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  • QUELS PLATS SUR LES MEILLEURS CHATEAUNEUF-DU-PAPE ?

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    Domaine André MATHIEUCHÂTEAUNEUF-DU-PAPE Domaine André MATHIEU

    Domaine André MATHIEU 

    (CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE)
    André Mathieu
    3 bis, Route de Courthézon
    84230 Châteauneuf-du-Pape
    Téléphone :04 90 83 72 09 
    Email : contact@domaine-andre-mathieu.com 
    Site : www.domaine-andre-mathieu.com 

    Cette année, nous dit André Mathieu, nous retrouvons les cuvées rouges 2015 pour le Domaine André Mathieu, Centenaire et Vin Di Felibre. C’est un très beau millésime, les vins sont solaires, il me fait penser aux 2010. Nous avons bénéficié d’un bel ensoleillement, belle maturité, de beaux fruitsArômes de fruits très mûrs, belle structure tannique. Dans l’ensemble superbes Arômes de fruits noirs en bouche, de l’ampleur. La Cuvée Centenaire est tout en finessesoyeux, avec une finale un peu épicée, un vin déjà très agréable, au gros potentiel, le Vin Di Felibre qui est la cuvée à base de Mourvèdre est un vin d’une belle concentration, beaucoup de matière, avec des notes légèrement boisées et de cuir. 
    Un vin très réussi qui mérite de vieillir un peu. Le 2015 est un millésime où l’on peut se faire plaisir en débouchant une bouteille maintenant mais aussi dans 10 ans, la qualité est là. Le 2016 sortira en automne pour les cuvées André Mathieu et Centenaire. 

    Formidable Châteauneuf-du-Pape Vin Di Felibre rouge 2015, concentré, de robe sombre, un vin ample et velouté, persistant en bouche, charnu et très aromatique, aux Arômes de fruits noirs très mûrs, et cette finale poivrée envoûtante, un grand vin, avec une belle sucrosité, de la complexité, du charnu et de l’élégance, cela fait partie des très beaux millésimes avec un beau potentiel de garde de 5 à 8 ans. Parfait aujourd’hui, le 2012, intense en couleur comme en Arômes, qui fleure bon les fruits mûrs et les épices, aux tanins bien fermes, auquel il faut laisser un peu de temps pour s’exprimer, parfait avec, par exemple, un lapin caramélisé aux épices ou un foie gras poêlé aux raisins. Le Châteauneuf-du-Pape rouge 2015, complet et puissant, avec des nuances de cerise confite, associe structure et élégance en bouche, des tanins très structurés, un vin épicé et charnu comme il se doit. Le Châteauneuf-du-Pape rouge la Centenaire 2015, de belle couleur grenat soutenu et intense, au nez caractéristique de kirsch et de garrigue, une cuvée charpentée, riche et fondue à la fois, de très belle garde.
    Son Châteauneuf-du-Pape blanc Di Félibre 2015, qui mêle puissance et distinction, est parfumé, intense, aux notes de poire fraîche, tout en bouche, gras mais avec cette nervosité caractéristique, aux nuances d’aubépine et de citron. Son Châteauneuf-du-Pape blanc 2016, avec des connotations de fleurs et de pain grillé, est d’une très belle expression, alliant ampleur et fraîcheur. Goûtez aussi le CDR rouge Les Seriziers 2016, délicieux Arômes de cerise, de kirsch, et ce séduisant CDR rosé Se Sian Accoupagna, au nez délicat d’agrumes et de fruits frais, de bouche vivace, un rosé de saigné. 


    Domaine La MEREUILLECHÂTEAUNEUF-DU-PAPE Domaine La MEREUILLE

    Domaine La MEREUILLE 

    (CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE)
    Philippe Granger
    Quartier Le Grès - Impasse 2580
    84100 Orange
    Téléphone :04 90 34 10 68 
    Email : micbouyer@wanadoo.fr 
    Site : www.domaine-la-mereuille.com 

    Un domaine de 16 ha. Culture et vinifications traditionnelles, dans le respect du terroir. Philippe Granger possède en cave de vieux millésimes de Châteauneuf-du-Pape rouges : 1999, 2006, 2008, 2009, 2011 et 2012, ainsi que la cuvée Grenache Les Baptaurels, millésimes 2007, 2010, 2011 et 2012.

    Philippe Granger nous signale qu'au Domaine La Mereuille, le coulage à la fin de la fleur ajouté à la canicule qui a sévi en 2017, ont donné des vins très concentrés, structurés, aromatiques et de belle couleur. Il y a peu de vins mais ceux-ci sont de qualité parfaite, bien supérieurs au millésime 2016.
    Une nouveauté en 2018 : un Châteauneuf-du-Pape 2015, 100% Syrah : la cuvée d'Aure (du nom de son fils Aurélien). Les ventes prévues sont les 2012 puis 2014. Cette année également, restructuration de toute la cave et nouveau caveau de dégustation.

    Vous allez aimer ce Châteauneuf-du-Pape Les Baptaurels rouge 2015, complet et puissant, avec des nuances de cerise confite, alliant structure et élégance, aux tanins très structurés, épicé et charnu comme il se doit, racé, vraiment remarquable, comme ce 2012, d’une belle couleur, au nez complexe où s’entremêlent des nuances de griotte et de framboise, avec une pointe de poivre, bien charpenté, parfait sur des noisettes de chevreuil aux ravioles de champignons ou une épaule d'agneau farcie aux olives vertes. 
    Son Châteauneuf blanc 2016, avec des arômes de noix et d’agrumes, est un vin bien typérond au nez comme en bouche, fin, persistant et aromatique, d’une belle finale. Le 2015, d’une robe aux reflets or pâle, tout en finesse aromatique (fleurs fraîches, tilleul…), est complexe au nez comme en bouche, et s’apprécie avec une galette feuilletée au thon et à la tomate ou une fricassée d'escargots aux aromates.
    Goûtez aussi le CDR rouge 2015, de jolie robe pourpre intense, puissant en bouche, aux tanins fermes et bien équilibrés, aux notes de fruits rouges mûrs (griotte) et de sous-bois en finale, le CDR blanc 2016, très équilibré, d’une belle harmonie, tout en fruité et en finessesouple, aux nuances de pomme et de citronnelle.
    Il y a également le CDR rosé, de robe délicate, alliant nervosité et rondeur, idéal sur une quiche ou les terrines, et toujours ce CDR-Villages 2013, aux taninsveloutés, avec cette couleur profonde, au nez de fruits cuits, un vin qui emplit bien la bouche.
    Nos accords mets et vins fonctionnent uniquement avec les appellations (Exemple : Sauternes, Chinon etc..)
    Si vous recherchez un château ou un domaine précis, utilisez notre comparateur Vins

    Châteauneuf du pape (Rouge)

    Châteauneuf du Pape (Blanc sec)

    Château BEAUCHENECHÂTEAUNEUF-DU-PAPE Château BEAUCHENE

    Château BEAUCHENE 

    (CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE)
    Famille Bernard
    1 452, route de Beauchêne
    84420 Piolenc
    Téléphone :04 90 11 15 50 
    Email : info@chateaubeauchene.com 
    Site : www.chateaubeauchene.com 

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. La famille de Michel Bernard est présente à Orange depuis le XVIIe siècle. Aujourd'hui, le Château constitue le siège de vinification et d'élevage des différents vignobles de la famille. Il comprend 70 ha de vignes : Châteauneuf-du-PapeRhône-Villages_definition.html" class="lexique" target="_blank">Côtes-du-Rhône-Villages, Côtes-du-Rhône. On trouve 3 types de terroir : des terrasses alluviales à gros galets de quartz roulés mélangés à de l’argile rouge sableuse (Châteauneuf-du-Pape et Côtes-du-Rhône Premier Terroir), des alluvions quaternaires caillouteuses en terrasse (CDR-Villages et CDR Grande Réserve), des sols remaniés sable-caillouteux de collines (CDRGrande Réserve). 
    L’encépagement moyen comportant 52% de Grenache, 32% de Syrah et 12% de Mourvèdre. Pour les Vins blanc, Michel Bernard a retenu la quasi-totalité des cépages blancs (Clairette, Roussane, Marsanne, Viognier, Grenache blanc, Bourboulenc). 

    Je trouve les blancs 2017 supérieurs aux 2016, nous dit Michel Bernard, c’est dû au parfait équilibre entre alcool et acidité, les Ph étaient bons, on obtient donc des Vins à la belle expression du fruit, avec beaucoup de fraîcheur, c’est un millésime qui a une bonne aptitude au vieillissement, c’est encore plus évident pour les rouges 2017. 
    Le Côtes-du-Rhône rouge Grande Réserve, qui est notre produit phare en 2017, présente un parfait équilibre. Nous avons eu la chance de vendanger au bon moment, une bonne partie de notre vignoble n’a pas souffert de la sécheresse. Nous avons des sous-sols qui ont permis à la vigne de ne pas souffrir du stress hydrique. Une richesse Phénolique très importante, des Ph aux alentours de 3.60, idéal pour la garde, nous vinifions avec le respect du fruit. Ce 2017 a une belle expression du fruit. 
    Nous proposons le Blanc 2016 et ensuite le 2017 à l’automne, le CDR Blanc Tradition et celui à dominante de Viognier 2017.
    Depuis 15 ans, nous renouvelons progressivement le vignoble avec des plantations de Mourvèdre plus importantes que nous avions auparavant. L’avantage du Mourvèdre est qu’il résiste parfaitement à la chaleur, c’est un cépage qui donne du fruit et une bonne aptitude au vieillissement. 
    En Châteauneuf-du-Pape, nous mettons en vente les 2014, 2015 et 2016 en fin d’année. Nous avons eu une belle série de millésimes, 2015, 2016 et 2017. Je trouve le 2016 supérieur au 2015 mais, en tous cas, ce sont deux très grands millésimes chez nous. 
    Au Château Beauchêne, je ne produis pas de Vins trop puissants, trop brutaux, je cherche plus la finesse, nous vendons 90% de notre production à l’exportation. Mes Vins sont très fruitésarômes de fruits noirs sur mes Châteauneuf-du-Pape et fruits rouges sur les Côtes du Rhône. Je pratique des macérations longues, je n’aime pas les Vins confiturés, puissance, les tanins sont présents naturellement, les composés Phénoliques sont à un très haut niveau, le fruit est bien préservé, mes Vins sont élégants, l’alcool ne s’impose pas, même après quelques années, ils restent très équilibrés, et c’est important. 
    Je fais l’élevage de mes Vins de façon partielle dans des demi-muids, le rapport volume vin-bois est particulièrement valable. Je n’aime pas trop boiser mes Vins et, avec le Grenache, les Vins sont assez sensibles à l’élevage barriques, si on boise trop les Vins, c’est que l’on a des défauts à cacher… 
    Je privilégie le croquant du fruit et la finesse
    J’ai des terroirs avec des parcelles disséminées, ce qui permet d’avoir les différents types de sol, cette complémentarité est tout à fait intéressante. 
    Mes filles travaillent avec moi sur la propriété, Amandine s’occupe du Commercial et Estelle, qui était vétérinaire, après sa formation viti-œno, se prépare à me succéder pour le suivi du vignoble et l’élaboration des Vins.
    Nous nous orientons vers le Bio-Contrôle et entamons une démarche de qualification environnementale. Nous garantissons à nos clients, après analyse officielle, zéro résidu dans les Vins. Je vends toute ma récolte en bouteilles, je n’écoule rien au négoce. 
    Je suis rapporteur du Pôle d’Excellence 
    Œnotourisme auprès du Ministère, et continue de développer mon Musée Conservatoire d’outils en rapport à la vigne et au vin. 

    Estelle aime à préciser : depuis deux ans, nous nous efforçons de maintenir un haut degré de biodiversité sur et autour de nos parcelles : nous maintenons un ruban herbeux, travaillons avec des produits de bio-contrôle permettant à la vigne de mieux se défendre contre les maladies, nos sols sont régulièrement analysés ainsi que tous nos Vins. Trois ruches ont été installées en bordure du vignoble. Pour notre actualité, nous préparons pour la récolte 2018, un plan de replantation de ceps manquants sur les vieilles parcelles. Le millésime 2017, en volume inférieur, à l’image de la production viticole française, se prépare tranquillement dans notre chai. Le Côtes-du-Rhône Pavillon Rosé et les blancs (dont le fameux Viognier) sont embouteillés au début de l’année.

    Superbe Châteauneuf-du-Pape rouge Grande Réserve 2014, 80% Grenache, 15% Syrah, 5% Mourvèdrevignes de 100 ans, issues des terrasses alluvionnaire de galets roulés et de sables fauves), très typé, d’une belle charpente, riche, aux arômes délicats où dominent les fruits cuits et les sous-bois, aux tanins très présents mais veloutés, de bouche agréablement poivrée, un grand vin complexe, de garde.
    Remarquable Châteauneuf-du-Pape blanc Vignobles de la Serrière 2015, très charmeur, richement bouqueté, alliant puissance et élégance, où se mêlent des notes d’amande et de poire, suave, de bouche persistante, à ouvrir sur un turbot à la crème ou un risotto à la truffe blanche. Leur Châteauneuf-du-Pape rouge Vignobles de la Serrière 2012 est dense et très parfumé, de bouche charnue aux senteurs de cerise, de sous-bois et d’épices, un très joli vin, aux nuances de fruits macérés au palais. 
    Goûtez le CDR blanc Grande Réserve 2015, Clairette 25%, Grenache blanc 25%, Roussane 25%, Marsanne 20%, Bourboulenc 5%, vif et frais, aux arômesd’agrumes et de fleurs blanches, d’une très jolie tenue en bouche, et ce CDR blanc Viognier 2016, où l’on retrouve des nuances de citron et de narcisse, dense et distingué à la fois, tout en persistance en finale, à déboucher sur des calamars à la provençale ou une salade de queues d'écrevisses.
    Formidable Châteauneuf-du-Pape rouge Hommage à Odette Bernard 2010, de bouche ample, aux connotations de mûre et d’épices, très harmonieux, alliant une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, d’une très jolie finale avec ces notes de fumé et de framboise surmûrie, de garde. Le jardin à la française du Château Beauchêne peut être privatisé pour organiser mariages et réceptions.
    Domaine de SAJECHÂTEAUNEUF-DU-PAPE Domaine de SAJE

    Domaine de SAJE 

    (CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE)
    Jérome Mathieu
    21, rue du Commandant Lemaître
    84230 Châteauneuf du Pape
    Téléphone :06 80 95 82 53 
    Email : jerome@domaine-de-saje.fr 

    Actuellement, nous avons à la vente le 2015, nous dit Jérôme Mathieu, un vin très fruité, très belle structure avec de beaux tanins en fin de bouche, un millésime typique Châteauneuf-du-Pape. La cuvée Saje, qui est ma cuvée traditionnelle 2015, est une belle réussite, ainsi que la cuvée Anselme Mathieu issue de vignes centenaires, où l’on retrouve avec plaisir des arômes de fruitsbien mûrs, c’est un vin un peu plus structuré avec beaucoup de suavité, une impression de sucrosité en fin de bouche.
    La cuvée 1600 est une cuvée avec un assemblage qui fait la part belle au cépage la Counoise. J’ai choisi ce nom en mémoire des premiers vignerons Mathieu qui se sont installés à Châteauneuf-du-Pape à cette époque. cuvée 1600 millésime 2015, offre, tout d’abord au nez, des effluves très fraîches d’orange sanguine, c’est un vin qui présente une belle densité, une couleur rouge rubis qui évolue vers le tuilé. Je trouve que la Counoise (45 % de l’assemblage, alors que dans mes autres vins le Grenache est majoritaire) apporte aux vins une droiture, une belle persistance. Mes 2016 sortent seulement en septembre 2018. Le 2016 est plus coloré et plus tonique, c’est un vin un peu plus épais, que l’on appréciera après le 2015.
    En 2017, la nature nous a donné très peu de blancs en quantité mais par contre la qualité est au rendez-vous. Ce blanc est à la vente, il offre des arômes de pomme-poire, une belle fraîcheur et un très bel équilibre acidité

    Superbe Châteauneuf-du-Pape rouge cuvée 1600 2015, qui a un nez dense avec des notes de violette, de cuir et de pruneau, riche en couleur, classique et concentré, alliant densité et velouté, ample en bouche, de très bonne garde, idéal avec, par exemple, une blanquette de dinde aux truffes ou un lapin sauté aux olives noires. Le Châteauneuf-du-Pape rouge Marquis 2015, remarquable par la concentration de ses arômes de griotte noire et par son caractèrechaleureux et intense, a des tanins présents et soyeux à la fois, de très bonne garde. Le Châteauneuf-du-Pape classique 2015, aux notes de cerise confite et d’humus, est un vin ferme et fruité, finement épicé.
    Son Châteauneuf-du-Pape blanc 2016, au nez subtil d’amande, de fruits mûrs et de bruyère, est tout en bouche, de la matière, de la puissance et une belle longueur ainsi que de la fraîcheur en finale, et se débouche, sur un risotto à la truffe blanche ou une daurade aux girolles. Excellent CDR rouge 2016, au nezpuissant, tout en nuances aromatiques où dominent la groseille et les épices.

    Domaine SERGUIERCHÂTEAUNEUF-DU-PAPE Domaine SERGUIER

    Domaine SERGUIER 

    (CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE)
    Daniel Nury
    10, rue Alphonse Daudet
    84230 Châteauneuf-du-Pape
    Téléphone :04 90 83 73 42 et 06 15 66 58 90 
    Email : nury.daniel@wanadoo.fr 
    Site : www.domaine-serguier.com 

    Le domaine est né à la fin du XIXe, par la volonté d’Hippolyte Serguier. 100 ans plus tard en 1997, Daniel Nury reprend le domaine familial situé au cœur du village au pied des remparts de Châteauneuf-du-Pape
    Superbe Châteauneuf-du-Pape cuvée Révélation 2015 (Grenache noir majoritaire avec 10% de MourvèdreCinsault et Syrah) issu de très vieilles vignes de 80 ans aux rendements inférieurs à 30hl/ha, vendanges manuelles avec tri à la parcelle, élevage 14 mois en barriques, un vin marqué par des senteurs d’épices à dominante de fruits rouges mûrs, de poivre et de violette, d’une belle couleur grenat pourpre, alliant charpente et souplesse en bouche, très structuré, distingué, d’une volumineuse finale. 
    Le Châteauneuf-du-Pape rouge Tradition 2015, 70% Grenache, 12,5% Mourvèdre, 12,5% Syrah et 5% autres (Cinsault, Counoise, Muscardin...), coloré et bouqueté, aux notes de cerise confite et d’humus, avec cette bouche puissante, est un vin ferme et typé. Beau Châteauneuf-du-Pape blanc 2015, parts égales de Grenache blanc et de Clairette blanche (40% de chaque) avec 20% de Bourboulenc, des arômes bien présents où dominent les agrumes et les petits fruitssecs, tout en subtilité aromatique, d’une belle longueur, idéal sur une daurade à la provençale ou une sole aux légumes.
    Il y a encore le CDR Le Cabanon rouge 2015, aux tanins enrobés, de couleur cerise soutenue, bien réussi, et le CDR Le Cabanon de ma Mère blanc, aux notes de fruits blancs et d’acacia. 


    Domaine de la SOLITUDECHÂTEAUNEUF-DU-PAPE Domaine de la SOLITUDE

    Domaine de la SOLITUDE 

    (CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE)
    Michel et Jean Lançon
    Earl Domaines Pierre Lançon - BP 21
    84231 Châteauneuf-du-Pape
    Téléphone :04 90 83 71 45 
    Télécopie : 04 90 83 51 34 
    Email : info@domaine-solitude.com 
    Site : www.domaine-solitude.com 

    Le Domaine appartient à l’une des plus vieilles familles originaires de Châteauneuf-du-Pape. Dès le XVe siècle, on y trouve la trace des Martin, mais en Italie elle remonte encore plus loin dans le temps, jusqu’à la très ancienne et non moins illustre famille des Barberini. François Barberini, né en Toscane en 1264, habita la Provence pendant quelques années.
    Remarquable Châteauneuf-du-Pape rouge cuvée Barberini 2014, 55% Grenache, 30% Syrah et 15% Mourvèdre, de couleur intense, charnu, au nez dominé par les petits fruits rouges (cassisframboise), aux tanins très équilibrés, de bouche bien corsée, d’une structure soutenue. Le Châteauneuf-du-Pape rouge 2014, 50% Grenache, 25% Syrah, 15% Mourvèdre et 10% Cinsault, est excellent, au nez présent avec des notes de violette et de pruneau, très riche, classique, de belle teinte pourpre
    Le Châteauneuf-du-Pape blanc 2015, 40% Clairette, 35% Roussane, 25% Grenache, de bouche soyeuse, est un vin ample, gras et vif à la fois, de bouche florale et subtile, aux nuances de poire et d’amande grillée au palais, à déboucher avec une poularde à la crème ou des papillotes de crevettes au chèvre frais.

    Domaine TOUR SAINT-MICHELCHÂTEAUNEUF-DU-PAPE Domaine TOUR SAINT-MICHEL

    Domaine TOUR SAINT-MICHEL 

    (CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE)
    Earl Vignobles Fabre
    Quartier Les Petites Serres
    84230 Châteauneuf-du-Pape
    Téléphone :04 90 83 73 24 
    Email : domaine.tour.stmichel@orange.fr 
    Site : www.toursaintmichel.com 

    Une histoire familiale depuis 3 générations; tout d'abord, Michel Fabre, fondateur du domaine, en 1930, a transmis sa passion à son fils Henri. Ce dernier, avec l'aide de son épouse Éliane, a développé et agrandi le domaine, qui compte actuellement 40 ha, dont 35 ha en Châteauneuf-du-Pape. Aujourd'hui, Mireille, leur fille, gère le vignoble, dans le respect de la tradition en apportant un style plus moderne.
    Le Châteauneuf-du-Pape rouge cuvée du Lion 2015, Grenache (75%), Syrah (20%), Mourvèdre (5%), vendanges manuelles et traditionnelles avec longue cuvaison, élevage pour 20% en barriques de 2 ans, est de couleur pourpre intense, aux tanins riches et savoureux, légèrement épicé et très parfumé (mûre, fraise des bois...), et sa solide structure lui assure une bonne garde
    Beau Châteauneuf-du-Pape rouge Tradition cuvée des Deux Sœurs 2015, 80% Grenache et 20% Syrah, un vin concentré, à dominante de fruits rouges surmûris, de cuir, de violette, épicé et charnu comme il se doit, d’une longue finale, très prometteur.
    Le Châteauneuf-du-Pape rouge cuvée Feminessance 2015, 60% Grenache et 40% Syrah, élevage en barriques, de couleur grenat profond, un grand vin très équilibré, au nez comme en bouche, avec des nuances de groseille, de cassis et de truffe, avec des tanins riches, à la fois puissants et savoureux, un vin qui demande une cuisine riche comme, notamment, une daube de bœuf ou un civet de lièvre.
    Domaine l'ABBE DINECHÂTEAUNEUF-DU-PAPE Domaine l'ABBE DINE

    Domaine l'ABBE DINE 

    (CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE)
    Nathalie Reynaud - Earl Mireille et Jean Reynaud
    1 480, chemin des Mulets (Caveau : 1 bis, chemin Louise Michel)
    84350 Courthézon
    Téléphone :04 90 70 20 21 et 06 12 66 99 50 
    Email : domainelabbedine@wanadoo.fr 
    Site : www.domainelabbedine.com 

    Au sommet. La Famille Reynaud est installée sur ses terres depuis 5 générations, au moins. Le savoir-faire et les connaissances du travail du sol se sont transmis de père en fils et aujourd’hui de père en fille. 

    Remarquable Châteauneuf-du-Pape rouge 2015, 90% Grenache de 120 ans, 8% Syrah et 2% Mourvèdre, sur terroir de sables, au nez dominé par les petits fruitsrouges à noyau et des notes de fumé, typé, encore jeune, d’une finale complexe et chaleureuse. 
    Le 2014 développe des notes de pruneau et de sous-bois, de bouche pleine et généreuse, aux tanins fermes et soyeux à la fois, de couleur pourpre, un vinpuissant et savoureux, avec du gras et de la rondeur, parfait avec une épaule d'agneau farcie aux olives vertes ou des filets de lièvre aux marrons en papillotte, par exemple.
    Le Châteauneuf-du-Pape blanc 2015, de robe jaune or, avec des senteurs de fleurs blanches, des notes beurrées et une touche légèrement minérale, dégage une bouche ample et ronde, d’une belle longueur, d’une finale suave.
    Excellent CDR-Villages 2015, 80% Grenache et 20% Mourvèdre de 60 ans, sur terroir de galets roulés, d’une belle harmonie, puissant, d’une jolie ampleur aromatique, légèrement épicé, alliant souplesse et structure, est un vin très bien élevé, comme le CDR blanc, 100% Clairetteterroir de sables, riche en bouquet(agrumes, amande), harmonieux, à déboucher sur une morue sautée aux pommes de terre ou un saucisson à l'ail.

     

  • Les bières du monde

    Les origines de la bière sont presque aussi lointaines que celles du vin, et c’est l’une des raisons qui m’ont incité à inclure ce chapitre dans un guide consacré aux vins et spiritueux européens, bien que la bière ne fasse pas partie ni des uns ni des autres.

    Tous les peuples en effet ont fait de la bière, à toutes les phases de leur civilisation. Les tribus africaines en fabriquent avec du millet, les Japonais avec du riz, les habitants des Amériques, les Européens, les Australiens et les autres font leur bière avec de l’orge. On en boit dans le monde entier, surtout en Belgique où la consommation annuelle s’élève à quelque 135 litres par tête et par an, ce qui, sur ce plan, constitue un record que nous laissons à nos amis frontaliers.

    La bière, c’est le nom général de toutes les espèces de bières blondes ou brunes, légères ou fortes, vendues à la pression, en bouteille ou en boîte de métal, faites avec du malt, du sucre, du houblon, de l’eau et du levain qui fait fermenter ces ingrédients. Bien évidemment, la qualité du breuvage dépend largement de ces matières premières et de leur aptitude à donner la bière souhaitée.

    Le malt commence sa vie sous le nom d’orge. Des variétés spéciales de cette céréale sont cultivées soigneusement jusqu’à maturité. Ensuite on imbibe l’orge d’eau et on la laisse germer dans des conditions déterminées et surveillées afin que l’amidon se transforme en sucre soluble. Cela fait, on la sèche et on la fait griller; légèrement, pour obtenir une bière blonde, et plus intensément pour une bière brune.

    Les sucres utilisés pour le brassage sont des sucres de canne, traités de diverses manières pour donner des goûts différents et une bière plus ou moins douce.

    On cultive des variétés spéciales de houblon pour la brasserie qui n’utilise que la fleur : un cône de pétales d’or contenant résine et huiles. C’est le houblon qui donne à la bière sa pointe d’amertume. L’eau de brasserie est en général traitée avec des sels minéraux convenant au type particulier de bière à fabriquer. Au temps où l’on n’analysait pas encore l’eau, les grands centres de brasserie apparurent, comme en Écosse (voir chapitre Whisky), là où une source ou un ruisseau convenaient particulièrement bien à certains types de bière. La bière de Pilsen, en Tchécoslovaquie, notamment, est brassée à l’eau naturelle et on la reconnaît comme l’une des meilleures du monde.

    La levure, qui est composée d’organismes vivants, est l’agent qui fait fermenter la bière. Le brassage n’est pas une opération très compliquée : on écrase le malt dans un moulin et il est versé dans l’eau à une température surveillée attentivement. La solution de sucre est soutirée. Des tambours rotatifs agitent ensuite le mélange pour que chaque grain baigne dans l’eau et que tout le malt soit utilisé. Il ne reste plus que les pellicules qui sont d’ailleurs vendues, comprimées, pour l’alimentation du bétail (on ne sait pas si cela peut avoir une influence sur le lait…).

    Le malt non encore fermenté qui s’appelle alors wort (confer chapitre Le whisky) est pompé dans des bouilloires de cuivre où on lui ajoute le houblon et du sucre. On fait bouillir le wort pendant une heure ou deux. C’est à ce moment que le parfum et l’amertume du houblon se combinent à la douceur et au goût du malt et du sucre.

    Après ébullition, le houblon est retiré par filtrage, on rafraîchit le mélange, on le transfère dans un autre récipient et on y verse le levain qui agit sur le sucre, comme dans la fermentation du vin : transformation en alcool d’une part et gaz carbonique de l’autre. On conserve le gaz et l’on s’en sert pour rendre plus gazeuses les bières vendues en bouteille ou en boîte. La fermentation prend plusieurs jours au bout desquels la masse de levure tombe au fond de la cuve de fermentation et s’y stabilise s’il s’agit de bière dite lager. S’il s’agit de blonde claire, nommée ale, le levain, au contraire, s’accumule à la surface du liquide. Dans les deux cas, on le recueille. Il y en a alors beaucoup plus qu’à l’origine ; pendant la fermentation, en effet, les levures prolifèrent. La masse recueillie à la fin servira à provoquer d’autres fermentations et pourra être vendue aussi pour le traitement des hommes et des animaux, car c’est un dépuratif et, paraît-il, une source de vitamines.

    Dans la plupart des pays où l’on consomme de la bière, le breuvage est conservé dans de grands réservoirs à une température proche de zéro degré, pour le stabiliser et lui assurer des qualités satisfaisantes et durables. Après filtrage, on le gazéifie au gaz carbonique et on l’expédie en barils, bouteilles ou boîtes. Désormais la plupart des bières sont pasteurisées (chauffées à 60°c) pour détruire les plus infimes vestiges de levure qui pourraient subsister après filtrage. Ils pourraient, en effet, fermenter, se multiplier et troubler la couleur de la bière.

    Une lapalissade : la qualité de la bière varie considérablement selon la brasserie qui la produit, l’habileté et le savoir-faire du brasseur. Une des plus fameuses est la Tuborg, produite à Copenhague et connue dans le monde entier. D’autres localités sont devenues célèbres grâce à leur bière : Pilsen en Tchécoslovaquie, Carlsberg au Danemark, Heineken en Hollande, la Münchener vient de Munich, l’Angleterre et l’Irlande sont renommées pour leurs bières fortes, blondes ou brunes. Japon, Mexique, Etats-Unis, Australie, Cuba et Canada en produisent aussi d’excellentes, mais nous nous éloignons de l’Europe.

     

    voir aussi

    Les alcools
    L’Armagnac

    Les rhums
    Le Whisky et le whiskey 
    Le Calvados
     
    Les Liqueurs de fruits et de plantes 

    Les bières du monde 
    Le cognac

     

    Les principaux types de bières

    Lager
    Une bière fortement chargée de gaz carbonique. Son nom vient du verbe allemand lagern (emmagasiner). La Lager est une bière laissée au repos jusqu’à ce que tous les vestiges de fermentation soient éliminés. Ensuite on la gazéifie et on la met en bouteille.

    Ale
    Une bière qui, autrefois, était faite sans houblon et bue fraîche. Désormais il n’y a plus guère de différence, en Grande-Bretagne, entre l’Ale et les autres bières.

    Stout
    Une bière brune et lourde, souvent un peu sucrée, avec un goût prononcé de malt, en général issue d’un mélange à forte proportion de houblon. J’ai goûté des Stouts d’Irlande exceptionnelles, et l’on comprend qu’elles aient acquis leur célébrité par leur qualité, particulièrement les marques Guinness et Oyster Stout.

    Porter
    Semblable à la Stout, mais moins forte, avec, en général, une lourde mousse crémeuse, trop envahissante à mon avis. Elle devrait son nom au fait que ce fut jadis le breuvage des porteurs londoniens.

    Ce que je peux vous affirmer, c’est qu’il est bien difficile de tenter de classer les bières dans un ordre purement logique, tellement il existe de façons différentes de marier les principaux ingrédients qu’on retrouve dans cette boisson qui, comme le vin, remonte à la nuit des temps. Chaque brasserie a donc ses propres recettes de fabrication, jalousement gardées et transmises de génération en génération. Pour moi, les meilleures bières sont les suivantes.

    Les bières trappistes

    A tout Seigneur tout honneur (mérité). Seules cinq bières sont effectivement aujourd’hui brassées par les moines et ont par conséquent droit à l’appellation Trappiste. Si les ordres religieux de France ont acquis une grande réputation en produisant des liqueurs à base d’herbes sauvages comme la Bénédictine (voir chapitre Les Liqueurs), en Belgique, c’est à la bière qu’ils se sont consacrés. D’abord pour leur usage personnel : on a beau être moine, on n’en est pas moins homme; ensuite (et surtout) pour procurer des fonds à leur communauté, puis alimenter des œuvres de charité.

    Toutes les bières trappistes sont à fermentation haute, c’est-à-dire qu’on y ajoute un peu de levure au moment de la mise en bouteille. Elles forment toujours un certain dépôt au fond de la bouteille. Il est donc nécessaire de les laisser reposer couchées avant de les déguster. Elles se conservent parfaitement et s’affinent même en vieillissant (pas plus de quatre ans, quand même). Je vous conseille de les boire à la température ambiante. Il vaut mieux, à la limite, qu’elles soient un tout petit peu plus chaudes que fraîches, et les placer au réfrigérateur avant de les servir serait les gâcher.

    Dans la mesure où la production est limitée et l’origine garantie, on dispose d’une bonne assurance que la qualité des trappistes sera maintenue. Les couvents n’ambitionnent d’ailleurs pas d’augmenter leur production et il est fort possible, en raison de l’augmentation de la demande, qu’il y ait des ruptures de stocks. La Chimay est une exception, car sa production se développe, une partie du travail de mise en bouteilles n’est plus faite au couvent même, et le risque est pris de voir sa qualité baisser dans les années à venir si cette politique de quantité se confirme.

    La Chimay
    Produite dans une région de forêts de la Belgique, proche de la frontière française, par des moines venus originellement des Flandres. La Chimay capsule Bleue fait environ 8°. Elle est de couleur cuivrée et mousse beaucoup. Son arôme, bien équilibré, est fort. La capsule Rouge est voisine par le bouquet comme par l’aspect, mais elle ne fait que 6°. La capsule Blanche est plus claire et son bouquet est plus amer. Elle fait environ 7°.

    L’Orval
    C’est aussi une excellente bière dont l’arôme est un peu plus amer que la Chimay. Elle est présentée dans sa célèbre bouteille en forme de quille et fabriquée à Villers-devant-Orval. Cette blonde amère est particulièrement renommée en Belgique.

    La Saint-Sixtus
    Une brune très corsée dont la teneur en alcool peut atteindre 12°. Elles est fabriquée au couvent de Westvleteren.

    La Westmalle
    Cette blonde très parfumée avec un goût relativement sec en fin de bouche pour la Triple Westmalle (densité d’environ 8°). La Double Westmalle est plus foncée et plus légère (6°).

    La Rochefort
    C’est ma préférée. Bien typée, ambrée et corsée, elle se vend en 6°, 8°, et 12°, et ressemble un peu aux capsules Bleue et Rouge de la Chimay.

    Les bières d’abbaye

    L’appellation Bière d’abbaye est beaucoup plus vague. Une douzaine d’abbayes (en dehors des cinq trappistes déjà citées) se consacrent effectivement à la production de bière. D’autres marques adoptent pourtant ce sigle sans être produites dans des institutions religieuses.

    La Cuvée de l’Ermitage, par exemple, est fabriquée par la Brasserie de l’Union, dans le Hainaut. C’est une douce ambrée de 8° qui n’en est pas moins excellente.

    La Cuvée de Saint-Amand est une très bonne brune forte, brassée par De Branbandre, en Flandre.

    La Saint-Feuillen est une bière douce et dorée à l’arôme parfumé, produite par la brasserie Friard, au nord de Mons.

    L’Abbaye de Leffe (une vraie ! ) mérite une réputation comparable à celle des trappistes. Elle produit plusieurs sortes de bières, dont des rouges et ambrées et des brunes. La Leffe Triple dorée, au bouquet puissant, corsée, est une des plus fameuses, onctueuse et persistante en bouche, très caractéristique en réalité.

    L’Abbaye des Templiers (une autre abbaye authentique comparable à celle des trappistes et dont les procédés de fabrication sont très anciens). Elle se bonifie si on la conserve pendant plusieurs mois. C’est une blonde cuivrée douce et amère à la fois.

    L’Abbaye de Floreffe est, par contre, une production de la Brasserie Het Anker. C’est une boisson pâle, amère et forte qui est également très réputée mais demande peut-être une certaine éducation du palais en raison de son amertume.

    Les Gueuses

    Ce sont des bières belges qui sont actuellement parmi les plus demandées sur le mini-marché des amateurs raffinés. La particularité des gueuses est qu’elles sont constituées par le mélange de plusieurs lambics de base. Le lambic est une bière dite spontanée à base de froment qui fermente seule sans ajout de levure. La gueuse doit fermenter en tonneaux pendant de longues années et elle continue à fermenter après sa mise en bouteille. La fabrication de la gueuse demande donc beaucoup de temps et de travail. Pour le Guide, il m’a semblé indispensable de retenir deux d’entre elles :

    La Kriek, une étonnante et succulente bière rose qui a un parfum très particulier.

    La Timmermans, qui est la plus grande brasserie de gueuse et dispose de tonneaux de bois dont certains auront bientôt un siècle !

    Une spécialité : les bières aux cerises. En Belgique on les appelle des Krieken-Lambic. On ajoute au lambic de base des cerises à raison de 50 kg environ pour 250 litres de bière. Les cerises entières macèrent dans le lambic pendant plusieurs mois et l’imprègnent de leur goût. La bière fermente ensuite pendant plus d’un an après que les noyaux de cerises ont été laissés en dépôt. On peut conserver en cave les bières aux cerises jusqu’à cinq ans. Elles perdent alors en goût de cerise ce qu’elles gagnent en taux d’alcool. Vous pouvez rechercher tout particulièrement :

    La Liefmans, qui est une Kriek délicieuse de 7°, dont la saveur est extrêmement fruitée. C’est une bière qu’il est possible d’apprécier immédiatement, sans éducation particulière (c’était mon cas), et qui convient parfaitement comme apéritif. A goûter au moins une fois. Inimitable.

    La Kriek Bruegel n’est pas moins délicieuse, quoique d’une saveur un peu plus acide mais tout aussi fruitée.

    Les Ale

    L’Ale est une bière britannique qui, à l’origine, était faite sans houblon et bue fraîche. Aujourd’hui, elle a perdu cette particularité. Selon la couleur et la composition, on distingue la Pale Ale, la Brown Ale, la Light Ale, et la Bitter Ale.

    L’une des plus célèbres est bien sûr la Guinness, qui a su conserver à mon sens une réputation méritée. A ses côtés, la Thoma Hardy, qui a un goût très particulier et vieillit vingt-cinq ans en fût, et la Prize Old Ale, fabriquée à Portsmouth par Gale, une excellente bière rouge présentée en bouteille bouchonnée (ce qui est rare). Elle a une saveur très particulière et elle fait plus de 10°. Si vous voulez faire goûter une bière originale à vos amis, n’hésitez pas ! Malheureusement, elle est très difficile à trouver de ce côté-ci de la Manche…

    Dans un autre style, la Bass Pale Ale, fabriquée par Burton, est une bière qui a un goût de houblon prononcé (environ 5°), légère, agréable, de grande production pour étancher votre soif ou accompagner une choucroute.

    La Samuel Smith (une des plus vieilles maisons britanniques) commercialise différentes bières de qualité Pale et Bitter. La Bitter de Smith fait environ 5°, elle est de couleur cuivrée et amère, se sert à la chaleur ambiante et non fraîche, je le répète.

    Les spécialités belges et allemandes

    Elles sont innombrables et bien souvent de fabrication artisanale : souvent une brasserie ne fournit qu’une région ou un village…

    La De Konninck, très répandue dans les bistrots d’Anvers où elle concurrence les bières traditionnelles. Elle est blonde, légèrement cuivrée et douce (4°). C’est donc une excellente bière de soif produite par une des plus vieilles brasseries flamandes.

    La Witkap Pater, blonde et claire, elle est également fabriquée dans la région d’Anvers, avec une saveur parfumée légèrement amère. Un autre bonne bière pour se désaltérer.

    L’Eku Kulminator. C’est une bière allemande, la bière la plus forte du monde, ses 13,5°, et je ne vous conseille pas de faire un concours avec un habitué. Elle est ambrée et corsée, c’est une véritable liqueur de malt qui convient pour l’apéritif et la dégustation. Réellement exceptionnelle.

    L’Adelscott. Une bière française d’Alsace corsée qui fait 8°. Elle se boit aussi en apéritif. Sans rivaliser avec les bières trappistes, c’est néanmoins un excellent produit.

    La Gouden Carolus (ou Carolus d’Or). Produite par Het Anker, une brasserie belge de grande réputation dont nous avons déjà parlé. Une brune corsée de près de 8°, qui a un fort goût de malt. Se déguste aussi en apéritif ou, pourquoi pas, sur un fromage à la manière d’un Porto Vintage, comme on me l’a fait savourer à Bruxelles. Pour les amateurs.

    La Dortmunder Classic. Blonde et désaltérante, produite par la brasserie Wenker Kronen, est une bière de densité légère particulièrement bienvenue pour étancher la soif.

    La Stiftsherren. Une autre Dortmunder pleine de corps et tout aussi désaltérante. A servir à 9 ou 10° avec un bon collier. N’oubliez pas que Dortmund est la plus grande ville de brasserie d’Allemagne et qu’on y fabrique de la bière depuis que l’Empereur lui en accorda le droit en 1293, ce qui est déjà en soi une référence.

    L’Europe c’est aussi le Danemark, surtout connu pour ses Pilsener plus douces que les tchèques de Pilzen. Le pays compte pourtant une variété de bières extraordinaires qui n’est comparable qu’à celle des bières belges et allemandes. Carlsberg et Tuborg : les marques les plus connues sur notre marché diffusent elles-mêmes une quinzaine d’autres marques sur le marché intérieur danois. Parmi les productions les plus originales, notons les “Bières Blanches” très légères.

    La Let Piner de Carlsberg. Elle est presque d’aussi faible teneur alcoolique que les blanches, mais de couleur blonde cuivrée avec une saveur de malt grillé prononcée.

    La Carlsberg 47. Légèrement colorée et un peu plus forte : 4°.

    La Tuborg Lager. Une des meilleures danoises de grande diffusion et d’exportation. Relativement forte (4,5°), elle a, elle aussi, un goût de malt soutenu, qu’il faut savoir apprécier.

    La Wilbroe Imperial Stout. Fabriquée par une des petites marques qui se partagent les 20% du marché que leur laissent les deux grandes (Tuborg et Carlsberg). C’est une bière faiblement colorée, de 6° environ. Très agréable pour la soif, elle n’est pratiquement pas exportée à ma connaissance…

    La Thor Buur. Une bière forte et colorée produite par une petite brasserie indépendante, qui mérite aussi de retenir l’attention.

    La Faxe Fad. Une blonde désaltérante au goût de houblon, produite par un autre brasseur indépendant qui se refuse à pasteuriser ses produits pour leur conserver toute leur saveur.

    Bien sûr, il y a les hollandaises dont Heineken (rien à dire pour sa qualité), très implantée en France, est la marque la plus connue. A côté du second géant Skol, on compte aussi de nombreuses petites brasseries. La Trappist (la seule bière d’abbaye de Hollande) vous décevra peut-être, car c’est en réalité une Pils courante pour la soif, quoique de bonne qualité.

    Je citerais, pour référence, bien qu’elles méritent un plus long développement, les bières irlandaises et les écossaises dont la Campbell’s Scotch, assez forte mais moins alcoolisée, malgré son nom, que les allemandes et les belges les plus corsées.

    Dans l’Hexagone, la plupart des petites brasseries ont été absorbées au cours des dix dernières années par la bande des six : BSN (Kronenbourg, Kanterbrau…), Pelforth, Artois, Union des Brasseries, Heineken et Brasseries du Pêcheur. Ce guide n’étant pas spécifiquement un guide de la bière, j’ai fait le choix de ne parler que des bières françaises d’exception. A vous de ne pas me tenir rigueur de ne pas vanter les mérites des produits de ces six grands.

    Personnellement, j’aime d’ailleurs bien la Pelforth brune, même si certains la considèrent avec un certain mépris et accordent leurs faveurs aux produits de diffusion plus restreinte. Élitisme, quand tu nous tiens… Nous avons donc quelques bières susceptibles d’égayer les palais les plus difficiles. J’ai déjà cité l’Adelscott d’Alsace, à laquelle il faut ajouter :

    La Pastor Ale. Artisanale, produite à Anolin. Ambrée, de 6,5°, présentée en bouteilles champenoises. C’est une bière de garde.

    L’Abbaye de Saint-Landelin. Une blonde forte, parfumée et fruitée, qui rivalise, sinon avec les grandes trappistes belges, avec certaines bières d’abbayes.

    La Saint-Léonard. Une bière de garde produite à Boulogne-sur-Mer. Dorée et corsée, une autre bière de qualité indiscutable qui vous surprendra agréablement.

    La bière du Ch’ti. Issue du nord, comme vous l’avez deviné. Une blonde fabriquée elle aussi élaborée de façon artisanale.

    Enfin, il serait injuste, faute de ne s’en tenir qu’à des frontières réellement européennes, de ne pas dire au moins un mot sur quelques autres grandes bières. Il faut souligner, par exemple, la qualité des tchèques, les Pilsen authentiques. Qualités dues aussi bien aux bienfaits du houblon de Bohême qu’à l’eau particulièrement pure qui joue un rôle très important.

     

     
     
  • LES GRAVES QUE L'ON AIME

    Château D'ARRICAUDGRAVES Château D'ARRICAUD

    Château D'ARRICAUD 

    (GRAVES)
    Isabelle Labarthe

    33720 Landiras
    Téléphone :05 56 62 51 29 
    Email : chateaudarricaud@wanadoo.fr 
    Site : www.chateau-darricaud.fr 

    L’origine du domaine est très ancienne et nous devons son aspect actuel au Comte Joachim de Chalup. Il entra chez les mousquetaires gris en 1772, devint conseiller du Roi en 1783, puis Président du Parlement de Bordeaux. Incarcéré sous la Terreur au château-prison de Cadillac, puis libéré, il fut nommé premier Président de la Cour Royale d’Angers sous la Restauration. Le domaine fut l’objet d’agrandissements avec des cépages de choix. Depuis trois générations, la famille Bouyx-Trénit, très attachée à ce terroir et à son histoire, œuvre pour le mettre en valeur. Aujourd’hui, Isabelle Labarthe poursuit avec passion les mêmes objectifs. Le vignoble s’étend sur 23 ha d’un seul tenant. Sa partie haute est recouverte d’un manteau de graves typiques argileuses, en bas de pente affleurent les sols rouges argilo-calcaires à astéries. La propriété vient d'acquérir la certification HVE (Haute Valeur Environnementale).
    Voilà un remarquable graves rouge Grand Vin 2015, corsé, épicé, très harmonieux, riche en couleur, bien typé, de belle robe soutenue, aux notes de sous- bois et de mûre, bien charpenté et équilibré, parfumé (griotte, humus...) au palais, à déboucher avec, notamment, des rognons de veau aux pleurotes ou un civet de porcelet aux petits oignons.
    Le 2014, coloré et très parfumé, d’une jolie concentration en bouche, aux notes de fruits rouges et de réglisse, a des tanins bien soyeux et structurés. 
    Le graves rouge Réserve du Comte 2015, charpenté, élégant, aux tanins denses, est coloré et intense au nez comme en bouche (griotte, fumé...), un Vinpuissant, charmeur, avec de la matière. Le 2014 est corsé, savoureux, aux tanins amples, au nez complexe dominé par la cerise et la cannelle, alliant rondeur et charpente.
    Excellent graves blanc 2015, qui mêle richesse aromatique et persistance, dense, avec des connotations persistantes de noix et d’abricot frais. Très joli Liquoreux 2011, avec cette bouche souple, tout en subtilité d'arômes, de belle teinte dorée, aux nuances de fruits bien mûrs, d'une belle ampleur.
     

    Château BRONDELLEGRAVES Château BRONDELLE

    Château BRONDELLE 

    (GRAVES)
    Jean-Noël Belloc

    33210 Langon
    Téléphone :05 56 62 38 14 
    Email : chateau.brondelle@wanadoo.fr 
    Site : www.chateaubrondelle.com 

    Très beau Graves rouge Château Andréa 2016, particulièrement savoureux, de belle robe pourpre soutenu, aux notes de framboise cuite et de cannelle, est d’une grande harmonie, très parfumé, séveux, un vin généreux et persistant. Excellent Graves Classic rouge 2015, Merlot et Cabernet-Sauvignon, tout en bouche, à dominante de rondeur, ferme, tout en nuances aromatiques (cerise noire, prune…). Le Graves Classic blanc 2016, Sauvignon et Sémillon, aux nuances de brugnon et de lis, est un vin très harmonieux, mêlant charme et rondeur. 
    Quant à son Sauternes 2016, il est riche et distingué à la fois, à dominante de fleurs blanches et de petits fruits secs, de bouche onctueuse où l’on retrouve l’abricot confit et le pain brioché. Joli Bordeaux Supérieur Château Bras d’Argent 2015, de couleur intense, aux arômes de fruits rouges (mûre, fraise des bois...), un vin souple, aux tanins bien enrobés. 
    Beau Pessac-Léognan blanc Château d’Alix 2015, d'une jolie complexité aromatique avec des connotations de rose, de citron et de grillé, mêle élégance et structure, et se débouche aussi bien avec une truite pochée en sauce qu’avec une bourride de seiches. Le Pessac-Léognan rouge Château d’Alix 2015, de couleur profonde, très équilibré, au nez dominé par la cerise noire et les sous-bois, un vin puissant mais où la souplesse prédomine, aux tanins fondus mais bien présents.

    Château de CHANTEGRIVEGRAVES Château de CHANTEGRIVE

    Château de CHANTEGRIVE 

    (GRAVES)
    Famille Lévêque
    Domaine de Chantegrive - BP 27
    33720 Podensac
    Téléphone :05 56 27 17 38 
    Email : communication.chantegrive@gmail.com 
    Site : www.vinsdusiecle.com/chateauchantegrive 
    Site : www.chantegrive.com 

    Au sommet. Grâce aux patients efforts de remembrement accomplis par la famille depuis quarante ans, le Château de Chantegrive est devenu un superbe vignoble doté d'excellents terroirs constitués de graviers roulés mélangés à des sables fins s'appuyant sur une structure argilo-calcaire

    On laboure plus de la moitié de l’exploitation, nous explique Marie-Hélène Lévêque, nous avons construit une station d’épuration, nous pratiquons la lutte raisonnée et avons éliminé tous les produits indésirables, plantons des haies, avons des bouteilles plus légères (- 40 g) pour respecter le plan carbone… Tout une chaîne d’efforts que nous effectuons depuis des années qui correspondent à notre éthique familiale. C’est pourquoi nous avons tout naturellement reçu la certification HVE 3 (Haute Valeur Environnementale niveau 3). HVE est une certification nationale du Ministère de l’agriculture qui a pour objectif d’identifier les exploitations engagées dans des démarches respectueuses de l’environnement. Un cahier des charges indique des critères très stricts à respecter quant à la biodiversité, la pratique phytosanitaire et la fertilisation. Il s’agit d’une certification très exigeante quant aux dispositifs de défense environnementale. Une certification portée par l’Etat et validée après audit auprès d’un organisme indépendant. Ce respect de l’environnement permet de produire dans le respect des équilibres naturels et de l’environnement : vie du sol, de la faune et de la flore. 
    Petite récolte très qualitative en 2017, heureusement, nos clients ont beaucoup acheté les 2015 et 2016, des millésimes assez généreux, il nous reste du 2013, le blanc est magnifique, c’est un vin très complexe aux arômes de fleurs blanches. Chantegrive Blanc 2014 : nos blancs classiques se bonifient en vieillissant, après 5 ans, ils sont à leur apogée et gagnent en complexité. 
    Chantegrive Rouge 2015 offre une très belle structure, un vin solaire, un joli fruit bien mûr, peut-être un peu moins de finesse que le 2014 qui, lui, est un millésime plus frais

    Remarquable Graves Chantegrive blanc Caroline 2015, élevé en barriques, avec beaucoup d’expression, suave, au bouquet complexe où s’entremêlent des notes d’amande, d’abricot frais et de bruyère, c’est un vin harmonieux, riche et fin à la fois. 
    Le Chantegrive blanc 2016 a cette touche d’acidité alliée à une rondeur agréable, où s’entremêlent des notes d’amande, de fruits mûrs et de bruyère.
    Le Graves rouge 2015, dense, aux arômes de fruits mûrs, aux notes de fumé, avec beaucoup de volume et de persistance en bouche, d'une belle finale enveloppante. Le 2014 est un vin encore un peu jeune, un peu fermé mais plein d’avenir, joli boisé, beau fruité bien structuré, notes de sous-bois, un vin qui peut vieillir encore deux ans, un très beau millésime. 
    Superbe Cérons 2015, un vin avec un joli fruit, de la fraîcheur, d’une belle couleur dorée, un très bel équilibre et homogénéité gustative, un vin très accessible et très agréable, aux arômes délicieux de tilleul et d’abricot sec avec une touche d’amande. “Un vin extraordinaire, très jolie récolte, que nous ne produisons pas tous les ans, seulement les belles années.”

    Château du GRAND BOSGRAVES Château du GRAND BOS

    Château du GRAND BOS 

    (GRAVES)
    André Vincent et Marie Vincent-Rochet
    Lieu-dit Grand Bos
    33640 Castres
    Téléphone :05 56 67 39 20 
    Email : chateau.du.grand.bos@free.fr 
    Site : www.vin-grand-bos.com 

    Classé Premier Grand Vin. André Vincent, tout en restant actif à ses côtés, a transmis à sa fille, Marie Vincent-Rochet, la responsabilité de la Scea du Château du Grand Bos dont elle est gérante et la propriété du Gfa de Gravesaltes, détenteur du foncier. 

    Ma fille vient travailler avec moi sur la propriété à partir de 2018, nous dit Marie Vincent-Rocher, elle s’occupera de la partie technique : donc trois générations qui travaillent de concert au Château du Grand Bos, cela prouve la grande pérennité de cette propriété. Nous venons d’obtenir la Certification Environnementale, nous travaillons dans le respect de la nature au maximum. 
    Le 2015 est absolument délicieux, c’est en tous cas, ce que me disent les amateurs qui le dégustent. En effet, de couleursoutenue, nez expressif au fruité intense. Bouche ronde aux tanins particulièrement souples et d’une ampleur séduisante, du volume et de la matière fruitée, un Vin déjà agréable dans sa jeunesse mais d’un bon potentiel de garde.
    Nous avons à la vente des millésimes anciens, ce qui est un atout pour les consommateurs qui n’ont pas de cave digne de ce nom. Encore quelques 1998, 2007, 2008, 2009, 2010, et 2011. Notre 2009 est meilleur que le 2010, c’est un joli Vin très élégant, et nous avons aussi bien réussi le 2007. 

    On est bien au sommet avec ce superbe Graves rouge 2015, de robe soutenue, nez expressif au fruité intense. Bouche ronde aux tanins particulièrement souples et d’une ampleur séduisante. Du volume et de la matière fruité, un Vin déjà agréable dans sa jeunesse mais d’un bon potentiel de garde. Le 2014, aux arômes puissants de fruits cuits, d’humus et d’épices, de bouche riche, de très bonne garde. Le 2013, corsé mais tout en rondeur, aux tanins soyeux, au nez intense de fruits (griotte) et de fleurs (pivoine), est un Vin très bien équilibré. Beau 2012, un Vin avec beaucoup de structure, tout en bouche, au nez de cerise confite et d’humus, de charpente très élégante.
    Remarquable 2011, typé, avec des tanins souples et très équilibrés, charnu, dominé par la fraise des bois mûre et l’humus. Le 2010, de couleur intense, dont le bouquet révèle une belle osmose entre les fruits et les tanins serrés et fins, de bouche soyeuse, d’une belle persistance aromatique, de garde. Le 2009 est vraiment exceptionnel, charnucharpenté, avec des arômes intenses (truffe, cassis, sous-bois) et bien persistants, qui poursuit son évolution. Très classique, le 2008, de belle robe pourpregras et coloré, est intense, de bouche riche, pleine et fondue à la fois, aux tanins présents, de garde. Le 2007, intense en couleurcomme en arômes, aux notes de fruits rouges surmûris et d'épices, est charnu comme il le faut. 
    On excite aussi ses papilles avec le Grand Bos blanc 2016, de robe jaune-vert pâle, mêlant une bonne rondeur et un bouquet très aromatique, aux notes de lis et de citron, un Vin suave, qui dégage des nuances délicates de pêche et de noix en bouche, d’une belle ampleur.
     

    Château HAUT-CALENSGRAVES Château HAUT-CALENS

    Château HAUT-CALENS 

    (GRAVES)
    Thierry Yung
    10, allée des Aulnes
    33640 Beautiran
    Téléphone :05 56 67 05 25 et 06 75 02 15 79 
    Email : vignobles.tyung@orange.fr 

    Les origines viticoles de cette exploitation remontent à des temps assez lointains. Une partie de cette propriété a appartenu au général Eugène Dubern qui s’est particulièrement distingué en Afrique et notamment en Algérie (1839 et 1840). En 1879, M. Révolat, jeune propriétaire de l’époque, reçoit une médaille d’or pour l’une de ses récoltes ; depuis, beaucoup d'autres récompenses se sont succédé. En fin de la décennie des années 1970, M. Albert Yung, s’attache à en reconstituer entièrement le vignoble et à moderniser chais et cuverie. 
    Thierry Yung dirige cette propriété viticole qui se compose des appellations : GravesBordeaux Supérieur et Bordeaux avec principalement des cépages rouges sélectionnés de Merlot et de Cabernet-Sauvignon. 

    Pour Thierry Yung, au Château Haut-Calens, certaines vignes ont gelé, d'autres pas, les quantités sont réduites (18hl/ha), mais la qualité présente : les rosés sont fruités, les rouges structurés.
    Il commercialise en 2018 : Rosé 2017, Bordeaux Supérieur 2015, Cuvée Spéciale 2014, Haut Calens 2014 puis 2015.

    Il peut être fier de son beau Graves Château Haut-Calens rouge Cuvée Spéciale 2015, élevé en fûts, avec des senteurs de fruits rouges mûrs (cassis) et d'épices douces (cannelle), charnu, d'une grande intensité, aux tanins savoureux et puissants à la fois, d'excellente évolution. Le 2014 a des arômes puissants de fruits cuits, d’humus et d’épices, de bouche riche, où se décèlent le fumé et le poivre, un vin parfait aujourd’hui sur un pavé de bœuf façon rossini ou un lapin en gibelotte. 
    Le Graves Château Haut-Calens rouge 2015, charnu, tout en nuances aromatiques, de robe soutenue, aux tanins amples, avec ce nez où dominent la mûre, la griotte et les sous-bois. 
    Le 2014 mêle couleur et structure, au nez à dominante de fruits frais (mytille, groseille) et d’humus, avec, au palais, des connotations de fruits noirs et de fumé. 
    Goûtez son Bordeaux Supérieur Château Croix de Calens 2015, qui développe des tanins présents et fins à la fois, de robe brillante, aux notes de framboise et de cerise, très équilibré en finale, avec une touche épicée. 
    Goûtez aussi son joli Croix de Calens rosé 2017, aux arômes fruités de fraise, de pêche blanche, avec cette pointe de nervosité agréable, subtilement épicé, toujours très séduisant.

    Château JOUVENTEGRAVES Château JOUVENTE

    Château JOUVENTE 

    (GRAVES)
    D. Gutmann & Fils
    93, le Bourg
    33720 Illats
    Téléphone :05 56 62 49 69 et 06 72 31 45 81 
    Email : chateaujouvente@wanadoo.fr 
    Site : www.chateau-jouvente.fr 

    Amoureux du vin, David le père et Benjamin le fils étaient désireux de bâtir une entreprise familiale fondée sur la terre, la vie et la transmission. Leur rêve est devenu réalité avec Château Jouvente qui a été un coup de cœur pour toute la famille. 
    Selon le père et le fils, Château Jouvente est "un joyau bordelais qui ne demande qu'à être découvert et apprécié. Nos vinssont typiques de l’AOC Graves, mais surtout reconnaissables par leur élégance, leur équilibre et leur fruité.” “Emblématiques de leur appellation, les vins de Château Jouvente ont été largement récompensés ces dernières années par le Trophée d'appellation des Grands Crus de Graves
    Côté cultural, la vigne est travaillée en lutte raisonnée et en bio-contrôle, ce qui permet aux pieds de vigne de renforcer leur propre résistance face aux attaques de maladie et de se développer sur un sol riche en micro-organisme. Les rouges sont composés de merlot, de cabernet-Sauvignon et de Petit-Verdot. Le blanc est issu du Sauvignon et du Sémillon et est un produit confidentiel (produit qu'à 8.000 bouteilles). Cette charmante propriété de 8,7 ha est située au centre du village d’Illats, à 25 km au sud de Bordeaux. En vous y rendant, vous êtes certains de profiter d'une visite personnalisée et riche en enseignement. L'équipe de Jouvente vous fera découvrir, autour d'une demeure du XVIIIe siècle, le vignoble, son mode de culture en bio-contrôle, son chai à barrique et sa cave souterraine rare. La visite se conclura par une dégustation d'au moins cinq vins. Une adresse à ne pas manquer pour le plaisir des yeux et du palais.
    Coup de cœur pour leur Graves rouge 2015, issu des Cabernet-SauvignonmerlotPetit Verdot, élevé en fûts, de couleur soutenue, au nez de cassis, de pruneet d’épices, associant rondeur et structure, un vin très bien élevé, gras, tout en bouche. Le 2014, récompensé au Trophée des Graves, est long en bouche, au nez légèrement poivré, un vin avec des notes spécifiques et persistantes de mûre et d’épices, quant le 2012, médaille d’Or à Lyon, au bouquet de sous-bois et de cassis mûr, de bouche ample et fondue, développe des tanins enrobés. Le 2011 a des nuances de violette et de framboise, des tanins souples, des senteurs de fruits rouges surmûris, et poursuit une belle évolution comme le prouve ce 2008, de bouche parfumée, riche et fondue à la fois, où se mêlent la framboise et l’humus, a des tanins soyeux. Joli 2007, qui sent bon la griotte et les sous-bois, de bouche ample et souple à la fois, un vin de couleur rubisprofond.
    Le Graves rouge La Source 2015, élevé en cuves Inox, plus rond, aux arômes de framboise, de pivoine et d’épices, se débouche sur un poulet froid en gelée au safran ou un pâté de foies de volaille en terrine.
    Le Graves blanc 2016, Sauvignon et Sémillonfermentation en barriques, est suave, un vin où s’entremêlent les fruits (agrumes) et les fleurs fraîches, de bouche séductrice. Séduisant Vin de France rosé la Fontaine de Jouvente 2016, merlot (75%), Cabernet-Sauvignon (25%), vif et floral, qui sent bon la framboise.

    Château de MAUVESGRAVES Château de MAUVES

    Château de MAUVES 

    (GRAVES)
    Famille Bouche
    25, rue François Mauriac
    33720 Podensac
    Téléphone :05 56 27 17 05 
    Email : chateaudemauves@wanadoo.fr 
    Site : www.chateaudemauves.fr 

    Le 2016 est une superbe année, nous dit Michel Bouche, un vin qui a toutes les qualités, le fruit, la rondeur, la longueur, dans la lignée du 2015. Nous avons eu la chance de faire une telle récolte en quantité, le vin est aussi puissant, élégant. 
    Rosé Perle d’Anna est un vin sur le fruit, il est vinifié comme un rosé de Provence, en pressurage direct, ce n’est pas un rosé de saignée, c’est un rosé fait à Bordeaux mais vinifié comme en Provence ! 
    blanc Sémillon 2016, 100% Sémillon, à la couleur très typée Sémillon, assez claire, moins jaune. En 2017, il n’y aura pas de blanc, nous avons eu un orage de grêle terrible le 27 août, avec des grelons gros comme des balles de golf, c’est dommage car les raisins étaient superbes…
    Pour le rouge, nous avons fait la moitié de la récolte. Quand la grêle est passée sur Podensac nous étions à 4 jours des vendanges… Nous devions vendanger le mercredi mais le dimanche, la grêle, en 30 minutes, a réduit nos efforts à néant. Heureusement, il n’y a pas eu de dégâts sur les bois car c’était très tard dans la saison. Nous avions des grappes magnifiques, une récolte qui promettait d’être de toute beauté, quel dommage !
    Nous avons des normes très rigoureuses en viticulture, nous travaillons en biocontrôle, je travaille beaucoup les sols, maintenant avec le labour. Par contre, toutes ces opérations ont un coût, je ne voudrais pas trop impacter mes prix mais on y est un peu obligé. On s’oriente vers une viticulture plus respectueuse d’un point de vue environnemental mais il faut que les clients acceptent que cela ait une répercussion sur les prix de vente… tout le monde demande du Bio mais quand vous annoncez les prix… les clients font la grimace…
    Au Château de Mauves, avec notre belle série de millésimes 2015 et 2016, la clientèle peut se faire plaisir avec des vins relativement accessibles, fruités et soyeux, c’est formidable de pouvoir satisfaire nos nombreux clients qui nous font confiance depuis des années. 

    C’est vrai que l’on ne peut qu’apprécier leur Graves rouge 2016, développant des notes de griotte mûre, un vin coloré, charnu, de bouche soyeuse, aux taninsprésents et savoureux, légèrement épicé en finale comme il se doit, de belle évolution. Le 2015, bien corsé, ample en bouche, dégage des nuances de cassiset de poivre, a des tanins fondus mais présents à la fois, et se prévoit, par exemple, sur une poularde truffée aux légumes ou un jarret de veau aux petits oignons. 

    Le 2015 est un vin très mûr, petits rendements, donc un vin très concentré, notes d’épices douces, une attaque complexe et soyeuse à la fois, tanins fondus et harmonieux, pas trop d’extraction, un vin d’une très belle longueur, une très belle réussite.

    Le 2014 est généreux, avec des nuances bien caractéristiques de fruits rouges mûrs (cerise, fraise des bois), légèrement épicé en bouche, de charpente solide et fine à la fois. Le 2012, au nez de fruits rouges surmûris, légèrement épicé en finale, de très bonne charpente, est de bouche puissante et corsée. Excellent 2011, charnu et gras, au nez puissant où se mêlent la mûre et le cassis, solide, de bouche soyeuse, aux tanins fondus et harmonieux.
    Le Graves blanc 2016 est toujours très marqué par son Sémillon (100%), où l’on trouve un bel équilibre, fruité et floral. Un millésime assez exceptionnel, de la puissance mais, néanmoins, une attaque très fraîche, notes de genêt, de fruits de la passion, jolie attaque un petit peu perlée ce qui fait la vivacité du vin, parfait, notamment, sur des chipirons froids farcis à la basquaise ou des noix de Saint-Jacques aux raisins. Le 2015, finement bouqueté avec des notes de noisette, est souplefrais, délicat en bouche, sec et suave à la fois. 
    Goûtez le Graves rouge cuvée Prestige Château Bédat 2015, avec ces nuances de fruits noirs compotés, un vin aux tanins soyeux et riches, charnu, qui mêle puissance et velouté, de garde. 
    Il y a aussi ce séduisant rosé Perle d’Anna 2016, nom de la petite fille de Michel Bouche, 7e génération, majoritaire en Cabernet-Sauvignon (70%, le reste en Merlot), un bien joli vin de bouche fruitée, d’un très bel équilibre, aux notes de fraise et de rose, parfait, par exemple, sur des pointes d'asperges grillées ou une poêlée de légumes printaniers.

    Château La ROSE SARRONGRAVES Château La ROSE SARRON

    Château La ROSE SARRON 

    (GRAVES)
    Philippe Rochet
    3, Sarrot
    33210 Saint-Pierre-de-Mons
    Téléphone :05 56 76 29 42 
    Email : contact@la-rose-sarron.com 
    Site : www.la-rose-sarron.com 

    L’histoire viticole de cette propriété, datant du XIXe siècle, commence il y a 25 ans. Ce domaine est racheté en 1985 par les Vignobles Roland Belloc et entièrement replanté. C’est actuellement Philippe Rochet aidé de son fils Damien qui veille à la pérennité du vignoble. Le domaine s’étend sur 40 ha, dont 30 ha de rouge et 10 ha de blanc

    Damien Rochet nous précise avoir eu une perte de récolte de 70% due au gel, les autres parcelles sont parfaites. En blanc, où se situent les vignes les plus touchées, les Sauvignons ont été gelés, seuls les Sémillons ont résisté. En rouge, les quantités sont plus importantes et les parcelles rescapées d'excellente qualité. Les ventes en 2018 : rouge 2015, blanc 2017, cuvée Damien 2015, cuvéeAnaïs 2015, puis 2016.

    Vous allez aimer ce Graves rouge cuvée Damien 2015, parts égales de Merlot et Cabernet-Sauvignon, riche et concentré, au bouquetintense et complexe où dominent le pruneau et les épices, de belle couleur, un vin qui mêle fruit et structure. 
    Le 2014 poursuit son évolution, un vin d’une belle robe soutenue, qui dévoile des arômes de fruits bien mûrs, ample en bouche, généreux, d’une fort jolie structure.
    Le Graves rouge 2015, charnu, tout en nuances aromatiques (fruits macérés, vanille), est un vin marqué par les fruits mûrs et les sous-bois, avec une finale persistante. 
    Beau Graves blanc cuvée Anaïs 2015, 60% Sémillon, 40% Sauvignon, dont la fermentation malolactique est faite en partie en fût de chênes, puis élevage en barriques pendant un an, un vin gras, de bouche ample, riche en bouquet d’agrumes, où s’entremêlent, au palais, des notes d’amande et de bruyère, d’une belle persistance. Quant au Graves blanc 2017, majoritaire en Sémillon, le reste en Sauvignon et Muscadelle, il est tout en arômes, parfait avec une marinière de coques ou une tempura de langoustines.

    Château le TUQUETGRAVES Château le TUQUET

    Château le TUQUET 

    (GRAVES)
    Paul Ragon et Alice de la Haye
    18, route des Landes
    33640 Beautiran
    Téléphone :05 56 20 21 23 
    Email : letuquet@orange.fr 

    Classé Premier Grand Vin. Domaine de 120 ha (40 ha de vignes d’un seul tenant), dont l’implantation du vignoble et des bâtime­nts figure déjà sur les cartes royales de Belleyme au début du XVIIIe siècle. Autour d’une jolie chartreuse, édifiée en 1730 et embellie par Victor Louis, s’organisent des bâtiments d’exploitation en cour carrée dont la configuration classique a pu être préservée. Ce château est la propriété de la famille Ragon depuis 1963. D'importants travaux ont été faits dans les chais par la suite: 3 200 hl de cuverie Inox supplémentaires, un chai à barriques, thermorégulation de l'ensemble de la cuverie et climatisation des locaux de stockage. 

    Le château Le Tuquet a subi un gel extrême (98%), nous précise Alice de la Haye, toutefois, les raisins non touchés ont eu une maturité étonnante, un beau fruité, ce sera un millésime séduisant et agréable à boire. Ventes en 2018 : les 2016, 2015, 2014, 
    2012 et 2011.

    Superbe Graves rouge 2015, marqué par ces senteurs très spécifiques de fumé, riche en couleur, au nez délicat où se mêlent la mûre et le cassis, ample et solide, de bouche puissante, avec des nuances de groseille et de truffe, aux tanins soyeuxcharnu comme il se doit. Le 2014, bien caractéristique de ce que doit être un Vin de cette appellation, au nez présent avec des notes de violette, de réglisse et de pruneau, aux tanins puissants, gras en bouche, d’une très jolie finale. Excellent 2012, gras et corsé, de bouche pleine.
    Le Graves blanc 2016, élevage en cuves sur lies, avec cette fraîcheur florale doublée de senteurs fruitées, développe une bouche délicate et vive, un Vin tout en nuances, typé, avec ces connotations où s’entremêlent les fruits blancs mûrs, les épices et les fleurs fraîches, de bouche intense. Le 2015 est un Vinalliant finesse et structure, une belle rondeur et un bouquet aux connotations de petites fleurs blanches et d’agrumes, de bouche riche, longue, parfait sur une tarte aux asperges et saumon ou une truite aux amandes.

    Château de VIMONTGRAVES Château de VIMONT

    Château de VIMONT 

    (GRAVES)
    Esat Magdeleine de Vimont
    1, rue des Lilas
    33640 Castres
    Téléphone :05 56 67 39 60 
    Email : esatvimont@institut-don-bosco.fr 
    Site : www.institut-don-bosco.fr 

    Dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, notamment pour un rapport qualité-prix-plaisir exceptionnel. Au-delà de sa vocation viticole, le Château Vimont est aussi l’outil de travail de personnes en situation de handicap qui œuvrent avec passion et fierté à la production des VinsSols de graves sablo-calcaire, sous-sol argilo-graveleux. Élevage en barriques 100%, dont 30% neuves. 
    Voilà un remarquable graves rouge 2015, qui a d’ailleurs reçu une médaille d’Or à Lyon, marqué par son Merlot (80%, le reste en Cabernet-Sauvignon), au bouquet très développé avec des nuances épicées, un vin complet, de très jolie bouche où se mêlent la prune et le fumé, velouté et savoureux, de garde. 
    Savoureux 2014, aux tanins fermes et ronds à la fois, est de robe intense, harmonieux, de bouche dominée par les petits fruits rouges macérés, ample, parfait sur un onglet à l'échalote ou un carré d'agneau persillade. Le 2013, au nez délicat, mêle puissance et finesse, aux nuances de violette et de fraise mûre, généreux aux papilles, un vin très réussi. 
    Très joli graves blanc 2016, très typé Sémillon (80%, le reste en Sauvignon), Sols graves et sables graveleux, âge des vignes 35 ans, au nez fleuri, de robe pâle, brillante et limpide, qui associe la vivacité à l’élégance, d’une jolie complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de citron, avec une jolie note de fraîcheur très agréable en finale. Le 2015, avec ce bouquet unique d’agrumes frais, d’un bel Or pâle brillant, d’une très bonne acidité, d’une belle fraîcheur persistante, est un vin classique, idéal, par exemple, sur un Saint-Pierre en croûte ou un pain de poisson aux crevettes grises. Le 2014, toujours bien marqué par sa prédominance de 67% Sémillon, 32% Sauvignon et 1% Muscadelle, a des notes de pêche et de lis, un vin long en bouche, tout en ampleur et séduction.

  • LES SAINT-ESTEPHE AU SOMMET

    Château de CÔMESAINT-ESTÈPHE Château de CÔME

    Château de CÔME 

    (SAINT-ESTÈPHE)
    Baron Velge - Directeur : José Bueno
    Lieu-dit Les Pradines
    33180 Saint-Estèphe
    Téléphone :05 56 73 72 25 
    Email : come@chateaudecome.com 
    Site : www.chateaudecome.com 

    “Côme est un Saint-Estèphe qui, pour moi, ressemble un peu à un Saint-Julien, nous dit Maurice Velge. C’est un vin que j’ai fait pour ma femme, qui l’adore d’ailleurs, c’est sans doute, le plus féminin des Saint-EstèpheChâteau de Côme est un vin Bio, et, en plus, je fais une parcelle sans souffre, un vin que j’aime beaucoup.
    Château de Côme est un vin en finesse, en dentelle, en subtilité, très élégant, aristocratique.”
    un vin qui a une énorme plénitude, un superbe volume en bouche, une très grande longueur, Château de Côme possède sa spécificité propre. Je bois très souvent du Côme sur du poisson, des ris de veau, de la cuisine orientale ou avec un steak de bœuf.”

    Baron Velge, nous précise José Bueno, le Directeur, entreprend de grands travaux de rénovation : nouvelle cuverie, nouveau chai de conditionnement, bureaux, salle de réception, très jolie salle de dégustation en hauteur qui dominera le vignoble. 2018 est une année “phare” ici, Baron Velge est très motivé et met tout en œuvre au service de la qualité. Il fait rénover une jolie maison de maître entourée d’un parc paysagé pour y installer sa demeure, c’est vous dire comme il aime la région. 

    Ce Saint-Estèphe Château de Côme 2015, au nez de fruits mûrs (myrtille, prune), coloré et très parfumé, d’une belle ampleur en bouche, où se dégagent des nuances de fruits rouges et de réglisse, charnu, aux tanins bien soyeux mais bien riches. Le 2014 (15 à 20% de fûts neufs) est de robe grenat, sent le cassis et l’humus, c’est un vin tout en élégance, mêlant structure et finesse, bien charpenté, de bouche parfumée (fraise des bois, épices). Le 2013, très fin, développe un nez tout en charme (fraise des bois, violette, humus), de couleur pourpre intense, aux tanins souples, très élégant. 
    Savoureux 2012, de couleur intense, rond, aux connotations de cassis et d’humus, un vin bien charnuferme et persistant en bouche, élégant, de très bonne évolution. Le 2011 est à dominante de souplesse, de parfums et de finesse, sent les épices, vraiment très séduisant aujourd’hui. “Ce 2011 est le premier millésime certifié Bio du Château de Côme. Nous avions à l’esprit de ne pas utiliser de produit chimique mais nous ne voulions pas que la qualité baisse. Cela demande plus d’exigence, de suivi… nous labourons les sols. Le but est que la vigne arrive à mieux se défendre. Pour que le vignoble s’adapte à la culture en Bio, il faut compter de 4 à 5 ans.” 
    Le 2010, dense, au nez complexe où dominent la fraise des bois mûre et l’humus, est de robe profonde, de bouche classique, un vin corsé et gras, aux taninsbien présents et fondus à la fois, un millésime riche, de garde. Le 2009 est très classique, puissant, aux saveurs fruitées, avec ce nez de griotte mûre et de sous-bois, exhalant des notes sauvages au palais.
     

    Château HAUT-MARBUZETSAINT-ESTÈPHE Château HAUT-MARBUZET

    Château HAUT-MARBUZET 

    (SAINT-ESTÈPHE)
    Henri, Hugues et Bruno Duboscq
    1, rue Saint-Vincent
    33180 Saint-Estèphe
    Téléphone :05 56 59 30 54 
    Email : infos@haut-marbuzet.net 

     Au sommet, incontestablement, et cela vient récompenser un formidable rapport qualité-prix-plaisir. En effet, ce cru, marqué par la “patte” et la passion d’Henri Duboscq, renvoie à un jardin d’enfants un bon nombre de crus surbarriqués et beaucoup plus chers. Il faut dire qu’Henri, secondé par ses fils Bruno et Hugues, est particulièrement chaleureux et sait de quoi il parle quand on aborde le sujet de l’élevage en barriques ou du terroir. 
    Un vignoble de 66 ha, complanté à 50% de Cabernet-Sauvignon, 40% de Merlot, 5% de Cabernet franc et 5% de Petit Verdot. L’âge moyen des vignes est de 30 ans. Les vendanges sont manuelles avec recherche de surmaturité. Les vins sont élevés en barriques neuves pour chaque millésime, mais avec une maîtrise exceptionnelle pour choisir l’origine du bois et ne pas “abrutir” le vin, avec les essences à grain fin adaptées à son cru. Il faut dire qu’une expérience de quelque cinquante années, cela aide...
    J’ai fait construire un chai de deuxième année d’élevage qui jouxte la vigne, nous dit Henri Duboscq, un joli bâtiment aux baies vitrées qui permettent de profiter de la proximité des vignes. Sont installées dans ce chai, des barriques qui sont au sol, ce qui permet des soutirages plus fréquents et plus faciles. 

    Formidable verticale sur place, des derniers millésimes à l’extravagant 1970. 
    Vous allez donc exciter vos papilles, avec ce Saint-Estèphe 2016, dense et corsé, aux notes fruitées, épicées, avec une belle concentration représentative du millésime, un vin charnu et structuré, de couleur pourpre, riche en arômes, où dominent en bouche les fruits rouges frais et une note poivrée, un vin qui mérite un peu de patience. Le 2015, de couleur grenat intense, bien charnu comme nous les aimons, aux notes de pruneau, un vin marqué par son équilibre et son harmonie, qui associe puissance et distinction, de garde, naturellement. Le 2014 sent les petits fruits cuits, mêlant puissance, typicité et souplesse, de robegrenat soutenu, très aromatique en bouche, aux tanins très équilibrés, classique et prometteur. Le 2013, bien corsé et savoureux, aux tanins riches, souples et très bien équilibrés, au nez intense (mûre, groseille, épices...), en bouche très parfumée, avec des notes de cerise mûre et de truffe, fondue et intense à la fois. 
    Superbe 2012, “chatoyant”, dit Henri Duboscq, d’une puissance en bouche, un grand vin, charmeur, très parfumé (griotte, humus...), mêlant exubérance au palais et finesse tannique avec une très jolie finale grillée, le style parfait de Haut-Marbuzet dans sa jeunesse. 
    Le 2011 est plus “Saint-Estèphe”, avec une belle structure, dense et persistant, bien corsé, qui sent bon la framboise, la prune et l’humus, d’excellente bouche. Très grand 2010, qui dégage un très beau nez intense, des tanins bien présents mais enrobés, un vin très équilibré, dense au palais, où dominent la fraisedes bois mûre et le poivre, mêlant structure et charnu, de grande garde. Le 2009 est splendide : de la finesse, de la complexité, de l’amplitude, un très grand vin où s’entremêlent la fraise des bois mûre, la griotte et l’humus, un vin corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime déjà très séducteur mais de grande évolution. On poursuit avec ce 2007, classique du millésime, ample, très parfumé, tout en souplesse, aux connotations de fruits, de cannelle et d’humus en bouche, un vin parfait, notamment, avec un rôti de veau en croûte ou des magrets de canard aux champignons. 
    Le 2006 semble se refermer, très typé par ce terroir de Saint-Estèphe, d’une complexité certaine, avec des nuances de myrtille et de grillé, de bouche puissante. Le 2005 se goûte très bien, dense, souple, structuré, au bouquet subtil et intense à la fois, un vin qui développe des arômes séduisants de cassiset de sous-bois, puissant.
    Le 2004 est exceptionnel. Très parfumé, très complexe, aux nuances de fruits noirs macérés, de cuir et d’épices, de bouche charnue mais distinguée. Le 2002 est dans lignée, un beau vin ample, riche au nez comme aux papilles, avec ces notes de mûre et d’humus, aux tanins savoureux, coloré et dense. 
    Somptueux 2001, l’une des plus jolies bouteilles dégustées, à la fois très souple et dense, d’une grande ampleur, développant un nez envoûtant où les fruitscuits côtoient le poivre rose et le musc, d’une longue finale, idéal sur une cassolette de ris et rognons de veau à la moutarde ou un simple tournedos grillé. 
    On s’oriente ensuite vers ce qui fait la force d’un grand vin, sa capacité d’évolution, en faisant un “saut” vers ce 1990, d’une grande longueur, au nez comme en bouche, avec ce côté légèrement “rancio” qui lui va parfaitement, aux tanins généreux, avec cette bouche bien charnue, ample et séduisante. Le 1989 est plus “chaud”, dominée par les fruits à noyau et la cannelle, un vin que l’on appréciera sur un foie gras aux figues, par exemple. Le 1987 parvient à maturité, il est à son apogée. 
    Le 1986 est superbe, robe rouge teintée cerise noire, de bouche très équilibrée, au nez où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices (cannelle, poivre), opulent, mêlant charpente et distinction, un très grand vin parfait avec un veau en cocotte aux épices ou une pastilla de pigeon. Le 1982 ne fait pas son âge, mêlant densité et harmonie, tout en nuances d’arômes, où dominent la réglisse et les épices, de bouche intense, vraiment remarquable. Le 1978 est très classique, et du millésime et de son terroir, où se décèlent des connotations de de fruits à noyau et de fumé, tout en bouche comme le 1975, surprenant par sa vivacité, sa couleur, son ampleur, comme ce grand 1970, lui aussi, d’une bouche dense, subtilement parfumée (champignons, cuir), avec des taninsraffinés, un vin qui emplit le palais. Voir également le Médoc Château Layauga-Duboscq. 





    Château PLANTIER ROSESAINT-ESTÈPHE Château PLANTIER ROSE

    Château PLANTIER ROSE 

    (SAINT-ESTÈPHE)
    Michel Conte
    Leyssac - 51, route du Médoc
    33180 Saint-Estèphe
    Téléphone :05 56 59 36 16 
    Email : chateauplantierrose@hotmail.com 
    Site : www.chateauplantierrose.com 

    Vignoble de 9,5 ha, sur un terroir de graves et de sables, avec une moyenne d’âge des vignes de 30 à 35 ans. L’encépagement se compose majoritairement de Cabernet-Sauvignon, puis de Merlot et d’un peu de Petit Verdot
    Son Saint-Estèphe Cru Bourgeois 2015 mêle charpente et finesse, une bouche puissante, un vin gras et corsé, très harmonieux, tout en complexité aromatique (groseille, fumé...), avec des tanins rondsmais riches. Le 2014 est un vin de bouche puissante, avec des arômes de framboise mûre, très fin mais charpenté, bien charnu, très parfumé en bouche, d’un bel équilibre pour ce millésime classique. Le 2013 est tout en charme, avec une charpente harmonieuse, de robe grenat, aux notes discrètes de sous-bois et de mûre au palais, tout en distinction. Beau 2012, fort bien élevé en fûts de chêne durant 18 mois, alliant puissance et distinction, grascharnu, un vin typé, où dominent les fruits mûrs et les épices, intense au nez comme en bouche avec des nuances de truffe en finale. Le 2011 est délicieux, tout en arômescorsé et gras, au nez complexe, corsé et charpenté, avec des senteurs de framboise et de mûre, de très bonne garde. 
    Le 2010, de belle couleur, aux tanins amples et bien équilibrés, charnu comme il se doit, charpenté, avec des arômes intenses (truffe, cassis, sous-bois) et persistants, poursuit son évolution. Le 2009, de robe brillante et soutenue, dégage des senteurs de fruits rouges cuits, avec une bouche riche qui dévoile des tanins fondus mais bien présents, d’une belle longueur.

    Château SAINT ESTEPHESAINT-ESTÈPHE Château SAINT ESTEPHE

    Château SAINT ESTEPHE 

    (SAINT-ESTÈPHE)
    Arnaud SA
    Leyssac
    33180 Saint-Estèphe
    Téléphone :05 56 59 32 26 
    Email : vignobles.arnaud@orange.fr 
    Site : www.chateaustestephe.com 

    Créé par un ancêtre de la famille Arnaud, ce domaine vit le jour vers 1870. Petite propriété familiale qui voit son développement depuis plusieurs générations par la famille Arnaud. 
    Le vignoble est regroupé autour des villages de Leyssac, la Marquette, Laujac, sur terroir de graves argileuses dominantes, graves fines, sableuses et argilo-calcaires formant une bonne complémentarité.
    Coup de cœur pour ce Saint-Estèphe Château Saint-Estèphe 2015, de belle couleur grenat, intense, corsévelouté, très parfumé, avec des notes subtiles de sous-bois, de framboise et de truffe, aux tanins fermes mais souples, tout en bouche. 
    Beau 2014, qui développe un bouquet complexe où s’entremêlent des notes de cassis et de cannelleharmonieux, riche et parfumé, un vin très équilibré et de belle matière, à savourer sur un coq au vin ou un filet d'agneau aux échalotes confites. Le 2013, souple et charnu à la fois, est un vin bien typé comme il se doit, aux notes de pruneau et de truffe, de couleur soutenue, avec des nuances de fruits cuits en bouche.
     

    Château TRONQUOY-LALANDESAINT-ESTÈPHE Château TRONQUOY-LALANDE

    Château TRONQUOY-LALANDE 

    (SAINT-ESTÈPHE)
    Famille Bouygues - Gérant : Hervé Berland - Directeur Technique : Yves Delsol

    33180 Saint-Estèphe
    Téléphone :05 56 59 61 05 
    Email : chateau@tronquoy-lalande.com 
    Site : www.tronquoy-lalande.com 

    Nous avons entamé une conversion en Bio, nous dit Hervé Berland. Cela se passe très bien et nous encourage à poursuivre la démarche. 
    Le terroir est très drainant à Tronquoy-Lalande : une très épaisse couche de grosses graves de 10-12 m, mélangée à de l’argile, c’est idéal pour permettre à la vigne de s’adapter aux différents évènements climatologiques, pluie ou sécheresse. 
    En général, ici, les vins sont d’une belle qualité homogène. Le vin est assez tannique tout en étant soyeux à la fois, belle expression du fruit grâce à la forte proportion de Merlot dans l’encépagement 55 %, Cabernet-Sauvignon 35%, Cabernet franc et 7% de Petit Verdot, qui apporte cette touche épicée si reconnaissable dans les vins de Tronquoy et qui “booste” les arômes du vin. 
    L’élevage du vin dure environ 12 mois dans 1/3 de bois neuf. C’est un choix, délibéré car, la totalité en barriques neuves durcirait le vin. Nous avons le désir de produire des vins qui ont du charme, séduisants dans leur jeunesse. Les vins de Saint-Estèphe ne manquent jamais de tanins, c’est une des particularités de cette appellation. Les vins sont assez charpentés, structurés. Nous n’avons pas de soucis au Château Tronquoy-Lalande pour parvenir à maturité complète des raisins, et c’est un atout majeur. 
    Dans la trilogie 2014, 2015 et 2016, 
    le 2014 est le moins complexe. C’est un millésime très typé Saint-Estèphe, avec peut-être un peu moins de rondeur que les 
    2015 et 2016. Ce 2014 est bien structuré, charmant avec une bonne aptitude au vieillissement. Le 2015 est un millésime avec une belle structure, une grande finesse et de la complexité. Le 2016 combine parfaitement le fruit, la puissance, la finesse et l’élégance, c’est un vin très accompli. Le 2017 est une année précoce, les vendanges ont été réalisées entièrement au mois de Septembre, une floraison en Mai, une véraison avec 
    15 jours d’avance, un beau mois d’Août avec un déficit de pluie. Les pluies de début septembre ont été salutaires car la vigne manquait d’eau, on en aurait peut-être préféré un peu moins… Les 10 premiers jours de Septembre ont eu un effet intéressant car cela a freiné la concentration des baies de raisins et on revient sur des équilibres d’alcool plus classiques bordelais. Ce 2017 est un vin bien équilibré, et, de ce fait, nous avons perdu 
    1° d’alcool, ce qui est une très bonne nouvelle car, pour nos vins de Bordeaux, ce n’est pas la course à la concentration, nous préférons les vins plus équilibrés qui ont de la fraîcheur, de l’élégance. Le 2017 sera bien typé Bordeaux avec un joli fruit. 

    Ce Saint-Estèphe 2015, 55% Merlot, 37% Cabernet-Sauvignon, 6% Petit Verdot, 2% Cabernet franc, charmeur et racé, très séduisant, mêle concentration aromatique et souplesse, un vin aux senteurs de griotte mûre, coloré, de bouche soyeuse et persistante avec ces nuances de fumé caractéristiques, toujours très fin. Le 2014, 56% Merlot, 37% Cabernet-Sauvignon, 6% Petit Verdot et 1% Cabernet franc est un vin très élégant, toujours fin et fruité, très parfumé, dont l’élevage de 25% de bois neuf bien intégré donne cette longue persistance en bouche. Le 2013, 52% Merlot, 38% Cabernet Sauvignon, 8% Petit Verdot, 2% Cabernet franc, aux notes de cerise bien mûre et de sous-bois, de belle robe intense, très équilibré au nez comme en bouche, est un vin à dominante d’élégance, qui allie charpente et rondeur. Le 2012 est très parfumé (épices, réglisse...), corsé, concentré, aux tanins fermes et ronds à la fois, très persistant en bouche. 
    Le 2011 d’un rouge profond, est un vin volumineux en bouche, élégant et complexe, très charnu, au nez persistant où dominent des notes de myrtille et d’épices, un grand vin très équilibré, de bouche dense où l’on retrouve les fruits cuits (cassis, groseille, mûre) et l’humus, avec cette finale subtilement poivrée qui fait tout son charme. “En 2011, nous précise Yves Delsol, nous n’avons pas eu de grêle, fait des rendements très corrects, cela est dû aux terroirs de Tronquoy Lalande où nous avons un pourcentage d’argile assez élevé, ainsi la vigne ne souffre pas de stress hydrique. Les Cabernets étaient très jolis, l’assemblage du 2011 est composé de 47% de Cabernet, 42% de Merlot et 11% de Petit Verdot.”
    Grand 2010, très typé, d’un beau rouge foncé, dense, on est séduit par de jolis arômes de fruits noirs (mûre, cassis), des notes poivrées dues à la proportion de Petit Verdot dans l’assemblage. Très belle structure et volume en bouche enveloppés par des tanins soyeux avec une finale très persistante.

  • LOIRE : Les vins sont vraiment splendides  

     

     

    La région est garante d’une typicité hors normes, grâce à ses grands cépages spécifiques (Chenin, Sauvignon, Cabernet franc...) qui s’expriment pleinement dans ces terroirs de silex, de tuffeau, de craie marneuse, de marnes kimméridgiennes..., “chouchoutés” par ces vignerons passionnés et passionnants, qui s’attachent à conserver une authenticité rare. Du rouge le plus gouleyant à celui qui demande de la patience, des blancs secs aux moelleux... la palette est grande et bénéficie d’un exceptionnel rapport quallité-prix-typicité.

     

    Top Vignerons Région Val De Loire

     
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    Prix d’Honneur

     
    Frédéric et Elisabeth Barillot
    Jean-Charles Borgnat (Commanderie)
    Famille Davault (Chaise)
    Bruno et Patricia Denis (Renaudie)
    André Dezat
    Patrice et Philippe Duveau (Guilloterie)
    Famille Godineau
    Jean-Christophe Mandard
    Pierre Picot (Chaillot)
    Jean-Max Roger
    Marc et Laurence Vincent (Paleine)

     

    Prix d’Excellence

     
    Stéphanie Guillot
    Annabelle Michaud (Montigny)

     

    Satisfecits

    Vincent Giraudon
    Bruno et Nicolas Lecomte
    Germain Meslet (Géleries)
    Anne-Cécile Roy
    Frédéric Sigonneau (L'R)
    Christian Thirot-Fournier

     

  • CHAMPAGNE : LES MEILLEURS SONT LOIN DEVANT LES AUTRES

    Du grand art, que l’on retrouve évidemment dans les Premiers Grands Cru Classés, où se cotoîent de très grandes maisons (qualitativement, j’entends) comme Roederer, Gosset, Pol-Roger, Ellner, Legras, Bara, Thiénot, et des vignerons exemplaires comme Erick de Sousa, qui, en une vingtaine d’années, a fait de son nom une référence. De Lozey les rejoint cette année. Toujours une seule cave coopérative, Vincent d’Astrée.

    Bien sûr, le Classement sera aussi remanié cette année, les premières dégustations pour le GUIDE commencent.

    La hiérarchie des Deuxièmes Grands Vins Classés est à prendre à la lettre : les Premiers des Seconds sont nettement supérieurs aux Cinquièmes...

    Il y a des propriétaires qui peuvent prétendre atteindre les sommets, selon leurs cuvées, globalement ceux qui sont dans le peloton de tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, dans les deux ou trois premiers échelons de cette hiérarchie, donc, élevant des vins les uns plus séduisantes que les autres, garants d’une typicité et d’une grande régularité qualitative, associés à des prix doux.

    Il s’agit de Eric Taillet, Michel Turgy, Moyat, Xavier Loriot, Legrand, Bourdaire-Gallois, Goutorbe, Jean-Marie Pelletier, Coutier, Drappier, J.-B.Bourgeois, Pierre Mignon, Laurent-Gabriel, Edouard Brun, Rutat, Clergeot, Michel Arnould, Pehu-Guiardel, Daviaux, Phlipaux,, Poinsot, Beaugrand, Vazart-Coquard, Jacques Defrance, Payer, Hautbois, Vrain-Augé, Mannoury, Alain Littière, Maurice Vesselle, Fleury-Gille, Lequart, Lancelot-Royer, Gimonnet, Gatinois, Huot, Thévenet-Delouvin, Etienne Oudart, Brice, Morize, De Milly, Charles Mignon, Renaudin, Bardy-Chauffert, Moussy, Bourgeois-Boulonnais, Margaine, Royer, Leconte, Veuve Olivier, Lejeune-Dirwang, Brixon, Egrot, Royer, Labbé, Aspasie, Baron-Fuenté, Baron Albert, Morize, Verrier, Baron Albert, Hamm, Jeaunaux-Robin, Marteaux, Boizel, Bardoux, Diligent, Bonnet-Gilmert..., un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci expliquant bien sûr cela, et prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, même si l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage feront la différence.

    De quoi se faire plaisir !

     

    Trois caves sont au top : Collet, De Castelnau et Beaumont des Crayères, et sont à même de sortir des cuvées qui atteignent les sommets.

     

     

    CLASSEMENT CHAMPAGNE

     

     

    LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L'ANNEE


    Les Classements du site sont réactualisés en permanence en fonction des dernières dégustations, découvertes, coups de cœur, déceptions...


    IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
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    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A 
    Priorité à la puissance
    KRUG (Grande Cuvée) (Hors classe) (r)
    ELLNER (Réserve) (r)
    LAURENT-PERRIER (Grand Siècle) (r)
    PHILIPPONNAT (Clos des Goisses)
    POL ROGER (Sir Winston Churchill) (r)
    ALAIN THIÉNOT (Grande Cuvée)
    DEUTZ (William Deutz)
    MUMM (R. Lalou)
    Charles HEIDSIECK (Millénaires) 
    Philippe de LOZEY (Cuvée des Gentlemen) (r)
    VINCENT D'ASTRÉE (Novæ)
    CATEGORIE B 
    Priorité à l'élégance
    GOSSET (Grand millésime) (r)
    ROEDERER (Cristal) (r)
    DE SOUSA (Caudalies) (r)
    PAUL BARA (Réserve) (r)
    LEGRAS et HAAS (Blanc de Blancs) (r)
    TAITTINGER (Comtes de Champagne) (r)
    DE VENOGE (Les Princes) (r)
    LOMBARD (Grand Cru) 
    DE TELMONT (O.R.1735)



    DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A 
    Priorité à la puissance
    Michel ARNOULD (Grande Cuvée)
    BARON ALBERT (La Préférence) (r)
    BARON FUENTÉ (Grand Millésime) (r)
    BRIXON-COQUILLARD (Extra brut))
    CASTELNAU (Millésimé) (r)*
    CHARPENTIER (Terre d'Émotion) (r)
    COLLET (Esprit Couture) (r)*
    Jacques DEFRANCE (Excellence)
    GATINOIS (Millésime) (r)
    GOUTORBE (Percussion) (r)
    HAMM (La Preuve par Trois) (r)
    HUOT (Carte Noire)
    JEAUNAUX-ROBIN (Eclats de Meulière)*
    LANCELOT-ROYER (Chevaliers)
    LAURENT-GABRIEL (Prestige) (r)
    LEJEUNE-DIRVANG (Noir et Blanc)
    Laurent LEQUART (Blanc de Blancs)
    Xavier LORIOT (Cuvée 100S)
    Rémy MASSIN (Intégrale)
    MORIZE (Sélection) (r)
    Etienne OUDART (Référence) (r)
    Ghislain PAYER (Nature)
    Jean-Michel PELLETIER (Confidentielle)*
    PHLIPAUX Père et Fils (Grande Réserve) (r)
    René RUTAT (Nature) (r)
    THÉVENET-DELOUVIN (Insolite) (r)
    VAZART-COQUART (Grand Bouquet)
    Maurice VESSELLE (Hauts Chemins) (r)
    VEUVE OLIVIER (Perle de Lumière) (r)
    BARDOUX (Millésimé)
    Christian BRIARD (Ambre)
    BRIAUX-LENIQUE (Les Semons)
    BRUN DE NEUVILLE (Extra Brut)*
    CAMIAT (Prestige)
    CANARD-DUCHÊNE (Charles VII)
    CARLINI (Réserve)
    J. CHARPENTIER (Pierre-Henri)
    COQUARD-BOUR (Vintage)*
    CUPERLY (Grande Réserve)*
    Franck DEBUT (Blanc de blancs)
    DOUSSOT (Ernestine)*
    Hubert FAVIER (Réserve)
    FORGET-BRIMONT (Blanc de blancs)
    FRANÇOIS BROSSOLETTE (Réserve)*
    GALICHET (Réserve)*
    Jean Pol HAUTBOIS (Grande Réserve) (r)*
    HUGUENOT-TASSIN (Les Fioles)
    JACQUINOT (Blanc de noirs)
    François LECOMPTE (Céleste)*
    Veuve Maurice LEPITRE (Heritage)
    Olivier et Laetitia MARTEAUX (Terre d'Origine) (r)
    MOREL Père et Fils (Cuvée Gabriel)
    MOUSSE-GALOTEAU (Réserve)
    PERRIER JOUËT (Belle Epoque)
    ROGGE-CERESER (Excellence)*
    Diogène TISSIER et Fils (Vintage)
    André TIXIER et Fils (Millésime)
    VRAIN-AUGÉ (Prestige) (r)*
    BAUCHET (Signature)*
    CASTELGER (Eugène)*
    Guy CHARBAUT (Millésimé)*
    Charles COLLIN (Blanc de noirs)
    Élise DECHANNE (Essentielle)*
    DUNTZE (Legend Blanc de noirs)*
    Pierre GOULARD (Sélection)
    Paul LAURENT (L'Essentiel)*
    Michel LITTIERE (Grande Cuvée)*
    MAÎTRE (Sélection)
    MARINETTE RACLOT (Millésime)*
    Carole NOIZET (Perle Noire)*
    OLIVIER Père et Fils (Aparté)
    PÉLISSOT Père et Fils (Réserve)*
    Daniel PERRIN (Millésime)
    POINTILLART & Fils (Rencontre)*
    RICHARDOT (Heritage)*
    BAILLETTE-PRUDHOMME (Réserve)*
    BOULARD-BAUQUAIRE (Mélanie)
    Christian BOURMAULT (Grand Éloge)
    DAUPHIN (Instant Intégral)
    DELOT (Légende)
    GABRIEL-PAGIN (Grande Réserve)
    GUYARD-LAMOUREUX (Séduction)
    MALETREZ (Premier Cru)
    Thierry MASSIN (SéLection)
    VAUTRAIN-PAULET (Grande Réserve)*
    BOUCHÉ (Millésimé)*
    Hervé LECLERE (Reflet Sélection)
    AUTRÉAU-LASNOT (Prestige)*
    LETE VAUTRAIN (Millésimé)
    FARFELAN (Millésime)
    Olivier HORIOT (Blanc de noirs)
    Charles LEGEND (Royal)
    Camille MARCEL (Adage)
    MATHELIN (L'Orée des Chênes)
    CATEGORIE B 
    Priorité à l'élégance
    BEAUGRAND (Réserve) (r)
    BEAUMONT DES CRAYERES (Grande Réserve) (r)*
    BONNET-GILMERT (Millésimé)
    BOURDAIRE-GALLOIS (Prestige)
    Jean-Bernard BOURGEOIS (Millésime)
    BOURGEOIS-BOULONNAIS (Blanc de blancs) (r)
    BOUTILLEZ MARCHAND (Millésimé)
    BRICE (Vintage)
    Edouard BRUN (L'Élégante) (r)*
    CLERGEOT Père et Fils (Grande Réserve) (r)
    COUTIER (Blanc de Blancs) (r)
    DAVIAUX (Extra brut)
    DEVAVRY (Achille)
    DILIGENT (Millésime) (r)
    DRAPPIER (Grande Sendrée) (r)
    EGROT (Extra brut)
    FLEURY-GILLE (Pierre-Louis)
    Guy LARMANDIER (Grand Cru)
    Xavier LECONTE (Scellés de Terroirs)
    Eric LEGRAND (Réminiscence)*
    Alain LITTIÈRE (Cuvée Alain)
    MANNOURY (Ultra brut) (r)
    MARGAINE (M de Margaine) (r)
    Charles MIGNON (Comte de Marne) (r)
    Pierre MIGNON (Clos des Graviers) (r)*
    MOYAT-JAURY-GUILBAUD (Extra brut)
    PÉHU-GUIARDEL (Emotion) (r)
    POINSOT Frères (Prestige) (r)
    RENAUDIN (Réserve) (r)
    ROYER (Vintage)
    TAILLET (Sur le Grand Marais)*
    Michel TURGY (Réserve Sélection) (r)
    BEAUDOUIN-LATROMPETTE (Blanc de blancs)
    BERTHELOT PIOT (Prestige)*
    Marc BILLIARD (Sélection)
    BOIZEL (Grand Vintage)*
    BOREL LUCAS (Art Divin)*
    COLLET (René Collet)
    CORDEUIL (Nature)*
    COSNARD (Blanc de blancs)*
    DÉROT-DELUGNY (Coiffe d'Or)
    Emmanuel DRAVIGNY (L'Esprit Meunier)*
    François DUBOIS (Pure)*
    FANIEL-FILAINE (Millésime)*
    FOREST-MARIÉ (Absolu)
    FOURRIER (L'Exception)
    B. GIRARDIN (Appoggiature)
    GRATIOT (Millésimé)
    Michel LABBÉ (Prestige)*
    LACUISSE Frères (Cuvée Cosson)
    MATHIEU-PRINCET (Blanc de Chardonnay)
    Albert de MILLY (Prestige) (r)*
    Yvon MOUSSY (Prestige)*
    (PIPER-HEIDSIECK (Rare)*)
    Vincent RENOIR (Zéro)*
    Adrien SIMON (Millésime)*
    VERRIER (Raymond Verrier)
    VIGNON Père et Fils (Réserve Marquises)
    BRIGITTE BARONI*
    DESMOULINS (Blanc de blancs)
    DEVILLIERS (RB)
    GRASSET-STERN (Millésimé)*
    GRUET (3 Blancs)*
    LEBLOND-LENOIR (Héritage)*
    Gérard LORIOT (Sélection)*
    Hubert PAULET (Millésime)*
    VANZELLA (Millésime)*
    Alain BAILLY (Prestige)*
    Nathalie FALMET (Nature)*
    Didier GOUSSARD (Tentation)
    Bernard LONCLAS (Prestige)
    MÉDOT (Blanc de blancs)
    J.M TISSIER (Apollon)*
    Florent VIARD (Absolu)
    BARBIER-ROZE (Réserve)*
    BLONDEL (Blanc de blancs)*
    CHASSENAY d'ARCE (Extra brut)*
    DEKEYNE (Blanc de blancs)
    (DELAUNOIS (Sublime)*)
    Robert JACOB (Collection Privée)*
    MALINGRE (Symphonie)
    PRÉLAT (Les Reines)
    (Pierre ARNOULD (Millésimé)*)
    GALLIMARD Père et Fils (Réserve)
    (GIMONNET Pierre (Fleuron))
    MARY SESSILE (L'Innatendue)
    Cédric GUYOT (Nature)
    Fernand LEMAIRE Millésimé)
    LUTUN (Invitation)
    Jean VALENTIN et Fils (Saint-Avertin)

    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

     

    CATEGORIE A 
    Priorité à la puissance
    Lionel CARREAU (Préembulles)*
    Guy CHARLEMAGNE (Millésimé)
    GREMILLET (Evidence)*
    Christian COQUET
    (DEVAUX (D)*)
    (Philippe GAMET*)
    Germar BRETON (Blanc de Blancs)*
    LAFORGE-TESTA (Millésime)*
    PHILIPPART (Blanc de Noirs)
    PLOYEZ-JACQUEMART (Passion)*
    ASPASIE (Brut de Fût)
    GARDET (Selected)
    Paul GOERG (Millésime)
    (PANNIER (Réserve)*)
    Prestige des SACRES (Privilège)
    SIMART-MOREAU (Grande Réserve)
    CATEGORIE B 
    Priorité à l'élégance
    Roger BARNIER (Millésimé)*
    (COLIN (Grand Cru)*)
    DANGIN (Prestige)*
    MANCHIN Pascal (Prestige)*
    NAPOLEON (Millésimé)*
    (RIGOLLOT (Grande Réserve)*)
    (ROBERT-ALLAIT (Prestige)*)
    (RUELLE (Grande Réserve))
    RUFFIN (Roséanne)
    SADI-MALOT (Cuvée SM)*
    (André ROBERT (Mesnil)*)
    PERSEVAL-FARGE (Millésimé)
    Alfred TRITANT (Extra brut)
    WIRTH et MICHEL (3 Cépages)
  • CLASSEMENT : L'ALSACE AU MIEUX DE SA FORME

    LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L'ANNEE


    Les Classements du site sont réactualisés en permanence en fonction des dernières dégustations, découvertes, coups de cœur, déceptions...


    IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
     
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    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    RIESLING
    Pierre ARNOLD
    BESTHEIM
    Pierre FRICK
    GRESSER
    Georges KLEIN
    KLINGENFUS
    Gérard METZ
    SCHAEFFER-WOERLY
    SCHLÉRET
    ZOELLER
    7 VIGNES
    BECK/REMPART
    FAHRER
    Victor HERTZ
    SAINT REMY
    GEWURTZTRAMINER
    BESTHEIM
    EBLIN FUCHS
    René FLECK
    HAEGI
    André HARTMANN
    HAULLER
    Jacques ILTIS
    Jean-Paul MAULER
    PETERMANN
    BAUMANN ZIRGEL
    Cave HUNAWIHR
    BECKER
    C. BLEGER
    R. FALLER
    Lucien SCHIRMER
    PINOT GRIS/PINOT BLANC ET MUSCAT
    Pierre ARNOLD
    Pierre FRICK (Muscat)
    Cave HUNAWIHR
    Gérard METZ
    Hubert MEYER
    Edmond RENTZ
    RUHLMANN-SCHUTZ
    SCHLÉRET
    7 VIGNES
    René KOCH
    HALBEISEN (Muscat)
    CREMANTS PINOT NOIR
    BESTHEIM
    EBLIN FUCKS
    Paul FAHRER 
    André HARTMANN (PN)
    HUBER et BLEGER
    Georges KLEIN
    KLINGENFUS
    Jean-Paul MAULER (PN)
    PETTERMANN
    Edmond RENTZ
    RUHLMANN-SCHUTZ
    Aline et Rémy SIMON
    Cave CLEEBOURG
    STOEFFLER
    VENDANGES TARDIVES (et SGN)
    GRESSER
    HAEGI
    HAULLER
    Jacques ILTIS
    Hubert MEYER
    SCHAEFFER-WOERLY
    SCHLÉRET
    Aline et Rémy SIMON
    ZOELLER
    BROBECKER
    René FLECK
    Ch. et Dom. FREY



    DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    RIESLING
    Edgar SCHALLER
    HEYBERGER & Fils
    VIELWEBER
    Château d'ORSCHWIHR
    GEWURTZTRAMINER
    FREY-SOHLER
    GOCKER*
    Damien KELHETTER
    (J. et C. LINDENLAUB*)
    (H. REYSER*)
    HAEGELIN
    HORCHER
    (DUSSOURT)
    PINOT GRIS/PINOT BLANC ET MUSCAT
    JOST*
    (P. SCHAEFFER*)
    (SCHLUMBERGER*)
    CAVE PFAFFENHEIM
    CREMANTS PINOT NOIR
    Eric LICHTLÉ
    VENDANGES TARDIVES (et SGN)
    Philippe SOHLER

    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    RIESLING
    (Charles BAUR)
    Jean-Louis KAMM
    Maurice SCHOECH*
    SCHAETZEL
    GEWURTZTRAMINER
    Claude BERGER
    (Léon BOESCH)
    PINOT GRIS/PINOT BLANC ET MUSCAT
    GILG
    KIRSCHNER
    (2 LUNES)
    STINTZI*
    CREMANTS PINOT NOIR
    VENDANGES TARDIVES (et SGN)
    Fernand ENGEL
  • Le Top Vignerons 2017 du Val De Loire

     

    Top Vignerons Région Val De Loire

    Ces hommes et ces femmes savent ce qu’ils ont à faire, se passent d’un magicien pour fabriquer une cuvée (très) spéciale, et ne perdent pas leur temps à frimer ou à jongler avec leurs tarifs...
     
    Respectant les anciens, ils travaillent, connaissent la force de leur sol, se servent à bon escient des techniques les plus modernes, sans perdre leur âme. Ils ont des valeurs, aiment leur vin, comme moi, comme vous. Et c’est tout ce qui compte.
     
    Ceux-là, bien sûr, sont la fierté de notre pays tant ils sont attachés à des valeurs, primordiales, que d’autres producteurs ont bien du mal -encore- à assimiler : La qualité réelle de leurs sols.
     
    Un terroir, cela ne se crée pas, il en existe ou pas, voilà tout. Son osmose avec un cépage crée ce que nous buvons : un vin racé ou non.
     
    Un vignoble, c’est un homme (ou une femme) qui crée un vin, se passionne pour cela, et le fait partager, pour gagner sa vie, certes, mais toujours avec un sens patrimonial conséquent. Pas un “business-plan” ni une société capitalistique qui existe pour s’acheter des sculptures, frimer dans des salons ou éviter l’Isf...
     
     
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    Prix d’Honneur

     Les références de leur appellation, que je connais généralement depuis longtemps, un bon nombre étant retenus depuis le 1er Guide (ou patiquement), ce qui -en soi- mérite un véritable “coup de chapeau”, tant il est difficile de se maintenir au plus haut niveau, chacun dans sa gamme, naturellement, et dans son style. Ils associent le talent et la passion, sans se faire avoir par les modes... tout ce que l’on aime. Certains et rares vignerons peuvent également y accéder très rapidement lorsque le “coup de cœur” est immédiat.
     
    Frédéric et Elisabeth Barillot
    Jean-Charles Borgnat (Commanderie)
    Famille Davault (Chaise)
    Bruno et Patricia Denis (Renaudie)
    André Dezat
    Patrice et Philippe Duveau (Guilloterie)
    Pascal Gitton
    Famille Godineau
    Jean-Christophe Mandard
    Pierre Picot (Chaillot)
    Jean-Max Roger
    Marc et Laurence Vincent (Paleine)

     

    Prix d’Excellence

     De grandes valeurs sûres, dans toute la gamme, dans le Guide depuis longtemps ou qui sont de grands coups de cœur des derniers millésimes. Ils sont également garants d’une régularité qualitative exemplaire et d’un attachement réel au terroir. Du grand art encore, chacun possédant son originalité. Pour quelques-uns, s’ils confirment cette excellence, ils atteindront le Prix d’Honneur.
     
    Famille Bouchié-Chatellier
    Famille Feray (Moncontour)
    Bruno et Nicolas Lecomte
    Annabelle Michaud (Montigny)
    Famille Petiteau-Gaubert (Tourlaudière)
    Christian Thirot-Fournier

     

    Satisfecits 

     Les grandes satisfactions de ces derniers millésimes et/ou ceux dont les vins m’ont particulièrement séduits cette année, qui se distinguent vraiment dans les dégustations et dont le talent se confirme. Ils peuvent prétendre au Prix d’Excellence. C’est déjà, en soi, une belle garantie qualitative d’être dans cette catégorie.
     
    Régis Dansault
    Vincent Giraudon
    Stéphanie Guillot
    Rémy et Raphaël Luneau (R de la Grange)
    Anne-Cécile Roy
    Frédéric Sigonneau (L'R)

     

  • EN BOURGOGNE, LES TERROIRS ET LES HOMMES SONT EN SYMBIOSE

    Ici, le vin est avant tout un art de vivre. On partage un moment (et on boit un “canon” en même temps) avec ces vignerons talentueux et passionnés, souvent très discrets, mais avec lesquels on partage, quand on les connaît, une convivialité rare.

     

    En blancs, on le sait, c’est ici que l’on excite ses papilles avec quelques-uns des plus grands vins du monde, de Meursault à Chablis, de Puligny à Corton. Les rouges sont tout aussi formidables, dans une série de millésimes particulièrement savoureux, pratiquement sans discontinuer depuis les années 2000, même si, le gel et la grêle n’ont pas facilité la tâche des vignerons.

     

    Bien sûr, il s’agit de savoir faire le bon choix, tant la complexité des classements en crus, clos, climats, et le fait qu’un vigneron puisse posséder une multitude de crus dans un périmètre très restreint (quelques ares…) ne peuvent que multiplier les différences. La Bourgogne est un paradoxe à l’état pur, où la nature, au travers des terroirs et des microclimats, est omniprésente. Tout concourt ici, dans un “mouchoir de poche”, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime. Du grand art.

     

    Les terroirs bourguignons

    Le vignoble s’étale sur les reliefs de la bordure ouest du fossé tectonique de la Bresse, occupant les premières pentes bien exposées à l’est, à une altitude modérée de 200 à 400 m sur les terrains sédimentaires de la couverture mésozoïque souvent faillés et basculés comme le Mâconnais, le Chalonnais et la Côte jusqu’à Dijon, la Côte représentant le sommet de la hiérarchie des Grands Crus.

    L’architecture et la morphologie de la Côte sont bien spécifiques pour deux raisons principales : la structure, jusqu’ici monoclinale, devient tabulaire, et la limite ­Jurassique-Tertiaire bressan est toujours un contact de faille à fort rejet vertical. Les chaînons ont disparu, et sont remplacés par des gradins de failles. Une côte ayant valeur d’abrupt de faille domine systématiquement la plaine bressane. Cette morphologie va influencer la disposition du vignoble : il sera souvent restreint au talus de pied de Côte. Le changement structural s’effectue au passage de la Dheune axée sur la bordure tectonique septentrionale du fossé de Blanzy. Les plateaux situés à l’ouest d’une ligne Dijon-Chagny forment deux gradins tectoniques.

     

    À l’ouest, le compartiment de “La Montagne” est le plus élevé (600 m) ; il est structurellement abaissé par rapport au Morvan et à la dépression marneuse liasique périphérique.

    À l’est, le compartiment de “l’Arrière-Côte” (400 m) est à son tour effondré par rapport au précédent. Sur la transversale de St-Romain-Meursault, les rejets verticaux sont de 120 m et 300 m. Le rejet de la bordure du fossé est plus difficile à apprécier. Cependant, à Meursault, les calcaires à faciès Rauracien, qui ont leur toit à 400 m sur le rebord du plateau, sont abaissés à 200 m dans le village. Encore ne s’agit-il que de l’une des fractures de bordures. Mais le rejet total peut atteindre sous la Bresse 1 700 m.

     

    La tranche du plateau occidental qui constitue la “Côte” peut être subdivisée en trois parties du sud au nord : la “Côte de Beaune”, la “Côte des Pierres”, la “Côte de Nuits”. Aux processus qui interviennent normalement dans la formation des sols de pente : altération de la roche mère, érosion, culluvionnement, dépôt d’éboulis, s’ajoutent les perturbations liées à l’action de l’homme : défrichement, défoncement, remontées de terre, apports allochtones.

    Il en résulte une grande variabilité des caractéristiques telles que profondeur, pierrosité, texture.

    L’implantation du vignoble répond à une nécessité d’ensoleillement maximum qui se trouve réalisée sur ce versant de direction générale N.N.E. – S.S.W. Quant à sa position sur le versant, elle s’échelonne souvent entre 220 et 320 m, parfois 370 m.

     

    Le cru se définit comme un produit émanant du sol, caractérisé par un bouquet original se maintenant à travers les vicissitudes climatiques. Au début du xviie siècle, la différenciation des vins est liée, non plus à la seule personnalité des propriétaires, princes ou moines, mais à l’origine géographique : c’est ainsi que les meilleurs vins étaient localisés près de Beaune en vue d’une consommation rapide et de Nuits pour leur aptitude à la garde. La notion de “climat” apparaît au milieu du XVIIIe siècle.

    À l’origine du cru se trouve l’association d’un sol, d’un micro-climat et d’une plante qui définissent des facteurs naturels. La pierrosité (pourcentage de cailloux et graviers) donne lieu à des observations de même type : très faible pour les appellations Bourgogne, elle présente deux phases distinctes pour les Grands Crus : 10 à 20 % par exemple à Corton et autour d’une moyenne de 35 % pour les autres. Le calcaire est toujours en quantité très faible dans les appellations Bourgogne, avec une exception pour un profil sableux, et présente deux phases pour les Grands Crus : 40 à 50 % essentiellement pour Corton, 10 à 20 % pour les autres. Ce sont les sols bruns ou bruns calcaires hydromorphes sur argiles ou cailloutis plio-quaternaires pour les appellations Bourgogne, les sols bruns calcaires sur marne ou calcaire marneux pour une partie des Grands Crus, les rendzines sur calcaires fissurés pour les autres. Dans la grande majorité, les profils en appellation “Grands Crus” et “Premiers Crus” se situent dans les unités de sols de versant sur matériaux en place.

     

     

     

    LES MEILLEURS VIGNERONS BOURGUIGNONS

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    BADER MIMEUR
    Clos BELLEFOND
    Domaine BERSAN
    Domaine BERTAGNA
    Domaine BERTHAUT-GERBET
    Domaine Guy BOCARD
    Domaine Albert BOILLOT
    Domaine René CACHEUX et Fils
    Domaine Jacques CARILLON
    Domaine du CHARDONNAY
    Domaine CHEVILLON-CHEZEAUX
    Domaine COQUARD-LOISON-FLEUROT
    Domaine COUDRAY-BIZOT
    Bruno DANGIN
    Eric DARLES
    Domaine Bernard DELAGRANGE et Fils
    Domaine DENUZILLER
    Gérard DOREAU
    Frédéric ESMONIN
    Domaine FOUGERAY de BEAUCLAIR
    Domaine Pierre GELIN
    Domaine Alain GEOFFROY
    Domaine Jean GIRARD
    Domaine Jean-Jacques GIRARD
    GLANTENET Père & Fils
    Domaine Antonin GUYON
    Domaine Pascal HENRY
    Château de L’HESTRANGE
    Domaine Albert JOLY
    Domaine JOMAIN
    Clos des LAMBRAYS
    Domaine Pierre MAREY et Fils
    Domaine des MEIX
    Domaine des MONTS LUISANTS
    Sylvain MOSNIER
    Jean-Marie NAULIN
    Domaine NINOT
    NORMAND Sylvaine et Alain
    Domaine Manuel OLIVIER
    Domaine Gérard et Laurent PARIZE
    Domaine de la POULETTE
    Domaine Michel PRUNIER et Fille
    Domaine Guy ROBIN
    Domaine SANGOUARD-GUYOT
    Gérard TREMBLAY
    Domaine Alain VIGNOT
    Domaine VIRELY-ROUGEOT

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  • HUIT TRES GRANDS VINS RACES DU MEDOC

    De formidables verticales sur place à Haut-Marbuzet, Clauzet, Montrose, Cantenac-Brown, Côme, etc.

    Toujours au sommet : Haut-Marbuzet et Clauzet, où le rapport qualité-prix-plaisir est à un bien haut niveau, par rapport à d’autres crus plus connus (et c’est ce qui compte : vendre cher n’est pas “le” gage de qualité);

    En Premiers Grands Vins, à Pauillac, dominent Grand-Puy Lacoste et Batailley, deux très grands Pauillac, très typés, différents, et c’est parfait comme cela, Latour confirmant son statut Hors-Classe, aux côtés de Mouton-Rothschild, formidable.

    A Margaux, Lascombes et Cantenac-Brown sont également au sommet, dans des styles très différents...


    Château TROTTE VIEILLESAINT-ÉMILION Château TROTTE VIEILLE

     

    Château BATAILLEY 

    (PAUILLAC)
    Philippe Castéja

    33250 Pauillac
    Téléphone :05 56 59 01 13 et 05 56 00 00 70 
    Télécopie : 05 57 87 48 61 et 05 57 87 60 30 
    Email : domaines@borie-manoux.fr 
    Site : www.borie-manoux.com 

    Au sommet, naturellement. Incontournable à Bordeaux, la famille Castéja est un négociant historique, et propriétaire de nombreux grands crus, dont le superbe Château Batailley, Classé 1er Grand Vin, le Château Beau-Site, Le Château Trotte Vieille, Domaine de L’Eglise...
    Elle vient de lancer La Grande Cave, le seul Site de vente entièrement dédié aux vins de Bordeaux: www.lagrandecave.fr

    Batailley est l’un des plus beaux vins de la presqu’île du Médoc. C’est un grand Pauillac classique, 70% Cabernet-Sauvignon, 25% Merlot, 3% Cabernetfranc, 2% Petit Verdot, un vignoble de 57 ha, sur sol de silice et de graves, vieilles vignes de 40 ans, fermentations 15 à 20 jours, élevage: 16 à 18 mois (55% de barriques neuves)...
    Magnifique Pauillac GCC 2014, intense et chaleureux, bien charpenté, coloré et parfumé, aux connotations de truffe et de griotte mûre, tout en finale, avec, au palais, des nuances de petits fruits rouges cuits et de réglisse. “ Le 2014 est un très joli millésime typique de Bordeaux, nous explique Philippe Castéjà, une belle réussite aussi bien à Pauillac qu’à Saint-Emilion. La proportion de Cabernet-Sauvignon dans l’assemblage est moins importante (75-80%) puisqu’il y a plus de Merlot. Ce sont vraiment de très jolis vins, très belle couleur profonde, structure importante, arômes de fruit, des tanins très mûrs, un très bel équilibre et un très bon potentiel de garde.”
    Le 2013, très bien élevé, de robe soutenue, développe des arômes de truffe et de griotte, aux tanins enrobés, classique comme on les aime, d’une belle couleur profonde, d’un parfait équilibre. “Le 2013 est un millésime où il a fallu faire très attention, poursuit Philippe Castéjà, beaucoup de tri, les vins sont sur le fruit, pas dilués, relativement concentrés, des vins d’un bon niveau dans leurs appellations respectives. Le 2013 est vin très plaisant avec une concentration normale, des tanins mûrs, un bel équilibre. Pour le Château Batailley 2013, par exemple, il y a une majorité de Cabernets-Sauvignons dans l’assemblage, parfois même jusqu’à 90%. Nous avons aussi très bien réussi notre Pauillac Château Lynch-Moussas.”
    Le 2012 est l’un des millésimes les plus réussis de la région, de couleur pourpre, au nez où s’entremêlent des notes de cannelle et de fruits macérés, un vin riche, d’une belle longueur, avec ce léger goût fumé très typique, d’une base tannique imposante, qu’il faut laisser se fondre, que je vous conseille sur un baron d'agneau ou des paupiettes de veau en cocotte. Remarquable 2011, structuré, de belle teinte grenat, dense et puissant au nez comme en bouche, avec ces tanins savoureux, un vin légèrement poivré en finale, généreux. Superbe 2010, tout en couleur et en matière, très typégras, au nez subtil, avec ces notes très caractéristiques et persistantes de griotte, de fumé et d’épices, aux tanins puissants mais très fins, qui mérite de la patience pour en profiter pleinement, comme en atteste ce 2007, formidable, l’un des plus beaux vins du Médoc à déboucher actuellement, de robe pourpre intense, ample, structuré, avec une belle richesse d’arômes où dominent les épices, d’une longue finale avec des senteurs secondaires de fruits cuits
    Le Pauillac GCC Château Lynch-Moussas 2013, 70% Cabernet-Sauvignon et 30% Merlot, qui mêle couleur et souplesse, au nez complexe à dominante de fruits frais et d’humus, aux tanins puissants et moelleux à la fois. Le 2012 est structuré, très élégant, aux tanins riches et veloutés à la fois, tout en finesse aromatique, un vin qui allie distinction et richesse, de très bonne garde. 
    Vous apprécierez également ce Pauillac Château Haut-Bages Monpelou Cru Bourgeois 2014, où se développent des connotations de mûre, de groseille et de fumé, corsé mais velouté, avec cette bouche puissante en finale. Le 2013, au nez complexe dominé par la mûre, la truffe et la prune, est tout en harmonie. Voir le Château Trotte Vieille à Saint-Émilion.
     

     

    Château MONTROSESAINT-ESTÈPHE Château MONTROSE

    Château MONTROSE 

    (SAINT-ESTÈPHE)
    Famille Bouygues - Gérant : Hervé Berland
    3, avenue des Vignolles
    33180 Saint-Estèphe
    Téléphone :05 56 59 30 12 
    Télécopie : 05 56 59 71 86 
    Email : chateau@chateau-montrose.com 
    Site : www.chateau-montrose.com 

    Au sommet. Montrose appartient à la famille Bouygues, qui s'attache à poursuivre une politique qualitative exemplaire.
    Un vignoble de 95 ha d’un seul tenant, ce qui est extrêmement rare en Médoc, implanté sur une croupe graveleuse très bien exposée, sur les bords de la Gironde. 
    “Notre terroir composé d’une couche de deux à trois mètres de grosses graves et de graves plus légères sur sous-sol argileux, truffé de fossiles, est un véritable “poumon” pour le vignoble, nous explique Hervé Berland, car cette argile va garder l’eau et la restituer au fur et à mesure des besoins de la vigne. Dans une année de sécheresse comme 2016, c’est un énorme avantage, la vigne n’a jamais souffert. À Montrose, nous bénéficions d’un micro-climat en bordure de l’Estuaire, cette masse d’eau a pour effet de modérer les températures. Par exemple en 2016, où la climatologie était particulièrement élevée, nous avions des températures légèrement plus fraîches, trois ou quatre degrés de moins qu’à l’intérieur des terres.
    Cette proximité de l’estuaire, associée aux vignes plantées sur des pentes douces et les vents du nord-est qui permettent une excellente ventilation, sont des atouts formidables. Que ce soit en 2003, 2005, 2009, 2016, le grand terroir de Montrose a fait la différence. Nous ramassons les raisins à parfaite maturité mais pas en surmaturité, c’est un énorme avantage qualitatif pour le devenir du vin. C’est un terroir historique qui a gardé la même configuration de terroir classé en 1855. Nous avons su garder ici une authenticité gustative des vins
    Grâce à ce terroir extraordinaire, nous retrouvons dans les vins du Château Montrose beaucoup de puissance, des tanins bien maîtrisés mais bien présents, l’expression parfaite des Cabernets Sauvignons 70% complétés par 20 à 25 % de Merlots avec un complément de Petit Verdot et de Cabernet franc, le pourcentage varie selon les millésimes. Nous avons à cœur d’amener les 4 cépages à maturité avant qu’ils intègrent l’assemblage du grand vin. Nous sommes fiers de cela car c’est respecter la plus pure tradition médocaine. Nous essayons de garder la complexité du vin apportée par le sol mais aussi par l’assemblage des différents cépages, ce n’est pas toujours évident, cela dépend des lots, mais nous nous y employons. 
    La vinification s’effectue de façon classique, dorénavant, nous avons le souci de moins extraire, nous avons raccourci la durée de cuvaison 21 jours au lieu de 28, nous gardons les vins à des températures plus fraîches aux alentours de 26°.
    L’idée est de moins concentrer, de ne plus extraire tous les tanins mais seulement les meilleurs, d’obtenir des presses de grande qualité que nous classons jusqu’à 7 niveaux de qualité. Grâce à ce travail précis et pointu, nous obtenons des vins d’une expression tannique la plus fine et la plus expressive possible, complétée par un fruité mûr. 
    En 2016, justement l’expression du fruit mûr et des tanins bien fondus apporte une touche suave au vin.
    Le 2014 une splendide réussite saluée par l’unanimité des dégustateurs, Château Montrose est classé parmi les 10 meilleurs vins. Nous avons eu un profil climatique favorable mais nous avons eu une approche encore plus précise grâce à la nouvelle équipe en place. Notre nouveau maître de chai a travaillé l’ultra parcellaire de façon très pointue, impliquant parfois plusieurs passages à la parcelle, dans la recherche d’une maturité optimale. C’est la première année, où nous avons fait survoler les vignes par des drones à infrarouge pour déceler les parcelles les plus vigoureuses. Cela a permis d’organiser les vendanges “à la carte”. 
    Au chai, travail de précision aussi avec 3 tables de tri sur grappes qui précède un double tri sur baies, optique puis manuel. Le travail est plus complexe qu’avant. Par le passé, nous identifions 25 lots, pour le 2014, nous en avons classé plus de 40, et en 2015 et 2016, près de 55. Cela démontre que nous sommes plus soucieux du détail. La palette aromatique de Montrose est l’une des plus complexes que je connaisse.
    arômes de fruits rouges, fruits noirs, un toasté très fin et léger, nous n’utilisons pas de barriques trop chauffées, le but étant qu’aucune composante aromatique ne s’impose, nous privilégions l’harmonie, l’équilibre.
    La Dame de Montrose est notre seconde sélection. Le vin est moins puissant, complexe, un peu moins de longueur. Nous retrouvons l’ADN de ChâteauMontrose car les raisins proviennent du même terroir.
    Le vin rappelle le grand vin, peut-être avec un peu moins de concentration, de densité mais vraiment du même style de Montrose. Le Dame de Montrose se révèle plus rapidement avec un peu moins de garde que le grand vin. 
    Nous entamons très progressivement une démarche de culture en Bio. Nos propriétaires, la famille Bouygues, est très soucieuse de l’environnement, toute la restauration des bâtiments a été effectuée dans un souci d’énergie renouvelable, géothermie et photovoltaïque. Le Bio s’inscrit dans cette volonté.” 
    Dégusté sur place, ce Saint-Estèphe 2015, aux arômes de fruits rouges cuits, de truffe, d’épices et de sous-bois, est un vin ample, d’un remarquable équilibre en bouche, avec beaucoup de matière, très racé. Le 2014 est vraiment remarquable, développe un nez puissant où s’entremêlent le poivre et les fruits noirs, une matière dense, intense, savoureuse, un grand vin, très prometteur. 
    Le 2013, aux tanins serrés mais soyeux, est un vin classique, ample, solide, grâce à des conditions sélectives extrêmes et... son terroir, qui fait la différence dans ces millésimes difficiles. Le 2012, souple mais intense, riche en couleur, au nez de cassis et de poivre, ample en bouche grâce à des tanins soyeux et puissants à la fois, tout en finesse mais corsé, intense, harmonieux aux papilles, est un vin d’excellente évolution et long en bouche. Le 2011, d’une grande typicité, puissant, savoureux et très parfumé (fruits rouges surmûris, cannelle, cuir), est riche en couleur, aux tanins amples et fins, grascorsé, tout en bouche, de belle garde. “Montrose 2011, précise Hervé Berland : neige, canicule, sécheresse et grêle... rien n'a épargné le vignoble médocain en 2011. Les rendements étaient un peu plus restreints qu'à l'accoutumée, mais les vins sont très concentrés et les Cabernets superbes ! Montrose 2011 est de la lignée des très bons millésimes de la propriété: mûr, équilibréfrais et soyeux.”
    Le 2010 est l’un des plus jolis vins de la région, où couleur, concentration d’arômes, structure et finesse sont associées dans ce superbe millésime encore fermé, de robe profonde, aux tanins très fermes et savoureux à la fois, un vin racé où s’entremêlent les nuances de violette, de groseille, de cacao, de garde. “Montrose 2010 : 1989 ou 1990 ? 2009 ou 2010 ? Il est des dilemmes plus cruels... Si 2009 nous a offert un millésime riche, opulent, complet et suave, Montrose 2010 est un vin plein, droit, ample et présente un bel équilibre. Sa complexité s'exprime tout au long de la dégustation. On note des arômes de moka, cassis, tabac et violette. Sa finale très longue est sous-tendue par une trame tannique serrée, tendue et précise. Ce vin, d'un grand classicisme, a un potentiel de garde infini.” 
    Formidable 2009, en effet, où la distinction se conjugue avec la matière, la fraîcheur à la structure, au nez complexe à dominante de fruits noirs et d’humus, aux tanins puissants et moelleux à la fois, de garde, le 2009 est vraiment un millésime exceptionnel. À la dégustation, il y a l’élégance, la fraîcheur, l’équilibre, la structure du vin emplit la bouche sans aucune aspérité, c’est un vin qui conserve à la fois de la finesse et de la souplesse, les tanins sont onctueuxsoyeux, le vin est très présent, très persistant, d’une belle longueur en bouche qui laisse une impression exceptionnelle. Un très grand vin qui symbolise le travail effectué à Montrose : des vins de longue garde mais qu’on aura plaisir à déguster sans attendre de trop nombreuses années.” 
    Le 2008 est un millésime droit, ample, puissant, précis, d’un parfait équilibre entre onctuosité et fruité, un vin riche et complexe, d’une belle trame qui confère au vin du soyeux en finale, de garde, l’un des très grands vins de la propriété. Beau 2007, gras, avec des arômes persistants et puissants, un vin structuré et charpenté avec beaucoup d’élégance, aux connotations de violette, de cuir et de sous-bois, intense, ample et corsé à la fois.
    On poursuit avec le Second Vin, La Dame de Montrose 2015, de belle robe soutenue, de bonne base tannique, aux connotations de fruits frais et de sous-bois, très bien équilibré, riche, aux notes de fruits mûrs, aux tanins ronds mais présents. Savoureux 2014, ample, riche, structuré et puissamment parfumé (fraise des bois, épices) au nez comme au palais, un vin précis, typé et tout en bouche.

     

    Château GRAND-PUY-LACOSTEPAUILLAC Château GRAND-PUY-LACOSTE

    Château GRAND-PUY-LACOSTE 

    (PAUILLAC)
    Domaines François-Xavier Borie
    BP 82
    33250 Pauillac
    Téléphone :05 56 59 06 66 
    Télécopie : 05 56 59 22 27 
    Email : dfxb@domainesfxborie.com 
    Site : www.chateau-grand-puy-lacoste.com 

    Incontestablement au sommet. Le vignoble couvre 55 ha de vignes d’un seul tenant, âge moyen 38 ans, terroir de grosses graves profondes sur de superbes croupes typiques des grands terroirs du MédocCuvaisonlongue de 3 semaines, élevage en barriques de chêne français “grain fin”, dont 75% de bois neuf, élevage de 16 à 18 mois selon le millésime. 
    “Associé à notre connaissance approfondie du vignoble, parcelle par parcelle, tous nos derniers investissements nous permettent de très vite réagir les années un peu plus délicates, nous explique François-Xavier Borie. Nous ne regrettons surtout pas l’achat de matériel performant (tables de tris vibrantes, égrappage...), c’est ce qui fait la différence et permet d’optimiser le résultat. Nous n’avons pas vraiment changé notre méthode de vinification mais, grâce à une technique plus précise, nous l’avons améliorée sensiblement. Nous désirons nous donner les moyens de mener une viticulture plus perfectionniste.”
    “Pour le 2016, nous dit Émeline Borie, nous sommes vraiment très contents, c’est un millésime magnifique avec une qualité de raisins superbe, que ce soit les Merlots ou les Cabernets. Nous avons fait les assemblages le 12 décembre, qualitativement, le 2016 est supérieur au 2015, qui est déjà un très beau millésime. En 2016, beaucoup de complexité, très grande longueur en bouche, belle maturité, il me fait penser au 1996, tout comme le 2015, qui ressemble au 2005. Ce sont deux millésimes de grande qualité. Des vins très élégants, beaucoup de puissance et de caractère, très fondus, d’un très beau potentiel de garde. D’un point de vue climatique, la saison 2016 a été assez stressante jusqu’à début juillet, puis, à partir de mi-juillet les températures élevées ont provoqué un stress hydrique. Il a plu le 10 septembre, juste de quoi réhydrater la vigne jusqu’aux vendanges, cela lui a redonné un souffle.” 
    Formidable Pauillac 2014, de robe pourpre, intense, aux tanins riches, est très équilibré, très charnu, au nez dominé par les fruits rouges et la truffe, de bouche puissante et fondue à la fois, d’évolution prometteuse. “Grand Puy Lacoste 2014 donne une large place aux Cabernets sauvignons (82 %). Belle robe d’un rouge rubis intense et profond, notes fruits noirs concentrés, myrtille, crème de cassis très typiques de Grand Puy Lacoste. L’attaque est dense et précise, les tanins sont fondus, soyeux, très élégants. Ce 2014 possède un très bel équilibre et une bonne fraîcheur associés à une longue finale délicieusement amplifiée par des notes de cacao très intenses. On retrouve dans ce 2014 la trame des beaux millésimes de Grand Puy Lacoste où s’exprime la richesse et la complexité du terroir mais aussi, les tanins et les fruits bien mûrs.”
    Le 2013 est certainement l’une des plus jolies bouteilles de ce millésime, de grand charme, de jolie robe grenat soutenu, qui dégage un nez intense et subtil à la fois (groseille, humus), aux tanins soyeux, et développe au palais des connotations délicates de fruits noirs macérés, de cuir et de poivre. “Château Grand-Puy-Lacoste 2013 est composé en majorité de Cabernets-Sauvignons (80%), me précise-ton, ce qui lui donne cette belle trame, cette robe rouge grenat, des arômes de fruits noirs complétés d’une note de cassis et d’épices douces. Le 2013, un vin de belle qualité à Grand-Puy-Lacoste grâce à son terroir qui a fait la différence.”
    Le 2012 (76% Cabernet-Sauvignon, 24% Merlot), est remarquable, de couleur rouge sombre, corsé au nez comme en bouche, avec ses notes de fraisedes bois surmûrie, de crème de cassis et de poivre, tout en complexité aromatique, aux tanins amples, tout en charme, un vin qui met en valeur son beau terroir de Pauillac. Le 2011, offre, une fois encore, un style structuré par une grande majorité de Cabernet-Sauvignon (78%), reflétant la richesse et le potentiel de son terroir. Il présente une couleur rouge profonde et intense. Le bouquet dévoile des parfums très typiques de fruits noirs et de cassiscomplétés de notes légèrement épicées. L’attaque en bouche est précise, offrant une structure élégante et équilibrée. On retrouve la trame des beaux millésimes de Grand-Puy-Lacoste où le raffinement du fruit s’allie aux tanins bien mûrs et suaves.
    Exceptionnel 2010, composé d'une très grande majorité de Cabernet-Sauvignon (83%) qui offre une couleur rouge profond. Le bouquet dévoile des parfums de cassis très mûrs, légèrement épicé révélant la belle maturité des raisins. L'attaque en bouche va crescendo, suave puis dense, se poursuit par une puissante structure tanique équilibrée. L'ensemble précis et complexe, enrobé d'une belle fraîcheur et d'une très longue persistance aromatiquedonnant beaucoup de classe à ce grand millésime. “Ce 2010 s'inscrira sans aucun doute dans la belle histoire des années mythiques de notre vignoble, du grand art...”
    Envoûtant 2009, qui présente une robe d'un rouge sombre intense. Le bouquet dévoile des arômes complexes de fruits et des notes de cassis très mûrs. L'attaque en bouche est précise, très dense, et développe une trame aux tanins suaves, élégants et charmeurs. L'ensemble forme une belle unité, alliant structure, pureté, finesse et fraîcheur. Le 2008, très représentatif du classicisme de ce grand millésime bordelais, est un grand vin très ferme, un vin tannique, associant structure et élégance, au bouquet concentré, aux nuances épicées, charnu, dense et velouté en bouche, vraiment très prometteur. Remarquable 2007, toujours très racé, au nez de prune et de framboise cuite, de robe grenat soutenu, un grand vin alliant puissance et souplesse, de bouche dominée par de très belles senteurs de fruits mûrs avec des notes de poivre, d’une grand subtilité, avec des tanins savoureux, très équilibré
    Beau 2006, très typé, aux tanins mûrs et fermes à la fois, de bouche très parfumée (fraise des bois), riche et fondue à la fois, au nez où se mêlent la truffe et l’humus, bien charnu, parfait avec une selle d'agneau rôtie à l'ail en chemise ou des rognons de veau à la bordelaise.
    Exceptionnel 2005, d’une grande complexité d’arômes, un vin dominé par la fraise des bois et la réglisse, puissant, d’une finale persistante aux nuances de fumé, de mûre et d’épices, qu’il faut laisser se faire pour développer tout son potentiel. Le 2004, de couleur très profonde, avec des tanins intenses, un nezcomplexe où l’on retrouve les fruits cuits (cassis, groseille, mûre) et l’humus, et cette finale subtilement toastée qui fait tout son charme, un vin très distingué, de belle garde. Le 2003 est toujours l’un des vins les plus séduisants de ce millésime, d’une belle robe de couleur soutenue, d’un très bel équilibre, riche et concentré, un grand vin complet et ample, racé, avec ces notes caractéristiques de petits fruits rouges frais, d’épices et de truffe, que l’on retrouvent aux papilles.
    Château CANTENAC-BROWNMARGAUX Château CANTENAC-BROWN

    Château CANTENAC-BROWN 

    (MARGAUX)
    José Sanfins

    33460 MARGAUX
    Téléphone :05 57 88 81 81 
    Télécopie : 05 57 88 81 90 
    Email : contact@cantenacbrown.com 
    Site : www.cantenacbrown.com 

    Classé Premier Grand Vin cette année, ce qui vient récompenser trois choses : des prixsages, une typicité exacerbée, et une élégance qui signe ce que doit être un grand Vin.
    Quelque 48 ha sur un sol de graves typiques du Médoc : 65% de Cabernet-Sauvignon, 50% de Cabernet franc et 30% de Merlot. Âge moyen des vignes 35 ans, elles sont taillées en Guyot double et plantées de 8500 à 10 000 pieds/ha. Les vendanges exclusivement manuelles réunissent chaque année une troupe de 120 personnes. Les raisins sont acheminés en bacs jusqu’aux cuves Inox thermo-régulées. Ils sont triés à la grappe puis passage une seconde fois par la machine à tri optique. Les fermentations malolactiques se font en barriques et en cuves. Les parcelles sont vinifiées séparément par cépage et par âge ce qui permet une sélection très précise lors de l’assemblage
    Superbe dégustation sur place, en compagnie du chaleureux José Sanfins et de son équipe sympathique : ce Margaux 2014, encore très jeune, goûté juste après sa mise en bouteilles, est prometteur, de couleur intense, ample et parfumé, aux connotations de fruits rouges macérés, persistant en bouche, un Vin gras, bien corsé, aux tanins puissants et mûrs. Le 2013 se goûte très bien, souple, plus rond, finement parfumé (fraise des bois, prune). Beau 2012, ample, dense et tendre également, riche et mûr à la fois, de très belle bouche où se décèlent des nuances de griotte cuite et d’humus, de garde, un Vin qui demande une cuisine riche comme un rôti de veau farci aux truffes ou un bœuf sauce périgueux.
    Très savoureux 2011, ample, mêlant richesse et distinction, très caractéristique de ce beau millésime bordelais qui passe inaperçu, un très joli Vin, fin, agréable dès maintenant. 
    On passe à un autre style, naturellement, avec ce grand 2010, qui développe un nez complexe et délicat (cassis mûr, cuir), associant puissance et finesse, un Vin riche et bien charnu comme on les aime, d’une finale très élégante et veloutée, d’excellente garde. Le 2009 est franchement superbe, il a tout : la force et l’élégance, une palette d’arômes d’une grande subtilité (groseille, humus, mûre, poivre), un très beau Vin, l’un des meilleurs de la presqu’île du Médoc. Quant au 2008, c’est un Vin aux tanins harmonieux, très classique de ce millésimesoyeuxcharpenté, alliant structure et velouté en bouche, qui commence à très bien se goûter, par exemple, sur un carré d'agneau à l'aïl ou un foie de veau à l'anglaise.
    Le BriO de Cantenac Brown, aromatique et élégant, est Vin de plaisir qui privilégie la souplesse et le fruit. Il y a aussi cet AltO de Cantenac Brown : un Vinblanc 90% de Sauvignon et 10% de Sémillon, élevé un an en barriques, qui mêle fraîcheur et rondeur, tout en séduction.

     

    Château HAUT-MARBUZETSAINT-ESTÈPHE Château HAUT-MARBUZET

    Château HAUT-MARBUZET 

    (SAINT-ESTÈPHE)
    Henri, Hugues et Bruno Duboscq
    1, rue Saint-Vincent
    33180 Saint-Estèphe
    Téléphone :05 56 59 30 54 
    Télécopie : 05 56 59 70 87 
    Email : infos@haut-marbuzet.net 

    Au sommet, incontestablement, et cela vient récompenser un formidable rapport qualité-prix-plaisir. En effet, ce cru, marqué par la “patte” et la passion d’Henri Duboscq, renvoie à un jardin d’enfants un bon nombre de crus surbarriqués et beaucoup plus chers. Il faut dire qu’Henri, secondé par ses fils Bruno et Hugues, est particulièrement chaleureux et sait de quoi il parle quand on aborde le sujet de l’élevage en barriques ou du terroir. 
    Un vignoble de 66 ha, complanté à 50% de Cabernet-Sauvignon, 40% de Merlot, 5% de Cabernet franc et 5% de Petit Verdot. L’âge moyen des vignesest de 30 ans. Les vendanges sont manuelles avec recherche de surmaturité. Les vins sont élevés en barriques neuves pour chaque millésime, mais avec une maîtrise exceptionnelle pour choisir l’origine du bois et ne pas “abrutir” le vin, avec les essences à grain fin adaptées à son cru. Il faut dire qu’une expérience de quelque cinquante années, cela aide...



    Formidable verticale sur place, des derniers millésimes à l’extravagant 1970. Vous allez donc exciter vos papilles, avec ce Saint-Estèphe 2015, de couleurgrenat intense, bien charnu comme nous les aimons, aux notes de pruneau, un vin marqué par son équilibre et son harmonie, qui associe puissance et distinction, de garde, naturellement. Le 2014 sent les petits fruits cuits, mêlant puissance, typicité et souplesse, de robe grenat soutenu, très aromatiqueen bouche, aux tanins très équilibrés, classique et prometteur. Le 2013, bien corsé et savoureux, aux tanins riches, souples et très bien équilibrés, au nezintense (mûre, groseille, épices...), en bouche très parfumée, avec des notes de cerise mûre et de truffe, fondue et intense à la fois. Superbe 2012, “chatoyant”, dirait Henri Duboscq, d’une puissance en bouche, un grand vin, charmeur, très parfumé (griotte, humus...), mêlant exubérance au palais et finesse tannique avec une très jolie finale grillée, le style parfait de Haut-Marbuzet dans sa jeunesse. 
    Le 2011, est plus “Saint-Estèphe”, avec une belle structure, dense et persistant, bien corsé, qui sent bon la framboise, la prune et l’humus, d’excellente bouche. Très grand 2010, qui dégage un très beau nez intense, des tanins bien présents mais enrobés, un vin très équilibré, dense au palais, où dominent la fraise des bois mûre et le poivre, mêlant structure et charnu, de grande garde
    Le 2009 est splendide : de la finesse, de la complexité, de l’amplitude, un très grand vin où s’entremêlent la fraise des bois mûre, la griotte et l’humus, un vin corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime déjà très séducteur mais de grande évolution. On poursuit avec ce 2007, classique du millésime, ample, très parfumé, tout en souplesse. Le 2006 semble se refermer, très typé par ce terroir de Saint-Estèphe, d’une complexité certaine, avec des nuances de myrtille et de grillé, de bouche puissante. Le 2005 se goûte très bien, dense, souple, structuré, au bouquet subtil et intense à la fois, un vin qui développe des arômes séduisants de cassis et de sous-bois, puissant, avec des tanins très bien équilibrés, qui mérite d’être conservé pour profiter de son potentiel.
    Le 2004 est exceptionnel. Très parfumé, très complexe, aux nuances de fruits noirs macérés, de cuir et d’épices, de bouche charnue mais distinguée. Le 2002 est dans lignée, un beau vin ample, riche au nez comme aux papilles, avec ces notes de mûre et d’humus, aux tanins savoureux, coloré et dense. Somptueux 2001, l’une des plus jolies bouteilles dégustées, à la fois très souple et dense, d’une grande ampleur, développant un nez envoûtant où les fruits cuits côtoient le poivre rose et le musc, d’une longue finale, idéal sur une cassolette de ris et rognons de veau à la moutarde ou un simple tournedos grillé. 
    On s’oriente ensuite vers ce qui fait la force d’un grand vin, sa capacité d’évolution, en faisant un “saut” vers ce 1990, d’une grande longueur, au nez comme en bouche, avec ce côté légèrement “rancio” qui lui va parfaitement, aux tanins généreux, avec cette bouche bien charnue, ample et séduisante. Le 1989 est plus “chaud”, dominée par les fruits à noyau et la cannelle, un vin que l’on appréciera sur un foie gras aux figues, par exemple. Le 1987 parvient à maturité, il est à son apogée. 
    Le 1986 est superbe, robe rouge teintée cerise noire, de bouche très équilibrée, au nez où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices (cannelle, poivre), opulent, mêlant charpente et distinction. Le 1982 ne fait pas son âge, mêlant densité et harmonie, tout en nuances d’arômes, où dominent la réglisse et les épices, de bouche intense, vraiment remarquable. 
    Le 1978 est très classique, et du millésime et de son terroir, où se décèlent des connotations de de fruits à noyau et de fumé, tout en bouche comme le 1975, surprenant par sa vivacité, sa couleur, son ampleur, comme ce grand 1970, lui aussi, d’une bouche dense, subtilement parfumée (champignons, cuir), avec des tanins raffinés, un vin qui emplit le palais. Voir également le Médoc Château Layauga-Duboscq.

     

    Château LASCOMBESMARGAUX Château LASCOMBES

    Château LASCOMBES 

    (MARGAUX)
    Dominique Befve
    1, cours de Verdum
    33460 Margaux
    Téléphone :05 57 88 70 66 
    Télécopie : 05 57 88 72 17 
    Email : contact@chateau-lascombes.fr 
    Site : www.chateau-lascombes.com 

    Au cœur de Margaux, Lascombes s’étend sur 112 ha.
    Dégusté sur place, ce Margaux 2015, encore très jeune, de bouche profonde, de roberouge sombre, aux notes de prune et de cuir, avec des nuances épicées, un vincomplexe, harmonieux, très prometteur. Le 2014 est savoureux, charnu, au nezd’épices et de griotte mûre, très riche, d’une longue finale avec des nuances mûres et complexes de fruits rouges, de sous-bois et de réglisse, de très bonne garde. Le 2013 est de jolie robe grenat, concentration moyenne qui correspond bien au fruité et à la fraîcheur du millésimeTanins fins et réguliers, vin équilibré dominé par les fruits, classique et élégant. Le 2012 a une belle robe pourpre intense, joli bouquet de fruits rouges et noirs bien mûrs assortis de notes de pain grillé, torréfaction. Bel équilibre entre alcoolacidité, concentration et structure. Milieu de bouche gras et velouté, belle finale longue qui promet une bonne garde. Le 2011 est vraiment très réussi, attaque franche et douce à la fois, arômes intenses de fruitsnoirs, notes florales, mais aussi d’épices et de réglisse. Volume et concentration emplissent la bouche, les Tanins sont denses, le boisé bien intégré, bel équilibré entre alcool acidité et structure, un vin à prévoir dès maintenant sur un filet de veau en croûte de cèpes ou un pigeon rôti.
    Le 2010 est de robe noire très profonde, arômes très présents de mûre, cerise gorgée de soleil, notes de chocolat et de moka. Attaque fraîche et moelleuse, belle rondeur épaulée par une structure présente mais pas dominante, du gras, de la vivacité, arômes très élégants de fruits noirs, d’épices, belle complexité et puissance, superbe finale très longue.

    Château CLAUZETSAINT-ESTÈPHE Château CLAUZET

    Château CLAUZET 

    (SAINT-ESTÈPHE)
    Baron Velge - Directeur : José Bueno
    Leyssac
    33180 Saint-Estèphe
    Téléphone :05 56 59 34 16 
    Télécopie : 05 56 59 37 11 
    Email : clauzet@chateauclauzet.com 
    Site : www.chateauclauzet.com 

    On est bien au sommet quand on fait une verticale de ce cru, très typé Saint-Estèphe, alliant puissance et souplesse, velouté et distinction, et garant d’un beau potentiel d’évolution.
    “Le 2016 est le meilleur millésime que j’ai produit ici, avec le 2003, nous dit Maurice Velge. En 2016, nous avons récolté des raisins parfaitement mûrs avec des peaux épaisses, un peu moins de jus, donc plus concentrés, les rendementsétaient un peu inférieurs à la moyenne. C’est un millésime merveilleux aux arômes de fruits rouges et fruits noirs avec des notes d’épices et de chocolat, d’une belle rondeur, avec beaucoup de gras, énormément d’élégance et une longueur en bouche surprenante pour un vin jeune, il a aussi un très bon potentiel de garde, vraiment un très grand vin, une superbe bouteille. Comme tous les grands millésimes, ils sont déjà très agréables à boire dans leurs jeunesse, les vins sont chatoyants, séduisants. Le 2015 est un millésime excellent, légèrement inférieur au 2016. On retrouve la richesse et la plénitude.” 
    Superbe verticale sur place cette année, avec, en effet, ce grand Saint-Estèphe 2005, 30% de fûts neufs, dense, parfumé (cassis, sous-bois), aux taninsmûrs, riches et chaleureux, de robe rubis intense, avec, en bouche, des nuances de fruits surmûris, de cuir et de poivre, complexe, d’une très belle charpente, un grand vin, élégant et puissant à la fois, très typé, de garde. 
    Le 2014, alliant fermeté et rondeur, aux tanins riches, de robe intense, au nez persistant avec des nuances de fruits à noyau, est un grand vin chaleureux et complexe, tout en charme, déjà séducteur mais très représentatif de ce beau millésime bordelais, de garde, bien sûr. “Le 2014 est une année très classique du Médoc, un vin très élégant, bien typé Saint-Estèphe, de grande classe, avec à la fois, ce caractère horizontal et vertical que vous avez dans les grands vins du Médoc. Un assemblage de 58 % de Cabernet-Sauvignon, 40% de Merlot et 2% de Petit Verdot. L’épine dorsale du vin ici, c’est le Cabernet-Sauvignon. Château Clauzet est un vin plus puissant, de grande garde, il symbolise l’expression du Saint-Estèphe.”
    Le 2013, au nez gourmand, avec ces senteurs de cerise et de framboise, légèrement poivré, est un vin de bouche harmonieuse. 
    Remarquable 2012, de couleur intense aux reflets pourpres, au nez distingué et persistant de fruits noirs et d’épices, aux tanins enveloppés, un vin puissant, de belle matière, de bouche riche et pleine. Le 2011 est vraiment savoureux, de couleur rouge foncé, avec des arômes de fruits macérés (mûre, fraise...) et d’épices, soyeux et dense, harmonieux et puissant, un vin où le velouté se mêle à la structure. 
    Exceptionnel 2010, de couleur pourpre, intense, au nez complexe, très racé : cerise, mûre, cassis, vanille, très léger toasté, nuance chocolatée. Les arômes sont persistants et très expressifs. La bouche, pleine et charnue, est onctueuse avec des notes de fruits rouges et noirs. Les tanins sont riches, soyeux et fondus avec un très bel équilibre. La complexité de ce vin est digne des plus grands millésimes où se mêlent l’élégance, la rondeur, la puissance et le fruité avec un bonheur inégalé. Finale longue, persistante, complexe, intense et raffinée. Un grand millésime, riche et complet avec une capacité de très bonne garde. 
    Le 2009 est l’une des plus belles réussites de la région, à l’expression aromatique très prononcée (prune cuite, griotte) alliant finesse et structure, de bouche pleine, aux tanins bien fermes, de belle matière, dense en finale. Le 2008 est un vin puissant et corsé, aux notes de pruneau et de sous-bois, de très bonne bouche, bien typé, d’une belle concentration de parfums, un cru qui allie distinction et richesse, parfait sur un agneau aux pommes de terrenouvelles ou une daube de bœuf aux raisins. Le 2007, de couleur rubis intense, où dominent la groseille et les épices, est tout en complexité, avec des tanins ronds et harmonieux, très séducteur. Beau 2006, mêlant richesse et velouté, de belle couleur grenat, intense, corsé, très parfumé, un vin qui sent bon la griotte et les sous-bois, et se marie avec un foie gras chaud poêlé comme avec un lièvre à la broche. 
    Le 2005, superbe, de belle base tannique importante et très équilibrée, un vin complexe et dense, de robe soutenue, charnu, avec ces notes persistantes de fumé et de fruits macérés, de garde. Le 2004, distingué, développe des nuances de fruits mûrs et d’épices, un vin de très belle bouche, gras et corsé, aux tanins harmonieux, d’excellente évolution.

     

    Château de CÔMESAINT-ESTÈPHE Château de CÔME

    Château de CÔME 

    (SAINT-ESTÈPHE)
    Baron Velge - Directeur : José Bueno
    Leyssac
    33180 Saint-Estèphe
    Téléphone :05 56 59 34 16 
    Télécopie : 05 56 59 37 11 
    Email : clauzet@chateauclauzet.com 
    Site : www.chateauclauzet.com 

    “Si Château Clauzet est un grand Saint-Estèphe, nous dit Maurice Velge, un vin qui a une énorme plénitude, un superbe volume en bouche, une très grande longueur, Château de Côme possède sa spécificité propre. Les deux vins sont complémentaires, je bois très souvent du Côme sur du poisson, des ris de veau, de la cuisine orientale ou avec un steack de bœuf.”
    Ce Saint-Estèphe Château de Côme 2014 (15 à 20% de fûts neufs) est de robe grenat, sent le cassis et l’humus, c’est un vin tout en élégance, mêlant structure et finesse, bien charpenté, de bouche parfumée (fraise des bois, épices). Le 2013, très fin, développe un nez tout en charme (fraise des bois, violette, humus), de couleur pourpre intense, aux tanins souples, très élégant. 
    Savoureux 2012, de couleur intense, rond, aux connotations de cassis et d’humus, un vin bien charnuferme et persistant en bouche, élégant, de très bonne évolution. Le 2011, comme celui de son grand frère, est à dominante de souplesse, de parfums et de finesse, sent les épices, vraiment très séduisant aujourd’hui. “Ce 2011 est le premier millésime certifié Bio du Château de Côme, nous précise José Bueno. Nous avions à l’esprit de ne pas utiliser de produit chimique mais nous ne voulions pas que la qualité baisse. Cela demande plus d’exigence, de suivi… nous labourons les sols, Le but est que la vigne arrive à mieux se défendre. Pour que le vignoble s’adapte à la culture en Bio, il faut compter de 4 à 5 ans.”
    Le 2010, dense, au nez complexe où dominent la fraise des bois mûre et l’humus, est de robe profonde, de bouche classique, un vin corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime riche, de garde. Le 2009 est très classique, puissant, aux saveurs fruitées, avec ce nez de griotte mûre et de sous-bois, exhalant des notes sauvages au palais.
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