailleurs une visite: ici, sur des coteaux étagés depuis le niveau de la mer    jusqu’à 800 mètres d’altitude, murets et  terrasses superposés, ne supportant souvent qu’une ou deux rangées de vignes, sont entretenus depuis des générations par les viticulteurs. Les vendanges, qui commencent durant la deuxième quinzaine d’août au niveau de la mer, se poursuivent jusqu’à la fin octobre dans les régions les plus montagneuses. La plupart des bonnes maisons grecques proposent d’excellents Muscats de Samos. La vigne est également cultivée à Lemnos (goûtez le très bon Muscat de Lemnos) et à Lesbos.

    LA CRÈTE

    J’ai passé des séjours exceptionnels ici (essayez le superbe hôtel Elounda Mare), tant pour la beauté des paysages de montagnes que de la mer, omniprésente. Petits ports paisibles, restaurants rafraîchis par des tonnelles de vignes qui protègent de la canicule, vignes, oliviers, citronniers… tout présuppose la douceur de vivre qui se dégage de la Crète. Le pays est certainement à l’origine de ma passion pour les voyages, de cette parenthèse hors du commun que savent procurer de tels lieux, où l’histoire antique s’associe aux légendes, et c’est la raison pour laquelle j’ai retenu une photo de mon périple crétois pour figurer en page de quatrième de couverture de ce guide. La Crète est la cinquième île de la Méditerranée, l’île des Dieux selon Homère, le berceau de la civilisation minoenne. C’est là que, selon le poète, Zeus serait né, aurait aimé la princesse phénicienne Europe, et aurait eu trois fils, dont          Minos, qui devait donner naissance à une dynastie qui allait marquer l’histoire du pays. Pour l’anecdote, goûtez les bons vins blancs de Minos des frères Miliarkis.

    D’une superficie de 8 305 km2, la Crète s’allonge d’ouest en est sur 260 km environ, sa largeur variant de 12 à 60 km. Elle est dominée par des reliefs importants (de 1 360 à 2 450 mètres), entre le sud de l’île qui donne sur l’Afrique et le nord qui s’ouvre vers la mer Egée. C’est dans cette partie de l’île, protégée des vents chauds d’Afrique par cet écran montagneux, que s’est développé ce vignoble dont l’origine se perd dans l’Antiquité. Dès cette époque, les anciennes villes de Cnossos, Gortyne et Phaistos avaient développé un important commerce des vins.

    Le climat est tempéré par le voisinage de la mer et les vents frais qui viennent de l’Egée sur les côtes; froid et neigeux en hiver à l’intérieur des terres; relativement  frais au printemps, et très chaud et sec en été.

    Ce vignoble d’une cinquantaine de milliers d’hectares (y compris les vignes à raisins de table) produit aussi des raisins secs (Soultanina) et le fameux raisin de table Rasaki. J’apprécie tout particulièrement ces vins rouges puissants, issus de vieux cépages tels que le Roméikon, le Liatiko de Lasithi, qui vont à merveille sur des aubergines ou des plats de légumes farcis, et qu’il est bon de savoir apprécier un peu frais, comme on sait le faire au pays. Les cépages blancs (Vilana, Athiri, Ladiniko…) permettent l’élaboration de vins assez fruités, vigoureux certes mais plus neutres.

    L’île englobe en tout cas quatre vignobles à appellation d’origine : Archanès, Peza, Dafnès et Sitia, et un Vin de Pays de Crète. Dans les régions de La Cannée et de Rethymno, on produit également des vins issus respectivement des cépages Roméikon et Tsardana.

    Archanès et Peza
    Les deux vins à appellation d’Archanès et de Peza sont élaborés dans deux zones délimitées au sud d’Héraklion, dans cette très belle région de vallées et de coteaux. C’est à quelques kilomètres de là que se trouvent les ruines du palais de Knossos, qui aurait été le palais du roi Minos, où était édifié le fameux labyrinthe dans lequel Thésée combattit le Minotaure (souvenez-vous du fil d’Ariane). Les vins rouges de ces deux appellations proviennent des cépages Kotsifali, qui apporte toute sa saveur, et Mandilari, cépage familier des îles de la mer Egée, très coloré. A Peza est également élaboré un vin blanc (cépage Vilana).

    Sitia et Dafnès
    Le vignoble de Sitia est situé à l’extrémité est de la Crète, à une altitude moyenne de 600 mètres. L’excellent cépage Liatiko permet de produire ces vins rouges colorés, robustes et francs dont je parlais auparavant. C’est ce même cépage que l’on cultive dans la zone viticole de Dafnès, région au relief accusé au sud-ouest d’Héraklion. A goûter : le vin de liqueur Dafnès que l’on peut rapprocher du Malvasia, ce nectar des dieux qui, selon la tradition, était conservé dans les jarres géantes du palais de Minos… De quoi rêver, non ?

  • QUELS PLATS SUR LES SEPT MEILLEURS HAUT-MEDOC ?

     

    Domaine de CARTUJACHAUT-MÉDOC Domaine de CARTUJAC

    Domaine de CARTUJAC 

    (HAUT-MÉDOC)
    Bruno Saintout
    20, Cartujac
    33112 Saint-Laurent-Médoc
    Téléphone :05 56 59 91 70 
    Email : contact@vignobles-saintout.fr 
    Site : www.vignobles-saintout.com 

    La famille Saintout, présente sur la commune de Saint-Laurent-Médoc depuis la fin du XVIIIe siècle, s’est installée au Domaine de Cartujac où elle élevait des moutons aux portes de la grande lande et cultivait déjà quelques arpents de vignes.

    Le 2016, nous précise Bruno Saintout, représente l'année rêvée depuis 2009, gros volumes, maturité excellente des Merlots, état sanitaire parfait, plus homogène que le 2015, un millésime vraiment exceptionnel.
    Il poursuit ses investissements pour parfaire toujours plus la qualité.

    Son Haut-Médoc Cru Bourgeois Domaine de Cartujac 2015, vignoble de 10 ha, sols de graves graves, argilo-graveleux, Cabernet-Sauvignon, MerlotPetit Verdot, mêle finesse et richesse d’arômes, de bouche suave et veloutée, très parfumée (fruits rouges surmûris, cannelle), riche en couleur comme en charpente, d’une belle finale, un vin racé, de très belle évolution. Le 2014 est un vin plein, au nez de griotte confite, aux tanins intenses mais délicats, très équilibré au nez comme au palais, avec une finale de prune et d’humus, parfait sur un agneau aux pommes de terre nouvelles ou des rognons de veau à la bordelaise.  
    Superbe Saint-Julien Château la Bridane 2015, provenant d’un vignoble de 15 ha sur graves garonnaises (Cabernet-Sauvignon, MerlotPetit VerdotCabernet franc), un très beau vin, aux arômes persistants de petits fruits noirs mûrs avec des notes de cannellegénéreuxferme, très parfumé, qui marie élégamment une finesse tannique à une rondeur persistante. Le 2014, de robe soutenue, où s’entremêlent les saveurs de sous-bois et de fruits surmûris, aux tanins savoureux, est un grand vin typé, de bouche savoureuse, d’excellente garde
    Goûtez aussi son Médoc Cru Bourgeois Château du Périer 2014, vignobles de 7 ha de Cabernet-Sauvignon et Merlotsols similaires, de belle robe soutenue et brillante, d’une jolie concentration d'arômes (myrtille, épices...), ample, typé.
     

    Domaine CHALET de GERMIGNANHAUT-MÉDOC Domaine CHALET de GERMIGNAN

    Domaine CHALET de GERMIGNAN 

    (HAUT-MÉDOC)
    Luc Monlun
    139, avenue de la Boétie ( Chai et Dégustation : 98, avenue de Germignan)
    33320 Le-Taillan-Médoc
    Téléphone :05 56 05 41 94 et 06 07 81 76 86 
    Email : contact@lesvignoblesdegermignan.fr 
    Site : www.lesvignoblesdegermignan.fr 

    Un domaine familial (6e génération) qui s'étend sur 7 ha. Il est composé de 4 grandes parcelles réparties sur les communes du Taillan-Médoc et Blanquefort. La particularité des sols (graveleux, sablonneux, argilo-graveleux) et sous- sols (graveleux, calcaires et argileux) a permis l'implantation de divers cépages ce qui en fait un des rares domaines comptant autant de variétés. 
    Coup de cœur pour ce Haut-Médoc 2015, fin, typé, de couleur profonde, au nez de mûre et de groseille, de bouche savoureuse, avec des tanins veloutés, un vin ample, d’une très belle persistance. Le 2014, où les Cabernets sont majoritaires, élevage de 18 mois en cuves et barriques dont 10 à 20% neuves, vinification traditionnelle en cuve Inox, mêle concentration aromatiquefinesse des tanins et puissance, avec des notes de fruits noirs cuits, de bouche harmonieuse et intense.
    Le Haut-Médoc Origine 2014 est un vin tout en nuances d’arômes délicatement épicées, où dominent la mûre et le cassis, très riche au nez comme en bouche, de robe intense, aux tanins puissants, de très bonne garde, et peut commencer à s’apprécier avec, notamment, un lapin aux pruneaux ou un coq au vin.

    Château DEVISE d'ARDILLEYHAUT-MÉDOC Château DEVISE d'ARDILLEY

    Château DEVISE d'ARDILLEY 

    (HAUT-MÉDOC)
    Jacques et Madeleine Philippe
    Vignobles Vimes - Philippe SAS - 5, Le Pateau
    33112 Saint-Laurent-Médoc
    Téléphone :05 57 75 14 26 
    Email : devise.dardilley@terre-net.fr 
    Site : www.chateaudevisedardilley.fr 

    Propriété rachetée en 2000 par Madeleine et Jacques Philippe qui réalisaient un rêve : elle, parce que d’origine bordelaise, retrouvait ses racines et, lui, ingénieur de formation, après une carrière dans un grand groupe de services désirait devenir vigneron. Rêve devenu réalité...
    Leur Haut-Médoc Cru Bourgeois 2015 est vraiment excellent, aux nuances de cerise noire et d’humus, de bouche flatteuse et riche à la fois, où se mêlent la myrtille et l’humus, un vin classique comme nous les aimons, intense et complexe, de très bonne charpente.
    Le 2014, de belle matière, au nez puissant de cassis, de musc et fumé, complet, avec des nuances en bouche de fruits surmûris et de poivre, bien persistant au palais. Le 2013 se goûte très bien, bien typé du millésime, un vin dense au nez comme en bouche, aux tanins soyeux. Beau 2012, aux tanins amples, à la fois riches et soyeux, aux notes de cassis mûr et de groseille, structuré, charnu, tout en bouche, qui poursuit une excellente évolution.

    Château FONTESTEAUHAUT-MÉDOC Château FONTESTEAU

    Château FONTESTEAU 

    (HAUT-MÉDOC)
    Dominique Fouin

    33250 Saint-Sauveur
    Téléphone :05 56 59 52 76 
    Email : info@fontesteau.com 
    Site : www.fontesteau.com 

    Le Château, bâti et fortifié au XIIIe avec les moellons arrachés aux terres qui l'entourent, a été entièrement rénové en 1997 et s'érige au sein d'un bel environnement naturel de 100 ha, dont 32 de vignes élevées dans les principes de lutte raisonnée qui minimisent l'emploi de produits de synthèse en intégrant les défenses naturelles de la vigne (60% Cabernet-Sauvignon, 29% Merlot noir, 10% Cabernet franc, 1% de Petit-Verdot). Terroir sablo-graveleux sur dalle calcaireVinification traditionnelle dans une cuverie moderne en Inox équipée d’une régulation thermique, cuvaison de 3 à 4 semaines, élevage de 12 mois dans quelque 700 barriques de chêne des meilleures origines françaises. Renouvellement de 25% de barriques neuves par an... Dominique Fouin apporte une attention particulière à l'état de ses ceps en remplaçant ceux qui méritent de l'être afin de maintenir toujours un niveau optimal, et propose 3 vins : Fontesteau, Messire de Fontesteau et Variation de Fontesteau.

    Dominique Fouin nous dit, qu’en 2017, le Château Fontesteau a été marqué par le gel à 60%, d'où peu de volume, mais une qualité certaine. Le millésime2017 comporte de nombreux atouts : il est de belle couleursuavefruitétendre mais structuré, moins tannique que le 2016, et tout en élégance. 
    Julien Jonquet, Directeur technique, nous précise que les ventes pour 2018 se portent pour Château Fontesteau sur les 2015, 2014, 2013, 2012, 2011 et 2008. 
    Pour la cuvée Variation (plus tannique), ce sont les 2014, 2012, 2008 et 2007. Pour les Pauillac, le millésime 2014.
    Le 2016 est parfait, une belle coloration, une acidité assez haute qui n'empêche pas un certain équilibre, des tanins très soyeux, la qualité est bien présente, mais quantité minimale. Le millésime 2016 est bien supérieur au 2015. Il n'y aura pas de cuvée Variation sur le 2016 car la qualité de la récolte est trop homogène. En projet, la construction d'une station d'épuration de traitement.

    En effet, voilà un remarquable Haut-Médoc Cru Bourgeois 2016, 61% Cabernet-Sauvignon, 36% Merlot et 3% Cabernet franc, au nez à la fois complexe et intense dominé par les petits fruits noirs, aux tanins bien présents et savoureux, un vin tout en charpente, d’une finale persistante, de garde, naturellement. Le 2015, d’une belle couleur aux reflets violets, avec des nuances de groseille, de poivre et de cassis, un très joli vin, est charmeur et puissant à la fois, tout en bouche, de garde.
    Le 2014 est très savoureux en bouche, structuré, bien marqué par son Terroirgras et persistant, intense en arômes comme en structure, avec ces nuances de cassis, de sous-bois et de réglisse. Joli 2013, de robe grenat, aux notes discrètes de sous-bois et de prune, qui mêle charpente et souplesse, bien typé, aux nuances de fraise des bois et d’épices au palais, de bouche à la fois puissante et velouté. Le 2012, de très belle robe d’un grenat profond, aux arômes de fruits rouges avec des notes fumées subtiles, est un vin chaleureux et riche, avec de la matière. Excellent 2011, qui développe des notes subtiles et intenses de petits fruits noirs cuits et de réglisse, un vin tout en bouche, à la robe foncée, légèrement épicé en finale, avec des tanins mûrs et une charpente ample.
    Quant au 2008, parfait actuellement, ample, persistant au nez comme en bouche, gras, aux tanins mûrs et savoureux, avec des nuances de groseille et de fumé, c’est un vin très représentatif de ce grand millésime classique bordelais
    Goûtez le Second Vin, le Haut-Médoc Variation de Fontesteau, équilibré, au nez expressif de cassis et de griotte, charnu, de bouche soyeuse, avec cette finale poivrée séduisante. Profitez également des sept chambres du gîte.
     

    Château HENNEBELLEHAUT-MÉDOC Château HENNEBELLE

    Château HENNEBELLE 

    (HAUT-MÉDOC)
    Pierre Bonastre
    21, route de Pauillac
    33460 Lamarque
    Téléphone :05 56 58 94 07 
    Email : pierre.bonastre@wanadoo.fr 
    Site : www.chateau-hennebelle.com 

    Une propriété familiale de 11 ha de vignes, et des viticulteurs de père en fils depuis cinq générations, qui ont apporté leur savoir-faire et donné à leurs vinsune qualité croissante au fil du temps.
    Son Haut-Médoc 2015 est de robe pourpre, au nez concentré (mûre et cassis), tout en charme, de bouche riche et harmonieuse, où l’on retrouve ces nuances fruitées et épicées, avec des tanins mûrs et pleins, classique. Le 2014 est de belle teinte rouge intense, au nez marqué par des arômes de mûre et de réglisse, un vin ample, chaleureux, très persistant en bouche. Joli 2013, de robe grenat, aux senteurs de prune et de mûre, de bouche équilibrée, idéal sur un pâté chaud de canard sauvage en croûte ou un rôti de bœuf farci aux pruneaux. 
    Le 2012 est excellent, bien typécharpenté, élégant, aux tanins denses, avec des senteurs de mûre et de musc. Le 2011, où se mêlent la griotte et l’humus, aux tanins soyeux, bien charpenté, de bouche séduisante dominée par les fruits à noyau et le fumé. 
    Beau 2010, intense en couleur comme en arômes, aux tanins présents, avec ces notes de mûre et de griotte, riche et généreux, de garde comme le 2009, au parfum de griotte et de sous-bois, d’une belle couleur profonde, de bouche puissante, très typé, un vin charnu.

    Château Le MEYNIEUHAUT-MÉDOC Château Le MEYNIEU

    Château Le MEYNIEU 

    (HAUT-MÉDOC)
    Jacques Pedro
    Domaines Pedro
    33180 Vertheuil
    Téléphone :05 56 73 32 10 
    Email : lesdomainespedro@orange.fr 
    Site : www.domaines-pedro.fr 

    Propriété de 45 ha dont 22 de vignes et une charmante demeure du XIXe siècle. Encépagement : 60% Cabernet-Sauvignon, 5% Cabernet franc et 35% Merlotvignes de 30 ans en moyenne.

    Jacques Pedro peut se réjouir, le gel n'est pas apparu au Château Le Meynieu en 2017, tout est là : qualité et quantité ! Le millésime2017 est sur le fruit, gras, volumineux, des tanins fins, soyeux, un millésime qui s'apparente au 2015. Ventes en 2018 : les 2012, 2014, 2015.

    Vous allez apprécier ce Haut-Médoc 2015, de base tannique importante et très équilibrée, dense, de robe soutenue, charnugras, au nez complexe et subtil à la fois, dominé par la griotte, la mûre et les sous-bois. Le 2014, de couleur rubis, tout en finesse comme il se doit, mêlant charpente et souplesse, aux senteurs de fruits rouges mûrs et de sous-bois. Le 2013, de belle robe rubis soutenu, est un vin très harmonieux, au nez de fruits rouges et une pointe d’épices, charnu en bouche, tout en subtilité. 
    Excellent 2012, qui a eu une médaille à Lyon en 2015, typé, développe un nez de fruits noirs surmûris, un vin ample, de jolie structure, légèrement épicé en finale, de bouche puissante et corsée. Remarquable 2011, de robe rubis profond aux reflets violets, au nez de prune, d’humus et d’épices, alliant finesse et charpente, aux tanins à la fois riches et soyeux, un vin qui emplit bien la bouche, bien typé.
    Le Saint-Estèphe Château Lavillotte 2015, vignoble de 12 ha de vignes, 70% Cabernet-Sauvignon et 30% Merlotvignes de 30 ans, est un vin de couleur intense aux reflets noirs, aux puissants arômes de fruits rouges (mûre, fraise des bois...), d’épices, aux tanins bien enrobés mais équilibrés. Le 2014 dévoile un bouquet puissant de violette, de sous-bois et de cuir, un vin riche, souple et corsé à la fois, aux tanins savoureux, de belle complexité. 

    Château TOUR-DU-ROCHAUT-MÉDOC Château TOUR-DU-ROC

    Château TOUR-DU-ROC 

    (HAUT-MÉDOC)
    Philippe et Emmanuel Robert
    1, rue de l'Église
    33460 Arcins
    Téléphone :05 56 58 90 25 
    Email : tourduroc@wanadoo.fr 
    Site : www.chateautourduroc.fr 

    Situé à 4 kms au Nord de Margaux, le vignoble du Château Tour-du-Roc, propriété de la famille Robert depuis plusieurs générations, s’étend sur douze hectares de croupes graveleuses très bien exposées. L’encépagement se compose de 50% de Merlot et 50% de Cabernet-Sauvignon.
    L’exploitation a conservé des méthodes traditionnelles de travail : taille Guyot double sans désherbage chimique, vendanges manuelles. La vinification est effectuée selon la tradition médocaine avec une cuvaison de trois semaines. L’élevage en fûts de chêne pendant douze mois est suivi d’un filtrage léger lors de la mise en bouteilles, laquelle a lieu au Château; autant d’atouts qui confèrent à ce Haut Médoc une grande qualité et une bonne aptitude au vieillissement. 

    Au Château Tour-du-Roc, Philippe Robert nous confirme la faible quantité de la récolte 2017, mais une qualité bien certaine : un vin bouquetécorsé, avec des degrés élevés qui se rapprocherait du millésime 2003. Ventes en 2018 : les millésimes 2014 et 2015.

    Coup de cœur pour ce Haut-Médoc 2015, qui sent les petits fruits cuits, mêlant puissance, typicité et souplesse, de robe grenat soutenu, très aromatique en bouche, avec des nuances de cassis, de musc et de fumé, complet, charpenté et persistant, de garde naturellement. Le 2014, de très belle matière, aux connotations de cerise, de sous-bois et d’épices, un vin puissant mais déjà charmeur, qui mêle richesse et souplesse, généreux, de fort belle évolution, que l’on peut apprécier, par exemple, avec des aiguillettes de canettes aux fèves ou un chou farci aux châtaignes et au foie gras. 

     

  • L'ENCYCLOPEDIE MONDIALE DU VIN : B COMME...

    L'encyclopédie mondiale du vin
    A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z

     

    BABIC
    Cépage rouge de Croatie, produisant des vins courants.

    BABICH WINES
    Entreprise vinicole de Nouvelle-Zélande, retenue pour son Pinot noir et le bon Sauvignon blanc Hawke’s Bay.

    BACCHUS
    1/. Le Dieu du vin. .

    2/. Il fallait oser donner ce nom à un cépage blanc d’un croisement de Sylvaner-Riesling et Müller-Thurgau, qui donne des vins modestes en Angleterre et en Allemagne.

    BACTÉRIES
    Microbes unicellulaires, utiles lors de la fermentation malolactique, ou nuisibles lors d’une altération lactique, de forme sphérique (coques) ou en bâtonnets (bacilles).

    BADE (PAYS DE)
    Situé juste en face de l’Alsace,  dans les contreforts de la Forêt Noire, le pays de Bade est une région  où les rendements comptent parmi les plus importants d’Allemagne, ce qui n’est pas peu dire. On y trouve des vins blancs et rouges, issus des Müller-Thurgau, Spätburgunder ou Ruländer, manquant souvent d’équilibre et d’acidité (est-ce le climat chaud et difficile, la qualité des cépages, les rendements ou les vinifications?), et près de 90% sont produits par les coopératives.

    BADSTUBE
    En allemagne, Badstube est de l’autre côté de la Moselle. C’est le pays de l’un des plus grands crus allemands, le Bernkasteller Doktor, qui domine le village, entouré d’autres crus tout aussi prestigieux à mon sens comme Graben ou Schlossberg. Des vins très caractéristiques, marqués par leur terroir, au nez complexe où dominent les fleurs, les fruits mûrs et le miel, puissants et très fins à la fois, souvent de grande évolution.

    BAGA
    Bon raisin portugais, corsé et aromatique, qui peut donner d’excellents vins de garde.

    BAIRRADA
    Bon vignoble portugais planté sur un sol argileux en majorité du cépage Baja, qui s’étend entre Aveiro et Coimbra. On trouve de bons vins, avec une base tannique équilibrée, ronds et parfumés, à la fois corsés et fruités, d’excellente évolution.

    BAIXO CORGO
    Ou Bas Corgo. Importante région du Douro (Portugal), à la pluviométrie abondante et à la végétation riche.

    BALATON (LAC)
    Hongrie. La région du lac produit de bons vins demi-secs de Furmint.

    BALLARAT
    Région de Victoria, en Australie. Les vins sont surtout mousseux.

    BALTHAZAR
    Énorme bouteille qui contient l’équivalence de 16 bouteilles de 0,75 cl.

    BAN DES VENDANGES
    Officiellement, c’est le début des vendanges. Pratiquement, c’est aussi l’occasion de faire la fête. La plus célèbre a lieu à Saint-Émilion.

    BANDOL
    La meilleure appellation de la Provence. Limitée par un grand cirque de collines, partant du fond du golfe des Lecques pour monter vers Le Castellet, longer les gorges d’Ollioules et revenir vers Sanary, l’appellation Bandol est certainement celle où l’on trouve le plus grand nombre de grands vins. Incontestablement, les vins de Bandol offrent le meilleur rapport qualité-prix-plaisir de toute la région Provence-Côte d’Azur, et une réelle typicité pour la grande majorité des crus. Ici, de faible rendement (30 à 35 hectolitres à l’hectare en moyenne), issu de ces terres arides de marnes et calcaires très propices à la vigne depuis l’Antiquité, le Mourvèdre est donc la “base” de l’appellation. Allié aux Grenache et Cinsault comme ici, selon une savante et personnelle proportion, il peut faire merveille. Il est donc certain que les rouges de Bandol forment une entité à part en Provence, qui mérite d’être mieux connue, de ne pas être “comparée” à la grande cavalerie des vins de la côte, et appréciée à sa juste valeur, celle d’authentiques grands vins de France, racés, qui possèdent leur propre authenticité, et sont aisément reconnaissables grâce à cela. Excellents blancs et rosés également, les premiers très denses, gras, fleuris, les seconds, issus de pressée directe, possédant cette jolie teinte pâle saumonnée, fleurant bon leurs restanques natales, et apportant cette fraîcheur parfumée vraiment exceptionnelle.

    BANYULS
    Un grand vin méconnu de la région du Roussillon. Le Banyuls est vinifié essentiellement à partir des cépages Grenaches noir et gris accrochés aux dernières terrasses schisteuses des Albères qui bordent la frontière espagnole. Sa générosité, son velouté et son bouquet peuvent en faire un vin de grande classe auquel le vieillissement donne une rude saveur et une robe topaze aux reflets d’or. Maurice Sailland Curnonsky, prince élu des gastronomes, assurait du Banyuls qu’il avait “la cambrure et la chaleur sarrasines”.

    BANAT
    Roumanie. La région est surtout connue pour ses vins de Riesling (goûtez celui du secteur de Teremia Mare, de la maison Vinoroman), bien qu’elle produise également des rouges légers issus du Pinot noir.

    BARBARESCO
    Beau vin italien, provenant du Piémont. Un grand Barbaresco Riserva est un vin complexe, très élégant quand il atteint sa plénitude, d’une grande persistance aromatique où dominent les épices et les sous-bois. Un vin de garde qu’il est ridicule de goûter avant huit à dix ans, certains dépassant allègrement les vingt ans pour parvenir à une pleine maturité.

    BARBERA
    Le Barbera est l’un des plus grands cépages italiens, à mon avis bien trop méconnu. Il donne des vins classiques de la Péninsule, souples et fruités.

    BARBERA D’ALBA
    Produits près d’Alba, en Italie, les vins sont puissants, colorés, riches et savoureux en bouche, d’excellente évolution. Celui d’Alba est le meilleur des Barbera, à la fois gras et corsé, de bonne garde. Son aire d’appellation (avec celui d’Asti) est limitée à deux provinces de la région du Piémont et les meilleus crus proviennent  des vignobles de collines, qui donnent son origine à ce vin ayant des caractéristiques d’unicité et de tipicité remarquables.

    BARBERA D’ASTI
    Le Barbera d’Asti est plus souple, de couleur rubis intense, parfois légèrement grenat, son goût est sec et rond à la fois.

    BARBERA DU MONFERRATO
    La province d’Alessandria et une petite partie de la province d’Asti donnent le Barbera du Monferrato, un joli vin frais, franc, avec des arômes fruités, un vin plus tendre, à goûter sur des viandes blanches ou des fromages frais.

    BARCELOS
    Cépage blanc du Dao.

    BARDOLINO
    Bon vin rouge italien provenant de la région du lac de Garde, à apprécier simplement pour son fruité et sa nervosité en bouche, jeune et frais.

    BAROLO
    Incontestablement, l’un des plus grands vins italiens, et du monde. Géographiquement, l’appellation est située à l’extrémité sud du Piémont, dans la province de Cuneo. Les collines sont reines ici, sous un climat humide, relativement chaud et très ensoleillé. Morphologiquement, il y a donc principalement des collines de 350 mètres, de formation marneuse-argileuse et calcaire-marneuse. Des sols où le Nebbiolo  s’exprime merveilleusement.Très corsé, fortement alcoolisé, très mûr, plus puissant que le Barbaresco (voir ce mot), mais aussi plus gras, plus complet, plus harmonieux, le Barolo est un vin de grande évolution qui ne supporte pas la médiocrité et s’accorde avec des plats riches.

    BAROSSA (VALLEY)
    Bonne et grande région vinicole d’Australie (voir ce pays), principalement pour les vins blancs de Riesling.

    BARRACHEIROS
    Nom portugais des porteurs des hottes de raisin de la région de Porto.

    BARRIQUE
    Ou pièce. Futaille de bois contenant de 225 à 250 litres, servant à la conservation et au transport des vins.

    BARSAC
    Prestigieuse commune du Bordelais.

    BARSAC
    Petite localité de la Drôme, dans la vallée du Rhône, connue pour ses vins de Clairette            de Die.

    BASALTE
    Roche volcanique, riche en calcaire et en soude, que l’on trouve dans les vignobles de Sicile.

    BASILICATE
    Comme la Campanie, la Basilicate (Italie) cultive encore des cépages très typés comme l’Aglianico (c’est aussi l’unique DOC), importé sur le mont Vulture par les Grecs sept siècles avant notre ère. Il donne un rouge puissant, coloré, qu’il faut absolument savoir attendre quelques années pour profiter de son potentiel, surtout en Riserva.

    BASSE
    Se dit d’une bouteille lorsque sa contenance de vin ne parvient pas au goulot, voire est carrément beaucoup plus basse. Le vin a toutes les chances d’être oxydé.

    BASTARDO
    Raisin traditionnel du Porto et du Dao.

    BASTEI
    Remarquable terroir du Schlossböckelheim, dans la Nahe (Allemagne), entièrement planté de Riesling, où toute la finesse et la race de ce raisin semblent exacerbées dans ce tout petit périmètre.

    BAUMÉ
    Mesure qui permet de calculer le sucre contenu dans le moût.

    BAY OF PLANTY
    Minuscule appellation de Nouvelle-Zélande, dans l’île du Nord, où l’on fait de jolis blancs de Sauvignon.

    BEAUJOLAIS
    Deux styles de vins issus du Gamay  dans cette jolie région beaujolaise : les (bons) Beaujolais Primeurs qui font la fortune des vignerons, laissez-les à leur place, c’est-à-dire sur les comptoirs des bistrots. Ils sont faits pour être gais, désaltérants, et certains sont vraiment très réussis.

    Pour les crus, en Chénas, en Morgon ou en Saint-Amour, les vins de mi-côte surtout sont des vins amples, véritables gouffres d’arômes, puissants et généreux, acidulés comme des bonbons anglais, c’est-à-dire tout à fait typés et reconnaissables entre mille.

    Si bon nombre de régions (ou de pays) essaient de faire un “style” Bordeaux, jamais personne ne s’est réellement risqué à copier un cru du Beaujolais, voire même un primeur, comme l’ont essayé les Côtes-du-Rhône ou la Touraine. Il y a des raisons à cela : le sol bien sûr, les différents terroirs qui font la différence entre les crus, entre les “villages”, entre les vins primeurs, chaque année selon l’influence climatique du millésime. Le millésime a peut-être moins d’importance ici qu’ailleurs, toutes proportions gardées. Qu’importe, on respire la joie de vivre, celle du bon vin et de la générosité, et je vous invite à la partager au travers de ces flacons qui méritent un détour.

    BEAULIEU-SUR-LATON
    Belle étape dégustative de l’Anjou-Saumur pour exciter ses papilles sur les vins des Coteaux-du-Layon-Village-Beaulieu.

    BEAUMES-DE-VENISE
    Vallée du Rhône méridionale. Cette jolie       commune s’étage sur les premiers contreforts des Dentelles de Montmirail. On y fait un Côtes-du-Rhône-Village et des vins vinés, notamment un bon Muscat de Beaumes-de-Venise, un VDN franc et parfumé, tout en finesse et moelleux.

    BEAUNE
    Prestigieuse et superbe ville de la Côte-d’Or, capitale des vins bourguignons. Il faut visiter l’Église Notre-Dame et les remparts, avant de s’installer dans l’un de ses nombreux restaurants, dont un bon nombre appartiennent aux négociants de la région. La vente (aux enchères) des Hospices de Beaune, chaque année, est un évènement à ne pas manquer.

    BEERENAUSLESE
    Catégorie allemande qui correspond à des vins issus de raisins surmûris, pratiquement toujours atteints par la pourriture noble, et pouvant atteindre quelque 16 degrés.

    BEKAA (VALLÉE DE LA )
    Liban. Principale région viticole.

    BELL MOUNTAIN
    Appellation du Texas, aux États-Unis.

    BELLET
    Tout près de  Nice, dans les Alpes-Maritimes, une appellation et un vignoble confidentiel, formé surtout de cépages locaux (Folle Noire, Braquet pour les rouges, Rolle principalement pour les blancs) plantés sur un terrain riche en silice. Les vins blancs dégagent des senteurs herbacées et poivrées. Les rouges et rosés sont charmeurs et délicats.

    BENDIGO
    Australie. Aire viticole de Victoria, où les vins rouges de Shiraz sont qualitativement supérieurs à mon sens aux blancs du Chardonnay.

    BENTONITE
    Argile permettant de floculer les protéines en solution dans le vin.

    BEREICH
    En Allemagne, district ou sous-région ou groupement de villages à l’intérieur des 11 régions, dont le Gemeinde est l’unité de référence. Il en existe plus d’une trentaine.

    BERGERAC (ET CÔTES-DE-BERGERAC)
    Le premier texte faisant mention de l’excellence des vins de Dordogne date du poète Ausone, et depuis, l’attrait touristique et gastronomique exercé par le Périgord a toujours été lié à la palette des vins de la région.

    Sur les bords de la Dordogne, à mi-chemin du Massif Central et du littoral atlantique, le Bergeracois étale ses vignes sur quelque 90 communes. Avec ses forêts de chênes et de châtaigniers, le pays joue de toutes les harmonies, que l’on retrouve dans la diversité des crus. Les deux rives de la Dordogne forment des territoires privilégiés. Sur la rive droite, la vigne s’étend sur les terrasses de la rivière (alluvions anciens et dépôts récents lessivés), des sols maigres qui sont d’excellentes terres à vignes (Montravel, vins blancs secs); le vignoble de plateau est constitué d’un soubassement calcaire, recouvert de “sables et graviers du Périgord”. Cette région fait partie de la zone des Côtes et Haut-Montravel, vins blancs moelleux, et c’est également une région de vins rouges. La rive gauche de la Dordogne étend ses coteaux au sud de Bergerac. Sur les pentes nord, au sol argilo-calcaire, se déploie notamment le vignoble de Monbazillac. Une zone de plateaux plus ou moins érodés, aux sous-sols calcaires, succède à cette côte, et sont recouverts de sols variant des limons décalcifiés (type boulbènes), aux sols argilo-calcaires et calcaires. Longtemps ignorés au détriment des Bordeaux, les vins rouges de Bergerac sont de mieux en mieux faits, mais relativement différents les uns des autres  selon leurs sols et leurs propriétaires. Certains rouges peuvent être excellents, très proches de leur grand voisin bordelais (et moins chers). Quelques rosés sont bien faits, assez ronds et fruités. Les Côtes-de-Bergerac méritent l’attention, vieillissent mieux, sont plus fins et corsés. Les vins blancs sont fins, légers et fruités, et sont en progrès, ce qui est une bonne chose.

    BERGWEIN
    En Autriche, littéralement, vin de montagne.

    BERNKASTEL
    Important centre viticole de Moselle, en Allemagne, où l’on trouve plusieurs excellents crus.

    BIANCO
    Blanc, en italien.

    BIANCO DI CUSTOZA
    Produit au sud de Vérone, en Italie, ce joli blanc, à la fois sec et rond, qui sent les fleurs fraîches, est un vin très attirant, dont certaines bouteilles sont surprenantes qualitativement.

    BICAL
    Raisin blanc de Bairrada frais et fruité (Espagne).

    BINISALEM
    Petite appellation de vins blancs et rouges des îles Baléares, en Espagne.

    BITTER
    Ou Élixir. Spiritueux élaboré avec des écorces et des herbes.

    BJALO
    Blanc, en bulgare.

    BLACK-ROT
    Maladie cryptogamique (champignon) de la vigne caractérisée par des taches sur les grappes et les feuilles, qui se développe grâce à l’humidité ambiante.

    BLANC
    La vinification en blanc consiste à séparer le moût de la peau et de la rafle.

    BLANC DE BLANCS
    Vin blanc uniquement issu de raisins blancs. Souvenez-vous que c’est la peau qui colore le jus.

    BLANC DE NOIRS
    Vin blanc fait avec des raisins rouges.

    BLANCO
    Blanc, en espagnol.

    BLANQUETTE
    Cépage blanc modeste du sud-ouest de la France, de moins en moins utilisé.

    BLANQUETTE DE LIMOUX
    Bon Mousseux du sud de la France, de mieux en mieux fait depuis quelques années.

    BLAUBURGUNDER
    Nom du cépage Pinot noir, employé en Italie et en Allemagne.

    BLAUER PORTUGIESER
    Cépage rouge d’Allemagne et       d’Auriche.

    BLAUFRANKISCH
    Raisin rouge assez neutre que l’on trouve en Autriche.

    BLEASDALE VINEYARDS
    Bonne maison australienne basée à Langhorne, au sud-est d’Adélaïde, où le Shiraz rouge est étonnant de concentration aromatique et de saveur, qui évolue fort bien. C’est certainement l’un des vins rouges que je préfère dans ce pays.

    BLIDA
    La petite ville algérienne est un bon point de chute pour visiter les vignobles de Médéa et des Coteaux du Zaccar, sur le littoral.

    BOBAL
    En Espagne, dans la région de Valence, c’est l’un des bons cépages rouges, avec le Tempranillo et le Garnacha, entrant dans la vinification des vins rouges et rosés d’Utiel-Requena.

    BOBERG
    Afrique du Sud. La région, bénéficiant d’un secteur de Vin d’Origine (WO),  est productrice de vins vinés, style Xérès.

    BOCKÉ
    Un vin bocké a une odeur désagréable rappelant l’ail.

    BODEGA
    Cave ou entreprise où l’on élève le vin en            Espagne, en Argentine et au Chili.

    BODENSEE
    Excellent Bereich allemand, non loin de la frontière suisse, où l’on débouche des vins simples et plaisants, blancs, rouges et rosés (le Weissherbst), provenant généralement des cépages Müller-Thurgau et Spätburgunder, qui se plaisent tout particulièrement sous ce micro-climat doux et rare dans le pays. Les blancs sont tout particulièrement intéressants pour leur fraîcheur aromatique.

    BOHÊME
    La région tchèque est un producteur de vins depuis une dizaine de siècles, au nord de Prague, près de Most et Melnik. Les vins blancs de Riesling et Traminer sont bons, les mousseux plus standards. C’est surtout le houblon qui possède toutes les qualités ici.

    BOISÉ
    Caractérise un vin marqué par le bois utilisé pour sa vinification ou son élevage. L’odeur de bois doit s’estomper dans le temps. C’est le bois des barriques qui donne ce goût boisé aux vins, blancs ou rouges. Ce goût ne doit jamais dominer ni masquer les qualités (et les défauts) d’un vin, mais se fondre progressivement. Un vin qui est trop boisé ne présente aucun intérêt. Certaines “soupes de chêne” ne valent pas mieux, et de nombreux crus californiens, australiens, espagnols et même français ont une tendance certaine à se dessécher lorsque les tanins du bois priment sur les tanins du vin. Seuls les très grands crus tiennent un élevage en barriques neuves.

    BOLIVIE
    Le pays, peu planté en vignes, est surtout producteur d’eau-de-vie de Pisco.

    BOLON
    C’est, en Suisse, le nom du premier bourgeon de la vigne au printemps.

    BOLZANO
    Italie. Commune viticole de la région du Trentin/Haut-Adige.

    BOMMES
    L’une des communes bénéficiant de l’appellation Sauternes.

    BONARDA
    Cépage rouge italien produisant de bons vins fruités à la limite de la Lombardie et du Piémont.

    BONDE
    Bouchon de bois, de verre ou de plastique qui ferme le trou de remplissage de la partie supérieure d’un fût.

    BONNEZEAUX
    Puissance, onctuosité et potentiel d’évolution définissent ces beaux vins de Loire, finement bouquetés et savoureux.

    BONNIEUX
    Adorable village du Lubéron, perché sur une colline, au royaume des chênes verts et des vieilles pierres. Bonne étape pour visiter les bories (anciens fours à pains) et découvrir les vins des Côtes-du-Lubéron.

    BONVILLARS
    Intéressante région viticole suisse des rives vaudoises du lac de Neuchâtel.

    BOR
    Vin, en hongrois.

    BORDEAUX

    L’histoire
    L’antique Burdigalia des Romains devint au milieu du XIIe siècle la capitale de la Guyenne avant d’appartenir aux Anglais qui la possédèrent pendant deux siècles.

    En 1152, le second mariage d’Eléonore de Guyenne avec Henri Plantagenêt, duc de Normandie, comte d’Anjou, resserra les liens Bordelais-Anglais lors de l’accession au trône d’Angleterre du comte d’Anjou devenu             Henri II en 1154. Ainsi, les Bordelais devenaient sujets anglais, le langue française trônait à la cour d’Angleterre et le commerce des vins s’intensifia avec ce pays. Richard Ier dit “cœur de Lion”, fils aîné d’Eléonore d’Aquitaine et d’Henri II, habita Bordeaux et fut un grand amateur des vins du cru. Son frère, Jean sans Terre, prit sous sa protection les marchands bordelais et réglementa la date de mise en vente du vin : novembre et décembre. Le vin mis en fût, il n’existait alors aucun procédé de conservation, aussi était-ce vin le plus jeune le mieux vendu. Le vin vieux étant distribué aux pauvres. Les décrets anglais favorisèrent de plus en plus les Bordelais si bien que les marchands d’autres villes sollicitèrent leur entrée au sein de ces élus de l’Aquitaine.

    Pendant la guerre de Cent Ans, les bourgeois bordelais furent solidaires des Anglais dont ils appréciaient les privilèges. La Guyenne tenta pourtant de se détacher du parti des Anglais. C’est alors que le général anglais Talbot, issu d’une famille normande, attaqua et prit Bordeaux mais fut tué dans une bataille, devant Castillon, le 17 juillet 1453. Ce siècle guerrier se terminait et Bordeaux revenait à la France. Les vignobles se répandirent aux alentours de Bordeaux et la ville s’enrichit au point d’user de sa puissance pour empêcher les viticulteurs du Médoc de charger leurs vins le long de la Gironde.

    Ce “privilège de Bordeaux”, ou blocus économique, aboli seulement en 1776, fut à l’origine de la disparition de nombreux crus. L’usage du vin se répandant de plus en plus, les excès également. François Ier décréta alors, en 1536, que “quiconque sera trouvé ivre, sera immédiatement jeté en prison  et mis au pain et à l’eau”. En cas de récidive, c’était le fouet. Au troisième faux pas, encore le fouet, mais en public, et si le coupable était pris une quatrième fois, c’était l’amputation d’une oreille. L’on commença à apprendre à boire au XVIe siècle sous Henri III. L’usage voulait que le verre rempli de vin, au fond duquel était placé un croûton grillé, passât de main en main jusqu’à la personne à honorer. Celle-ci vidait alors le verre et mangeait le croûton appelé “tostée”. L’origine du mot toast viendrait de là.

    Le commerce du vin de Bordeaux connut un certain calme lorsque furent stoppées les exportations vers l’Angleterre. Le traité de Methuen, passé entre l’Angleterre et le Portugal, taxait très fortement les vins français. Un droit de cinquante-cinq livre par tonne était perçu, alors qu’il n’était que de sept livres par tonne pour les vins portugais. Cette énorme imposition fit basculer les expédition de “clairet” vers les bateaux hollandais qui arrivaient par centaines, chaque année, pour recueillir le vin nouveau. La conservation du vin devint plus facile avec l’apparition de la bouteille en verre soufflé et du bouchon de liège, facilitant les exportations vers des pays plus éloignés dont les Antilles, les Indes, l’Amérique. Bordeaux connut une prospérité avantageuse qui incita Anglais, Danois, Irlandais et  Hollandais à venir s’installer quai des Chartrons et pratiquer le négoce au stade le plus élevé. Cet essor économique fut stoppé par la Révolution française et les guerres de l’empire. La venue de Napoléon n’arrangea pas les choses. Celui-ci, étant grand amateur de vins de Bourgogne, il fallut attendre son exil à Saint-Hélène pour que le commerce vinicole retrouve son plein essor… Voir Classements et Médoc, Saint-Émilion, Pomerol, Graves, Entre-Deux-Mers, Sauternes, Côtes…

    BORRACAL
    Cépage classique du Vinho Verde.

    BOSSE
    Le nom d’un ancien sac (en cuir) qui servait à transporter les vendanges en Suisse.

    BOSSETTE
    Terme suisse qui caractérise un tonneau qui servait à transporter les raisins de la vigne au pressoir.

    BOTA
    1/. Gourde espagnole de laquelle on fait jaillir le vin en filet, directement dans la bouche.

    2/. Ou Bull. Fût espagnol de 600l.

    BOTRYTIS CINEREA
    1/. Pourriture grise. Cryptogame (champignon) qui attaque les pellicules des baies et  en détruit la couleur. Les raisins moisissent et se ratatinent.

    2/. Pourriture noble. Le même champignon peut avoir des effets extrêmement bénéfiques pour certains types de vins liquoreux. L’archétype est le Sauternes (voir ce mot), où la pourriture noble, associée à un microclimat caractéristique et des conditions climatiques idéales où l’humidité s’associe à une chaleur relative (Ciron), fait des merveilles. Dans ce cas, le champignon provoque en réalité une véritable concentration des sucs du raisin (glycérine), lui faisant perdre son eau.

    BOTTE
    Fût, en Italie.

    BOTTIGLIA
    Bouteille, en italien.

    BOUCHET
    C’est le véritable nom de l’excellent cépage      Cabernet franc, typique du Bordelais, et surtout de la région libournaise, où son association avec le Merlot peut être prépondérante pour la qualité des vins. A mon sens, ce cépage est injustement trop souvent abandonné au profit du Cabernet-Sauvignon.

    BOUCHON
    Le meilleur est en liège, et provient du Portugal. Voir aussi Bouteille.

    BOUCHONNÉ
    Odeur (et goût) très caractéristique que peut prendre le vin. Elle est due soit à des parasites qui vivent dans l’écorce des chênes-lièges, soit à des moisissures du liège. Si ce goût de bouchon n’est pas trop prononcé, il peut disparaître après une bonne aération du vin. Sinon, n’hésitez pas à changer la bouteille.

    BOUILLIE BORDELAISE
    Mélange de sulfate de cuivre et de chaux utilisé sous forme de vaporisation fongicide pendant les mois d’été pour combattre le mildiou.

    BOUKHA
    Prononcer “Bourra”. Bonne eau-de-vie de figues tunisienne.

    BOUQUET
    Sensation olfactive engendrée par les arômes de fleurs et de fruits que dégage le vin, principalement due à son acidité volatile et produite par la dissipation des esters et éthers. On distingue le bouquet primaire (les arômes) qui est celui du fruit, le bouquet secondaire dû à l’action des levures durant la fermentation et le bouquet tertiaire qui se développe au contact de l’air pendant le vieillissement en fût pour s’épanouir (sans contact d’air) pendant le vieillissement en bouteille.

    BOURBON
    Kentucky, États-Unis.  L’état du Kentucky est considéré comme le berceau de cet alcool de maïs (au moins 51%, le reste souvent en seigle qui lui apporte de la charpente), bien que l’on en fasse dans d’autres états comme le Tennessee (pour le fameux Jack Daniel’s), le Maryland ou la Virginie. La loi est précise pour son élaboration : pas de distillation  à plus de 80°, dilution à l’eau à 62,5°, et vieillissement durant deux années en fûts de chêne flambé à l’intérieur.

    Le meilleur est celui qui est pur (straight), sans coupage, produit dans une distillerie bien définie. Arômes et suavité s’associent à la structure et cette amertume caractéristique en bouche, qui lui donne son originalité.

    BOURGOGNE

    L’histoire
    Ce pays doit son nom actuel aux Burgondes, peuple germanique qui envahit la Gaule en 406 et y fonda sous la conduit de Gibdecaire (411) le premier royaume de Bourgogne.

    Clovis, le célèbre roi des Francs, épousa une princesse burgonde et leurs fils expulsèrent le roi Gndamr II, réunissant la Bourgogne à l’empire des Francs. Charlemagne l’érigea en duché et de 884 à 1002, le duché de Bourgogne appartint à des princes dont Richard d’Autun dit “le Justicier”. il fut ensuite réuni à la couronne de 1002 à 1032. Commença alors l’ère d’une nouvelle maison des ducs de Bourgogne qui fut la première “maison capétienne”.

    Philippe le Hardi devint le chef de la “maison de Valois” : deuxième maison capétienne.         Ce duc de Bourgogne s’intéressa particulièrement à la viticulture. Il interdit la culture du Gamay et exigea de servir du vin de Beaune aux repas officiels.

    La réputation des vins de Bourgogne remonte au moyen-âge. Ce sont des moines qui, les premiers, cultivèrent la vigne. En 587, le roi Gontran donna des terres avec des vignes aux moines de l’’abbaye de Saint-Bénigne. En 630, le duc Amalgaire de basse Bourgogne fonde l’abbaye de Bèze lui donnant la possibilité d’exploiter des vignobles à Chenôve, Marsanna, Conchey, Gevrey, Vosne et Beaune. En 910, des bénédictins formaient l’abbaye de Cluny. Celle-ci acquit de nombreux trains dans les Côtes-de-Nuits et posséda tous les         vignobles autour de Gevrey.

    Le vin étant un signe d’opulence, certains moines oublièrent la règle monastique  et vécurent trop bien. C’est alors que l’ascète Bernard de Clairvaux dénonça cette vie de luxe, se rendit à l’abbaye bénédictine de Cîteaux, située en face de Vougeot. Ces moines, séduits par ferveur au travail de Bernard De-Clariveaux, prirent pour devise : “par la croix et l’araire” et devinrent les “cisterciens”. Ils défrichèrent des bois, exploitèrent d’innombrables landes, plantant des vignes. On leur doit la création du vignoble de Clos-Vougeot aujourd’hui propriété des Chevaliers du Tastevin. On peut voir encore au château d’immenses pressoirs taillés à même les grands chênes datant de l’an 1000.

    Les moines avaient remarqué les différences existant entre les vins issus du bas ou du haut du coteau. Aussi, respectaient-ils la hiérarchie de l’époque en établissant trois cuvées : celles des papes : la meilleure, provenant de la partie supérieure du clos, celle des rois : du milieu, celle des moines : du bas. C’est en 1147, au monastère de Pontigny, que fut créé le Chablis. Egalement par des moines cisterciens qui furent les premiers à planter le Chardonnay blanc. La réputation du Clos-Vougeot était si forte que pendant la Révolution un certain colonel Bisson instaura une tradition selon laquelle les troupes françaises qui passaient devant Clos-Vougeot devaient présenter les armes.

    Les vins de Bourgogne plurent aux rois de France mais à la fin du XVIIIe siècle, la république instaurée fit passer tous les vignobles appartenant à l’Eglise dans le domaine public et le morcellement des terres bourguignonnes commença. Bossuet, bourguignon de naissance, disait : “le vin a le pouvoir d’employer l’âme de toute vérité, de tout savoir et philosophie”.

    Les appellations
    Quatre grandes catégories :

    - L’appellation régionale ou générale : Tous les vins de la Bourgogne viticole : “Bourgogne”, blanc, rouge, rosé.
    “Bourgogne Passetoutgrain”, rouge et rosé.
    “Bourgogne aligoté”, blanc, issu essentiellememnt du cépage aligoté.
    “Bourgogne Grand Ordinaire”, rouge, rosé et blanc.
    Ces vins peuvent être produits sur les quatre départements qui forment le territoire de la Bourgogne viticole.

    - L’appellation de Village :
    Les vins produits par certaines localités peuvent être vendus sous le nom du village producteur (Vougeot, Vosne-Romanée…).

    - L’appellation Village plus nom du “Climat” ou lieu-dit (il en existe quelque 419).

    - Les Grands Crus :
    Certains climats bénéficient d’une appellation à part entière. Exemple : Richebourg. Voir Côte-de-Beaune, Côtes-de-Nuits et Côte Chalonnaise.

    BOURGUEIL
    (ET SAINT-NICOLAS-DE-BOURGUEIL)
    Les deux appellations-phares de la région de Touraine. Comme les Chinon, les vins de Bourgueil sont intimement associés à leurs types de terroirs. Si ceux provenant des sols d’alluvions ou de graviers sont à boire jeunes et légers, c’est encore sur les sols de tuffeau que l’on trouve les plus intéressants. Ceux-là sont des vins de garde, colorés, riches et charpentés, au bouquet très particulier où domine la framboise.

    BOURRU
    Le terme désigne le vin encore troublé par sa lie, quand il est en cours de fermentation, qui sort du pressoir ou de la cuve. “Quand le vin est tiré, il faut le boire”. Cette expression populaire s’accorde parfaitement au bourru, autrement dit au vin qui vient d’être tiré du fût. On le goûte amicalement avec des châtaignes.

    BOUTEILLE
    La légende, d’après Pline, raconte que le verre fut découvert par hasard sur une plage de Phénicie par des marchands de nitre qui y faisaient cuire leur repas. Vers 1500 avant notre ère, l’Egypte connaissait le verre.

    Le verre est essentiellement composé de silice (72%), apportée par le sable, de soude, apportée par le carbonate de soude, et de chaux à quantité égale, qui est apportée par un calcaire. Les verriers de l’époque copiaient les formes céramiques et d’orfèvrerie pour réaliser des petits récipients réservés aux parfums. Les archéologues sont aujourd’hui d’accord pour affirmer que le verre creux ou plus exactement l’invention de la canne à souffler est apparue sur les bords de la Méditerranée au début de notre ère. Dès lors, la bouteille était créée et l’évolution des formes a été très rapide.

    Les premières bouteilles à vin
    Ces bouteilles étaient essentiellement utilisées pour le service de la table. Les verriers, partis d’Italie, s’installent dans la vallée du Rhône, puis en Gaule, enfin en Rhénanie (voir aussi L’histoire des vins européens). A l’époque gallo-romaine, et pendant les quatre premiers siècles de notre ère, on a pu retrouver des bouteilles de toutes formes (à section quadrangulaire ou cylindrique).

    L’une d’entre elles a subi l’influence du petit tonnelet de bois gaulois. C’est le barillet du IIIe et du IVe siècle, qui devait être soufflé dans un moule complet, en bois et avec deux demi-coquilles.

    La bouteille cylindrique, avec une piqûre importante, un col étroit et une épaule bien marquée, c’est-à-dire la forme moderne de la bouteille à vin, semble déjà apparaître au IVe siècle, puis sous deux formes : la bouteille à quatre pans et la gourde recouverte d’osier. Ces bouteilles de vin n’étaient utilisées que dans les auberges.

    Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que le vin et la bouteille se sont vraiment unis. En dépit des précautions prises pour loger les vins dans les futailles neuves et sans défaut, il apparut que le moyen le plus sûr de conserver les vins plusieurs années était d’utiliser des flacons en verre, soigneusement bouchés. On peut estimer qu’ils s’y maintenaient intacts durant quatre à cinq ans. A cette époque, les vins gris de Champagne, vins tranquilles, étaient très renommés, notamment pour leur aptitude à se conserver, la prise de mousse étant encore à cette époque une technique en voie d’expérimentation.

    L’industrie du vin mousseux prit son essor à partir de 1724. Le gouvernement royal dut, par l’Arrêté du 25 mai 1728, confirmer l’autorisation de transporter en paniers de cinquante ou de cent bouteilles le vin de Champagne vers les ports de Rouen, Caen, Dieppe et Le Havre. Cette loi était indispensable car l’usage des bouteilles en verre pour le transport des vins était interdit, en raison de la fraude à laquelle elles donnaient lieu, notamment sur la contenance. Cette décision de 1728 est l’acte de naissance du grand commerce des vins en France.

    L’évolution des formes de bouteilles
    La bouteille devient donc l’emballage du vin assurant à la fois sa conservation et son transport. Le nom bouteille provient d’ailleurs des “boutiaux” ou “boutilles” qui étaient des gourdes en cuir que l’on attachait à la selle du cheval. Ces bouteilles devaient être fermées hermétiquement : les chevilles de bois ceinturées de filasse sont remplacées par un bouchon de liège. Le vin, le liège et la bouteille ont dès lors, et jusqu’à nos jours, parcouru le même chemin.

    Vers la fin du XVIIe siècle, on voit apparaître la bouteille de forme “bourgogne” : elle est assez haute, avec un col très fin et légèrement pincé à la base, une épaule très douce et un fût légèrement conique. Une piqûre très importante, jusqu’à 150 mm, assez irrégulière, présente quelquefois tout au fond des débris de verre qui sont les restes de la cassure de la pâte de verre du pontil du souffleur. La bague de verrerie, au niveau du bouchage, devait être rajoutée avec de la pâte de verre après la sortie du moule de la bouteille. Les bouteilles fabriquées par les maîtres verriers étaient pratiquement des modèles uniques, tant les diversités de formes étaient nombreuses.

    Vers la fin du XVIIIe siècle appararaissent les modèles “champenois” et “bordeaux”. Ce dernier était en général assez haut, avec un col assez mince : les bouchons de liège avaient un diamètre beaucoup plus petit qu’aujourd’hui (18 mm au lieu de 24 mm), l’épaule était assez marquée, le fût conique, et la piqûre assez importante. L’épaule de la bordelaise aurait été prévue pour faciliter les opérations de décantage du vin. Par la suite, toutes ces bouteilles ont été légèrement modifiées, notamment au niveau du fût et de la piqûre.

    Les autres évolutions

    - La teinte : pratiquement toutes les bouteilles à vin des XVIIIe, XIXe et du début du XXe siècle étaient de teinte foncée. Les raisons de cette teinte, presque noire, sont d’ordre technique. Les matières utilisées pour la fabrication du verre étaient hétérogènes, impures et en particulier riches en oxydes de fer. Pour pallier ces inconvénients et faciliter l’affinage, un apport d’oxydes, dont le manganèse, était nécessaire, d’où ces teintes très foncées, tirant vers le noir. Les teintes utilisées pour les bouteilles à vin sont aujourd’hui beaucoup plus diversifiées.

    - Le poids des bouteilles : les bouteilles se sont en général allégées au fil des temps, grâce à l’amélioration des techniques de la fabrication du verre. Pour exemple, la bouteille de Champagne, qui pesait 1 250 g au début du siècle, pèse aujourd’hui 900 g.

    - Le marquage des bouteilles : toutes les bouteilles n’étaient pas estampillées par le verrier. Aujourd’hui chaque bouteille est gravée, en général dans le “cul” de la bouteille. C’est le gage de l’origine et de la qualité des bouteilles.

    BOUVIER
    Cépage blanc autrichien, qui donne des vins assez neutres.

    BOUZY
    En Champagne, la commune bénéficie de sa propre appellation pour ses vins rouges intenses au nez comme en bouche, issus du Pinot noir.

    BRANCO
    Blanc, en portugais.

    BRANDY
    Terme anglo-saxon pour désigner une eau-de-vie obtenue par la distillation du vin,  le Cognac. Par extension, le terme s’applique à toutes les eaux-de-vie de ce type, produites dans le monde entier, qu’elles proviennent du vin ou de la betterave. Il en existe aux fruits.

    BRANNVIN
    Autre nom du Schnaps, dans les pays scandinaves.

    BRÉSIL
    Blancs (cépages Sémillon, Riesling et Sauvignon) comme rouges (Pinot noir, Merlot, Trebbiano), les vins brésiliens sont vite bus sur place.

    BRILLANT
    Vin net, transparent, sans défaut apparent.

    BROUILLI
    Liquide résultant d’une première distillation des eaux-de-vie (voir Cognac).

    BROUILLY (ET CÔTE S-DE-BROUILLY)
    Crus du Beaujolais, colorés et légers,  les vins sont tendres et fruités. Les Côtes-de-Brouilly sont plus corsés et évoluent mieux.

    BRÛLOT
    Alcool que l’on enflamme sur une crêpe flambée, par exemple.

    BRUNELLO DI
    MONTALCINO
    C’est l’un des plus grands vins rouges d’Italie, et l’un des meilleurs du monde. Gras, très concentré, très classique, extrêmement complexe au nez comme en bouche, un grand Brunello devient l’un de ces crus hors normes auxquels il est difficile de résister. Le Riserva doit être élevé au moins cinq années avant d’être commercialisé, et c’est un minimum, tant ce sont des crus qui demandent de la patience.

    BRUNISSURE
    Altération de la vigne due à une taille insuffisante.

    BRUT
    Le terme signifie un vin bien sec, notamment pour les mousseux et le Champagne, dont le dosage comporte le minimum de sucre.

    BRUT ZÉRO
    Pour un Champagne, cela signifie qu’aucune adjonction de sucre n’a été faite afin d’obtenir un vin le plus sec possible. Rare, très sec, idéal à l’apéritif.

    BUAL
    Le plus typé et le plus riche cépage de Madère.

    BUCELAS
    Bon vin blanc sec portugais (DO) produit en petite quantité.

    BUÉ
    Commune de la Loire, dans le Berry, réputée pour ses vins de Sancerre.

    BUGEY (VINS DU)
    Petite appellation, qui côtoie la Savoie, où l’on produit des vins blancs frais et friands, ainsi que des mousseux.

    BULGARIE
    Cinquième exportateur de vins du monde, le pays, par son dynamisme, est certainement le plus propice à la culture de la vigne de tous les pays de l’Europe de l’Est.  Les bons vins rouges sont nombreux, et la diversité des paysages et des climats explique       les différents styles de vins que l’on y trouve.

    Les cépages
    Pour les rouges, le Mavrud, le Cabernet-Sauvignon, le Merlot, le Pamid, le Gamay et le Pinot noir.
    Pour les blancs, le Rkatsiteli, le Dimiat, le Muscat Ottonel, le Red Misket, le Chardonnay, le Riesling, le Gewurztraminer, l’Aligoté et le Sylvaner.

    Les appellations
    Aux côtés de celles qui définissent les vins de table courants, deux appellations régissent les vins de qualité : le DGO (Origine Géographique Déclarée), qui précise les sous-régions et communes d’origine, et la mention Controliran, qui précise également certains cépages comme le Gamza, le Cabernet-Sauvignon, le Chardonnay, le Melnik ou le Mavrud.

    BÜNDNER HERSCHAFT
    Région viticole suisse située au nord de Coire sur le cours supérieur du Rhin.

    BURGENLAND
    En Allemagne, c’est ici que l’on savoure le Muskat-Ottonel, et des vins puissants, épicés, secs mais surtout liquoreux, issus des cépages Welschriesling, Grüner Veltliner, Riesling et Müller-Thurgau pour les blancs, Gamay et Pinot pour les rouges, plus communs.

    BURGER
    Cépage blanc de bas de gamme californien.

    BURGWEG
    Excellent Grosslage, qui fait partie du Bereich Schlossböckelheim, dans la région de la Nahe (Allemagne), qui regroupe de très beaux vins comme ceux que l’on trouve vers Norheim, dont les exceptionnels crus Kirschheck, Götzenfeld, Sonnenberg ou Dellchen.

    BUZA
    Eau-de-vie égyptienne obtenue par la distillation de dates fermentées.

  • L'ACCORD PARFAIT DES PLATS SUR LE TOP DE PULIGNY-MONTRACHET

    En Puligny-Montrachet, cinq Grands Crus : Chevalier-Montrachet, Bâtard-Montrachet, Bienvenues-Bâtard-Montrachet, Criots-Bâtard-Montrachet et Montrachet, parmi lesquels un bon nombre des plus grands vins blancs secs du monde, intenses, d’une grande structure aro­matique, de belle garde. Ici, on continue dans un territoire extraordinaire où l’osmose entre le Chardonnay et chaque type de terroir, sur la partie moyenne du coteau, devient parfaite. Le vignoble est établi sur Puligny et une partie du hameau de Blagny. Il court en pente douce, face à l’est, à une altitude comprise entre 230 et 390 m. Les sols sont argilo-calcaires, riches en cailloux, bien drainés, faciles à s’échauffer. Les blancs offrent un ensemble d’arômes très racés : pâte d’amande, fougère, ambre, fleurs blanches. En bouche, leur acidité est plutôt discrète, laissant s’exprimer un moelleux et une persistance impressionnants. Les vins rouges sont fruités (arômes de fraise et de cassis), assez souples en Puligny, plus charpentés en Blagny.

     

    Domaine Jacques CARILLONPULIGNY-MONTRACHET Domaine Jacques CARILLON

    Domaine Jacques CARILLON 

    (PULIGNY-MONTRACHET)
    Jacques Carillon
    1, impasse Drouhin
    21190 Puligny-Montrachet
    Téléphone :03 80 21 01 30 
    Email : carillon.jacques@free.fr 
    Site : www.jacques-carillon.com 

    Les Carillon sont viticulteurs à Puligny-Montrachet depuis le XVIe siècle. Aujourd’hui, Sylvia et Jacques Carillon exploitent un domaine de 5,25 ha sur le village de Puligny-Montrachet.
    “Les vins que nous commercialisons sont exclusivement issus des vignes que nous exploitons.
    Nous pratiquons une vinification et un élevage traditionnel.
    Nous cherchons à produire des vins de garde et à respecter la typicité et l’expression du terroir.
    La vinification que je pratique reste dans la continuité de celle que j’ai toujours faite auprès de mon père, nous explique Jacques Carillon. La recherche de minéralité, de finesse, de subtilité et la forte expression du terroir demeure ma marque de fabrique. Toute l’attention que je porte à la vigne, notre matière première, est incontournable pour mériter notre renommée en France et dans le monde. La finalité étant de vous proposer un grand vin blanc de Bourgognemillésime après millésime.”
    Beau Puligny-Montrachet Premier Cru Les Perrières 2015, où s’associent rondeur et distinction, au nez dominé par les fruits frais et une pointe de musc, est d’une grande finesse, un vin suave, d’une belle finale, un vin parfait, par exemple, sur une daurade royale au four ou des tagliatelles aux truffes et foie gras. Le 2014, d’une grande finesse, aux arômes de tilleul et d’abricot frais, aux notes subtiles de rose et de pain grillé en bouche, est finement épicé. Le 2013, où s’entremêlent les fruits frais et la vanille, de bouche puissante où dominent les fleurs (aubépine, genêt) et le pain brioché, mêle structure et distinction. 
    Le Puligny-Montrachet Premier Cru Les Champs Canet 2015, très marqué par son terroir également, au nez superbe (fleurs, noisette, fougère), d’une finale bien persistante où se décèle le pain grillé, est de bouche savoureuse aux nuances d’agrumes, un vin très expressif, à déboucher sur un foie de veau à la vénitienne ou une côte de veau aux morilles. 
    Excellent Puligny-Montrachet 2016, aux accents de lis et d’agrumes, un vin de bouche puissante et persistante, de belle robeferme et suave en bouche, tout en séduction.
     

    Domaine Jean CHARTRONPULIGNY-MONTRACHET Domaine Jean CHARTRON

    Domaine Jean CHARTRON 

    (PULIGNY-MONTRACHET)
    Jean-Michel et Anne-Laure Chartron
    8 bis, Grande-Rue
    21190 Puligny-Montrachet
    Téléphone :03 80 21 99 19 
    Email : info@jeanchartron.com 
    Site : www.jeanchartron.com 

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. L’histoire de la famille Chartron est intimement liée à celle de la Bourgogne et, plus pré- cisément encore, à celle de Puligny-Montrachet. On se doute que la vinification des Vins blancs s'opère de manière traditionnelle. Les Vins fermentent et font leur élevage en fûts de chêne, exception faite des appellations régionales pour lesquelles ces opérations ont lieu pour partie en fûts et pour partie en cuves. Pour les fûts, l'origine du bois de prédilection reste la région de l’Allier pour une grande majorité. Le pourcentage de fûts neufs, varie de 10 à 40%, avec une moyenne d'âge jamais supérieure à 5 ans pour l'ensemble des fûts.
    C’est le frère et la sœur qui dirigent le domaine : viticulture pour Anne-Laure et vinification pour Jean-Michel.

    Nous n’utilisons ni herbicides ni insecticides, nous précise Anne-Laure Chartron, nous travaillons les sols régulièrement sur de toutes petites profondeurs (15 cm) en griffant afin de laisser la place à nos amis vers de terre qui travaillent pour nous. Les pieds sont nettoyés chacun tour à tour à la pioche. Nous taillons certaines parcelles en Guyot-Poussard pour travailler sur les flux de sève, et laissons des cônes de dessèchement, convaincus de faire ainsi du préventif par rapport aux maladies du bois.
    Les trois monopoles du Domaine :
    Puligny-Montrachet 1er Cru Clos de la Pucelle, Puligny-Montrachet 1er Cru Clos du Cailleret, et Chevalier-Montrachet Grand Cru Clos des Chevaliers ont fêté avec le millésime 2017 leur premier siècle 
    au sein de la famille Chartron.
    De belles caisses en bois seront proposées avec les 3 bouteilles dans ce millésime.
    Quant aux vendanges 2017, elles ont démarrées fin Août sous une pluie salvatrice le premier jour, et retour du soleil ensuite. Des grappes pleines et mûres comme on les aime et comme on aimerait en voir chaque année.

    Formidable Chevalier-Montrachet Grand Cru Clos des Chevaliers Monopole 2016, marqué par son terroir, aux notes d’abricot frais, de narcisse et de pain brioché, gras mais très frais à la fois, de bouche bien équilibrée en acidité, d’une jolie finesseharmonieux en finale, à prévoir, par exemple, avec un foie de veau poêlé au citron ou un saltimbocca de saumon au basilic. 
    Le Puligny-Montrachet Monopole Premier Cru Clos de la Pucelle 2016 associe élégance et charpente, finesse et densité, un bien joli vin de robe claire et brillante, de bouche tout en finesse avec des notes de fruits jaunes et de noix. Le Puligny-Montrachet Monopole Premier Cru Clos du Cailleret 2016 n’a rien à lui envier, développant une grande complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de fumé, de tilleul et de citron, tout en ampleur et distinction. Quant au Bâtard-Montrachet Grand Cru 2016, toujours d’une grande intensité aromatique, où l’on retrouve des nuances de citron et de miel, il mêle suavité et longueur, un grand vin très élégant, charmeur et riche.

    Domaine Albert JOLYPULIGNY-MONTRACHET Domaine Albert JOLY

    Domaine Albert JOLY 

    (PULIGNY-MONTRACHET)
    Sylvie Prévot-Joly
    2, rue du Creux de Chagny
    21190 Puligny-Montrachet
    Téléphone :03 80 21 90 52 
    Email : domainealbertjoly21@orange.fr 

    La famille Joly est l’une des plus anciennes mentionnées sur la commune de Puligny-Montrachet. On retrouve le nom en 1531 dans un registre de baptême et en 1741 dans le livre terrier (registre contenant les lois et usages d’une seigneurie).
    C’est la 7e génération sur le Domaine. Albert Joly, le père de Sylvie a arrêté son activité à l’âge de 86 ans. Aujourd’hui, les 3 enfants ont repris le domaine mais c’est Sylvie qui le gère tout en ayant une activité professionnelle extérieure. Les vignes sont exploitées de façon traditionnelle, en lutte raisonnée, en labour, sans désherbant, les vendanges sont manuelles. L’élevage des vins se fait en fûts neufs pour 1/3 de la récolte.

    Le 7 Septembre 2017, nous précise Sylvie Prévot-Joly, nous avons débuté les vendanges, ce qui était assez tardif par rapport à nos confrères, mais cela a permis aux raisins de bien mûrir. Ce millésime offre une qualité certaine avec des parfums bien présents et un bon équilibre : acidité-sucre. 
    Ses ventes, cette année, se portent sur : Bourgogne Chardonnay 2013, un peu de Tremblots et de Charmes 2013 puis Temblots 2014 qui a obtenu une Médaille d'Argent au concours de “Elle à Table”.

    Voilà un remarquable Puligny-Montrachet les Charmes 2015, à dominante de fleurs fraîches et de tilleul, un vin gras et nerveux à la fois, riche au nez comme en bouche avec des connotations de musc et de poire mûre en finale, vraiment très séduisant. Le 2014, typégras, aux connotations de fleurs, d’épices et de fruits cuits, un vin de bouche suave, ample, chaleureuse et d’une très longue finale, de belle évolution. Le 2013, de jolie robe dorée, un vin de belle vinositémais avec cette nervosité caractéristique, de bonne bouche, aux notes de tilleul et d’agrumes confits, est fin et riche à la fois. 
    Le Puligny-Montrachet les Tremblots 2015, issu de vieilles vignes, très agréable, charmeur, mêlant richesse aromatique et persistance, généreux, avec des notes de fleurs blanches et d’amande, d’une belle finale florale. Le 2014, très parfumé (pêche, coing, narcisse), est d’une bouche particulièrement séduisante, soyeuse, savoureuse. Excellent 2013, persistant et racé, au nez de pain grillé, riche en arômes comme en charpente, est un vin ample et gras, aux nuances de poire mûre et de noix, parfait avec un saumon au fenouil et au citron ou un sandre au sabayon de céleri.
    Goûtez le Bourgogne Chardonnay 2013, d’une belle harmonie, de robe très brillante, au nez subtil, de bouche souple. 

    Domaine JOMAINPULIGNY-MONTRACHET Domaine JOMAIN

    Domaine JOMAIN 

    (PULIGNY-MONTRACHET)
    Catherine, Philippe et Christophe Jomain
    1, rue de l’Abrevoir
    21190 Puligny-Montrachet
    Téléphone :03 80 21 93 46 
    Email : info@vins-jomain.com 
    Site : www.vinsdusiecle.com/domainejomain 
    Site : www.vins-jomain.com 

    Les Jomain, alliant modernisme et tradition, exploitent leur domaine de 9 ha. Soucieux de préserver l'environnement, le domaine suit un programme de lutte raisonnée, ce qui lui permet de préserver la qualité sanitaire des récoltes sans altérer le milieu écologique en employant uniquement des produits de traitement sévèrement homologués et utilisés au cas par cas suivant l'état sanitaire de chaque parcelle. Les efforts sont probants car le milieu écologique se reconstitue dans le vignoble (coccinelles, petits insectes prédateurs, des araignées nuisibles de la vigne réapparaissent). Le Domaine exporte aux USA, Chine et Angleterre.

    Excellent millésime 2017 pour Philippe Jomain, notamment pour les rouges, soyeux et colorés, les blancs, en quantité plus restreinte, n'en sont pas moins remarquables par leur richesse. Le 2017 est un beau millésime sur le Pinot Noir avec une bonne quantité sur une belle qualité, il y a les Chardonnays qui ont un rendement un peu inférieur avec 45hl/ha.
    A la vente en 2018, le 2016 en blancs 
    (petites quantités), les 2014, 2015 et 2016 
    en rouges, et une nouveauté : un Pommard Villages 2017.

    On excite ses papilles avec leur Puligny-Montrachet Premier Cru Les Combettes 2016, un très beau vin, d’une grande complexité aromatique (poire, fruits secs, pain grillé), structuré, gras en bouche, d’un très beau potentiel d’évolution. Beau 2015, qui mêle puissance et fraîcheur, tout en finesse, opulent, tout en arômes (fruits secs, citron), de bouche élégante, alliant charpente et rondeur, dense au nez comme en bouche. Le 2014 est un grand vin racé, de bouche puissante où dominent les fleurs (aubépine, genêt) et le pain brioché, alliant structure et distinction, tout en harmonie, à prévoir sur une cuisine raffinée, comme un aspic de foie gras en gelée ou des cassolettes d'écrevisses et de girolles.
    Le Puligny-Montrachet Premier Cru Les Pucelles 2016 est gras et suave en bouche, aux connotations de pêche, de pomme, de miel et de genêt, très aromatique, très charmeur, de belle évolution. Le 2015 est tout en structure et parfums (genêt, pêche...), ample, suave, de finale complexe et persistante, un vin vraiment charmeur au palais. Le 2014, d’une belle concentration, très typé, de belle harmonie, avec ses arômes caractéristiques d’amande grillée et de fruits jaunes frais, tout en bouche, est un vin qui associe élégance et onctuosité. Le 2013 est tout en finesse, mêle structure et distinction, où complexité et persistance aromatique s’associent au nez comme en bouche, très marqué naturellement par son terroir, au bouquet subtil de lis, de rose et de tilleul. 
    Il y a aussi leur Puligny-Montrachet Premier Cru Les Perrières 2016, de jolie robe brillante, puissant et fin à la fois, équilibré, parfumé, très séduisant, complexe, avec une belle intensité aromatique légèrement épicée, harmonieux et distingué. Le 2015 est intense, riche en arômes comme en structure, avec des notes de fruits mûrs et de fleurs blanches, tout en amplitude. Le 2014, au nez fleuri (aubépine, fleur d’acacia) et une pointe de minéralité, un vin complexe, de bouche puissante, finement bouqueté, sec et moelleux à la fois, est très harmonieux au palais. Le 2013, persistant et racé, au nez de pain grillé, riche en arômescomme en charpente, un vin ample et gras, aux nuances de pomme mûre et de noix. 
     

    Domaine SEGUIN-MANUELPULIGNY-MONTRACHET Domaine SEGUIN-MANUEL

    Domaine SEGUIN-MANUEL 

    (PULIGNY-MONTRACHET)
    Thibaut Marion
    2, rue de L'Arquebuse
    21200 Beaune
    Téléphone :03 80 21 50 42 
    Email : contact@seguin-manuel.com 
    Site : www.seguin-manuel.com 

    “Après avoir repris des terres dans les beaux villages de la Côte de Beaune, nous raconte Thibaut Marion, le domaine Seguin-Manuel prend pied en Côte de Nuits en 2013, sur le village de Vosne-Romanée et porte sa surface à 8,50 ha. Au même titre que les autres terres du domaine, cette nouvelle parcelle produit un vin biologique. Beau millésime 2017 avec une belle quantité et surtout une belle qualité au rendez-vous.”
    Vous allez apprécier son Vosne-Romanée Aux Communes 2015, d’un joli pourpre foncé, au nez de petits fruits cuits, un vin qui allie puissance et souplesse, très aromatique en bouche avec des nuances de cerise noire et de cuir, intense et racé, de garde.
    Excellent Gevrey-Chambertin Vieilles Vignes 2015, typé, aux tanins très soyeux mais fermes également, au nez complexe (fraise des bois, cuir), d’une belle intensité en finale, un vin riche en couleur, classique, alliant finesse et charpente en bouche. Le Meursault Vieilles Vignes 2016 est de robe jaune clair, complexe avec ces notes de petits fruits secs et de miel, puissant et bouqueté, très séduisant par sa persistance d’arômes
    Nouvelle cuvée, ce Montagny blanc Premier Cru La Vigne du Soleil 2016, où l’on trouve des notes de pomme et d’amande, de bouche charmeuse, de robejaune pâle, tout en délicatesse. qui développe un bel équilibre entre la fraîcheur et le fruité, et s’accorde parfaitement sur des filets de sole à la panetière ou des huîtres chaudes.
    Il y a aussi le Pommard rouge Petits Epenots 2015, de très jolie robe grenat soutenu, au nez intense et subtil à la fois, typé, un beau vin tout en bouche, charpentéharmonieux aux papilles comme le Vosne-Romanée Aux Communes 2015, à la robe profonde, aux arômes d’épices, de cuir et de myrtille, d’une belle complexité, aux tanins gras et harmonieux, des notes fondues en finale. On poursuit avec ce Savigny-lès-Beaune Godeaux 2015, où s’entremêlent les saveurs de sous-bois et de fruits surmûris, fin et dense en bouche, qui demande à se fondre, et le Rully Vieilles Vignes 2015, d’un joli rouge soutenu, aux senteurs de réglisse et de griotte, qui mêle structure et finesse.
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu